11 septembre: pour en finir avec la théorie du complot

Attentat du World Trade Center.

Après la tragédie du 11 septembre 2001, toutes sortes de rumeurs et de théories complotistes ont vu le jour à travers le monde : niant l’origine terroriste des attentats, les partisans de ces théories fumeuses affirment, par exemple, que les attaques du 11 septembre ont été orchestrées de l’intérieur (« inside job ») par les services secrets américains, pour justifier une intervention militaire en Afghanistan et en Irak et ainsi garantir l’accès des Etats-Unis aux ressources de ces deux pays. Certains affirment aussi que les attentats sont l’œuvre des services secrets israéliens. Al-Qaïda n’aurait donc aucune responsabilité dans les événements du 11 septembre, et la version « officielle » serait un « mensonge d’Etat » destiné à couvrir un gigantesque complot intérieur.

Depuis 2001, ces théories sont colportées par d’innombrables sites web et relayées par des millions d’Internautes sur les forums et les réseaux sociaux. Certains sites Internet sont même devenus des références en la matière : on peut citer, à titre d’exemples, « ReOpen911.info » et « voltaire.net » (le site du « Réseau Voltaire International », organisation présidée par l’écrivain Thierry Meyssan). Sur des sites comme Youtube ou Dailymotion, on trouve encore des centaines de vidéos qui remettent en question la version « officielle » des attentats, avec des arguments souvent fallacieux. Mais toutes ces théories seraient sans doute restées dans les poubelles du web si elles n’avaient pas reçu le soutien de quelques personnalités du showbiz et du monde politique, telles que le président iranien Mahmoud Ahmadinejad, l’acteur Jesse Ventura aux Etats-Unis, l’humoriste Jean-Marie Bigard et l’ancien ministre socialiste Roland Dumas en France.

Le succès des théories du complot sur le 11 septembre ne s’est jamais démenti depuis 2001. Pourtant, de nombreux scientifiques et intellectuels se sont efforcés de réfuter ces théories, comme le célèbre linguiste américain Noam Chomsky et le sociologue français Pierre-André Taguieff. Aux Etats-Unis comme en Europe, les sites Internet et les publications « anti-conspirationnistes » se sont multipliés, à l’image du remarquable site « Conspiracy Watch » (Observatoire des théories du complot) et du site « Bastison.net » animé par l’ingénieur français Jérôme Quirant. L’historien Pierre Rigoulot et les journalistes Guillaume Dasquié et Jean Guisnel ont depuis longtemps réfuté les théories complotistes de Thierry Meyssan. Hélas, la parole des intellectuels a souvent peu de poids face au racolage complotiste.

Dès l’origine, les théoriciens du complot ont essayé de faire croire au public que leurs théories s’appuyaient sur une contre-enquête minutieuse qui faisait voler en éclats la « thèse officielle ». Certes, sur des événements d’une telle gravité, toute version officielle soulève des doutes légitimes : il est normal que les contre-pouvoirs remplissent leur rôle, que la presse, les intellectuels et les citoyens cherchent à se protéger contre toute manipulation. Mais il ne faut pas s’autoriser à dire n’importe quoi sous prétexte que l’on a des doutes. Les partisans des théories conspirationnistes n’ont jamais cherché à « rétablir la vérité » : au contraire, ils ont réécrit l’histoire à leur gré, en se fondant sur de simples suspicions, et sans jamais apporter de preuve.

Qu’est-ce qu’une théorie du complot ?

L’expression « théorie du complot » désigne toute théorie qui impute une situation ou un événement inattendu à l’action secrète et concertée de plusieurs individus puissants dont les intentions auraient été délibérément cachées à la population. Ces théories mettent souvent en cause le pouvoir politique et les principaux médias, soupçonnés d’entretenir une « version officielle » mensongère afin de tromper l’opinion publique. On parle parfois de « conspirationnisme » pour désigner le point de vue de ceux qui adhèrent aux théories du complot. Les historiens considèrent que les premières véritables théories du complot sont apparues en Europe à la fin du XVIIIe siècle : certains auteurs tels que l’abbé Barruel ont en effet analysé la Révolution Française comme un « complot judéo-maçonnique » destiné à renverser l’Eglise catholique et la monarchie. La théorie du complot judéo-maçonnique a d’ailleurs été reprise au début du XXe siècle dans les Protocoles des Sages de Sion, un célèbre faux fabriqué par des membres de la police secrète du Tsar Nicolas II.

Les rumeurs de complot sont faciles à fabriquer et se répandent souvent comme une traînée de poudre. Face à des faits qui nous dépassent, à des événements incroyables, traumatisants ou très chargés émotionnellement, nous avons tendance à réinterpréter la réalité à partir des bribes d’informations que nous détenons ou que nous croyons détenir. Dans ce genre de circonstances, nous sommes beaucoup plus perméables aux rumeurs et aux discours d’inquiétude : un simple soupçon, une simple coïncidence peuvent nourrir une véritable paranoïa collective et faire jaillir toutes sortes de théories complotistes. Ainsi, face à la tragédie du 11 septembre qui a sidéré la planète entière, une partie de l’opinion publique a été séduite par les théories qui remettaient en cause la version « officielle ». D’ailleurs, le contexte était plutôt favorable aux rumeurs de complot : le manque d’informations, les zones d’ombre dans les rapports des enquêteurs, les contradictions dans les déclarations officielles ont largement alimenté les fantasmes et ont ouvert un boulevard à tous les mystificateurs et à tous les théoriciens du complot.

Mais les raisons qui expliquent le succès des théories conspirationnistes ne sont pas seulement d’ordre psychologique : elles sont aussi idéologiques. Le gouvernement des Etats-Unis déchaîne depuis longtemps des passions haineuses, y compris au sein de la société américaine. La politique impérialiste menée par les Etats-Unis durant la guerre froide et les coups d’Etat soutenus par les services secrets américains, comme celui de Pinochet au Chili en 1973, ont créé un terreau favorable au conspirationnisme. Les rumeurs accusant de complot les Etats-Unis d’Amérique ont existé bien avant le 11 septembre. En 1963, l’assassinat du président Kennedy a suscité de nombreuses rumeurs. Après les premiers pas de l’homme sur la Lune en 1969, des rumeurs ont circulé aux Etats-Unis à propos d’un prétendu « complot de la Nasa » : Neil Armstrong n’aurait jamais posé le pied sur la Lune et le film de la mission Apollo 11 serait une vidéo truquée, enregistrée en studio dans le but de démontrer la supériorité technologique des Etats-Unis sur l’URSS. Dans les années 1990, d’abominables rumeurs ont accusé le gouvernement américain d’avoir créé le virus du sida pour assurer de nouveaux débouchés aux firmes pharmaceutiques ou pour décimer la population africaine. Dans ces conditions, il n’est pas surprenant que certaines personnes aient soupçonné la CIA ou le « lobby militaro-industriel » américain d’avoir cyniquement orchestré les attentats du 11/09 dans le but de justifier une intervention militaire au Moyen-Orient. La « thèse » des attentats islamistes est dérangeante car elle implique la vulnérabilité de l’hyperpuissance américaine. En revanche, la thèse du complot intérieur consolide la vision manichéenne d’un monde dans lequel les Etats-Unis sont toujours les agresseurs, et leurs ennemis, des victimes. Mais surtout, les théories du complot sur le 11/09 conduisent à nier ou à minimiser la responsabilité des mouvements djihadistes dans les attentats, d’où le succès considérable de ces théories dans les pays musulmans.

Parler de « la » théorie du complot à propos des attentats du 11/09 est un usage trompeur, car il existe en réalité plusieurs théories du complot qui, parfois, se contredisent entre elles : certains conspirationnistes prétendent par exemple que les Tours Jumelles ont été percutées par des avions de chasse, mais d’autres affirment qu’aucun avion ne s’est écrasé à Manhattan le 11 septembre 2001 et que les vidéos du crash sont truquées. Malgré leurs divergences, toutes ces théories ont en commun le même postulat : la « version officielle » est un mensonge et les attentats du 11 septembre sont de faux attentats organisés de l’intérieur par les services secrets américains ou avec leur complicité.

Il existe plusieurs degrés d’adhésion aux théories du complot sur le 11/09 : on ne doit pas confondre les sceptiques (qui ont simplement des doutes à propos de la version « officielle » des attentats) et les conspirationnistes purs et durs (qui ont la certitude que les attentats sont le résultat d’un complot intérieur). On peut effectivement avoir des doutes sans pour autant adhérer aux théories du complot. Cela dit, même si les conspirationnistes « militants » sont ultra-minoritaires, ils ont déjà remporté une victoire non négligeable en semant le doute au sein de l’opinion publique : nous connaissons tous, dans notre entourage, des gens qui ne croient pas à la version « officielle » et qui ont le sentiment qu’on leur cache la vérité. Or, le scepticisme est souvent la première étape vers le complotisme et constitue l’alibi facile de nombreux théoriciens du complot.

L’expression « théorie du complot » est devenue l’objet d’une véritable bataille sémantique après les attentats du 11/09 : les théoriciens du complot se présentent souvent comme de simples « chercheurs de vérité » (« truthers ») et récusent l’expression « théorie du complot », qu’ils jugent péjorative. Certains conspirationnistes cherchent d’ailleurs à semer la confusion dans le débat en qualifiant de « théorie du complot » la version officielle elle-même car, selon eux, les autorités américaines auraient inventé le scénario d’un complot terroriste contre les Etats-Unis. Ce tour de passe-passe rhétorique permet aux théoriciens du complot de retourner contre leurs adversaires l’accusation de « conspirationnisme » et de critiquer à peu de frais la version dite « officielle ».

La théorie de la « démolition contrôlée »

Trois tours du World Trade Center se sont effondrées le 11 septembre 2001 : les tours 1 et 2 (aussi appelées « Tours Jumelles »), qui ont été percutées par les deux Boeing, et la tour 7, dont la destruction apparaît plutôt comme un dommage collatéral. La théorie du complot la plus répandue à propos du 11/09 est celle de la « démolition contrôlée » : d’après cette théorie, l’effondrement des tours du World Trade Center aurait été provoqué par des explosifs. Cette théorie se fonde notamment sur le fait que les tours se sont effondrées sur elles-mêmes, verticalement, comme lors d’une démolition contrôlée.

Le Rapport d’enquête du NIST (National Institute of Standards and Technology) a fourni des éléments permettant d’expliquer scientifiquement pourquoi les Tours Jumelles sont tombées à la verticale. L’effondrement des Tours Jumelles s’explique par l’effet combiné de deux facteurs : l’affaiblissement des étages situés sous la zone d’impact, et l’énergie cinétique accumulée par les étages supérieurs pendant leur chute. En d’autres termes, les étages supérieurs ont écrasé les étages inférieurs. Selon l’hypothèse défendue par le NIST, ce sont les incendies propagés par le kérosène qui auraient fragilisé la structure en acier des Tours Jumelles. En effet, lorsque l’acier atteint des températures proches de 1000°C, il a déjà perdu une grande partie de sa résistance et de sa rigidité : dès lors, les phénomènes d’instabilité élastique et la rupture des boulonnages et des soudures peuvent conduire à l’effondrement de l’édifice. Ces vulnérabilités propres aux immeubles à structure métallique sont d’ailleurs bien connues des spécialistes. Mais une autre hypothèse a vu le jour en 2011 : selon un expert norvégien nommé Christian Simensen, c’est une réaction chimique qui serait à l’origine de l’effondrement des Twin Towers. L’aluminium composant la carlingue des avions aurait fondu sous l’effet de l’incendie et aurait coulé vers les étages inférieurs, où il serait entré en contact avec l’eau du système anti-incendie : la rencontre de l’eau et de l’aluminium en fusion aurait alors provoqué d’importantes explosions au cœur des deux tours. La structure métallique des tours se serait alors affaissée en son centre, ce qui expliquerait pourquoi les tours se sont effondrées sur elles-mêmes.

Le cas de la tour 7 est différent, car cet immeuble s’est effondré sans avoir été percuté par un avion. D’après les théoriciens du complot, la tour 7 n’a pas pu tomber toute seule : l’utilisation d’explosifs serait donc la seule explication possible à sa chute. Mais avant de se forger une opinion, il faut tout de même avoir en tête plusieurs éléments importants pour comprendre ce qui s’est passé. La tour 7 était située à une centaine de mètres de la tour 1 : elle fut donc directement exposée aux débris incandescents projetés par cette dernière. Les témoignages concordent sur le fait que la tour 7 a été ravagée par un incendie d’une extrême intensité et qu’elle a succombé après sept heures d’embrasement : aucun édifice n’est conçu pour résister à de tels dommages. D’après le rapport d’enquête du NIST, la tour 7 s’est effondrée en deux temps : un premier pan de l’immeuble est tombé quand l’un des trois portiques principaux de la structure a cédé sous l’effet de l’incendie ; une redistribution des charges à l’intérieur de la structure a ensuite fait céder les deux autres portiques, entraînant l’effondrement de l’immeuble tout entier 6 à 7 secondes plus tard. Les vidéos permettent d’ailleurs de vérifier que la tour 7 s’est effondrée en deux temps. Les conspirationnistes cherchent à minimiser l’ampleur de l’incendie de la tour 7 : ainsi, le film complotiste Loose Change ne montre que les façades sur lesquelles les flammes ne sont pas visibles, mais le réalisateur occulte les images et les témoignages attestant que, sur la façade sud, des flammes s’échappaient d’un trou béant d’une hauteur de 20 étages. Les théoriciens du complot comparent souvent la tour 7 à d’autres gratte-ciels qui ont résisté à de spectaculaires incendies : l’exemple le plus connu est sans doute celui de la Tour Windsor à Madrid, qui a brûlé pendant 6 heures en 2005 sans s’effondrer. Mais les tours du World Trade Center sont des immeubles à structure en acier, tandis que la Tour Windsor est un immeuble à structure en béton, plus stable que les structures métalliques en cas d’incendie. D’ailleurs, l’incendie de la Tour Windsor est devenu un « cas d’école » en matière de sécurité dans les immeubles d’affaires, car cet événement a démontré que les tours en béton résistaient mieux au feu que les tours métalliques.

La théorie de la « démolition contrôlée » soulève deux questions très simples mais tout à fait essentielles. La première question est : pourquoi ? Pourquoi piéger les tours avec des explosifs ? Pourquoi les auteurs du prétendu complot se seraient-ils donné autant de mal ? Pourquoi auraient-ils pris le risque d’éveiller les soupçons en piégeant les tours alors que les avions détournés suffisaient pour faire de nombreuses victimes et pour infliger un traumatisme sans précédent à la nation américaine ? Rien ne justifiait le recours à une démolition contrôlée. Absolument rien ! Les théoriciens du complot ont cherché des raisons pouvant justifier une démolition des tours 1, 2 et 7, mais n’ont jamais rien trouvé de convaincant. Le film Loose Change évoque une réserve d’or cachée dans les sous-sols du World Trade Center : la démolition des Tours Jumelles aurait donc permis aux services secrets américains de récupérer le mystérieux trésor. Cette rumeur vient du fait que des lingots d’or et d’argent ont effectivement été évacués des gravats du World Trade Center après les attentats, mais il ne s’agit pas d’une réserve secrète : les lingots en question appartenaient à la Banque Scotia, une grande banque canadienne installée dans un immeuble voisin des Twin Towers. Les locaux de la Banque Scotia ont été réduits en miettes lors des attentats mais les lingots, protégés par une chambre forte, ont pu être déménagés en lieu sûr le soir même du 11 septembre : plusieurs camions blindés assistés par une centaine d’agents fédéraux lourdement armés ont récupéré les fameux lingots dans les décombres de Ground Zero. D’après certains théoriciens du complot, la destruction de la tour 7 aurait servi à détruire des « documents compromettants de la CIA ». Il est vrai que la CIA possédait des bureaux dans la tour 7 du World Trade Center, mais cette histoire de « documents compromettants » est un pur fantasme complotiste, inventé de toutes pièces pour justifier l’idée d’une démolition contrôlée de la tour 7. Si la CIA avait des documents compromettants à faire disparaître, elle était parfaitement capable de les détruire sans faire sauter l’immeuble tout entier…

La deuxième question essentielle que soulève la théorie de la démolition contrôlée est : comment ? Comment piéger les tours en toute discrétion ? Plusieurs dizaines de milliers de personnes travaillaient chaque jour dans les tours du World Trade Center, et ces bâtiments étaient sous haute surveillance depuis l’attentat à la bombe de 1993. Si la destruction des tours avait été provoquée par des explosifs, il aurait fallu des mois de préparation pour installer toutes les charges explosives et tous les câbles nécessaires à la démolition. Ces travaux auraient mobilisé de nombreux ouvriers et provoqué d’importantes nuisances. Si tous ces travaux avaient existé, nous aurions des témoins et des preuves. Or, il n’existe pas la moindre trace d’une telle opération, et il est inconcevable que des tonnes d’explosifs aient été posées dans des buildings aussi surveillés que ceux du World Trade Center sans que personne ne s’en soit rendu compte. Les explosifs auraient-ils été posés la nuit ? Dans ce cas, il aurait fallu que les ouvriers travaillent des nuits entières pendant des semaines, toutes lumières allumées, en plein Manhattan, pour acheminer puis installer des tonnes de charges explosives dans les tours, et tout cela sans éveiller le moindre soupçon, et sans qu’aucun témoignage ni aucune image ne puisse l’attester. Cette hypothèse ne tient pas la route.

Certains théoriciens du complot pensent que des travaux de maintenance auraient servi à « couvrir » l’installation des explosifs. Le site « Reopen911 » a notamment publié une interview de Scott Forbes, un employé de la tour sud : ce dernier évoque une « opération de maintenance » qui aurait eu lieu dans la tour sud le week-end précédant les attentats et qui aurait nécessité de couper le courant et de désactiver les systèmes de sécurité pendant une trentaine d’heures. Pourtant, il n’existe aucune trace de cette prétendue opération de maintenance. Aucun autre salarié n’a confirmé les propos de Scott Forbes. Aucun mail, aucun document écrit n’évoque cette mystérieuse maintenance. Les auteurs du film Loose Change défendent une autre théorie : le film cite en effet le témoignage d’un certain Ben Fountain, analyste financier du World Trade Center, qui évoque dans une interview à People Magazine plusieurs exercices d’évacuation inhabituels durant les semaines précédant les attentats. Mais là encore, il n’existe aucune trace de ces exercices, et aucun autre salarié n’a corroboré l’affirmation de Ben Fountain.

Il existe une autre hypothèse encore plus ahurissante pour expliquer comment les tours ont pu être piégées. Dans un documentaire canadien intitulé 11 Septembre, la théorie du complot démontée, on peut voir les extraits d’une interview de l’architecte Richard Gage, fondateur de l’organisation « Architectes et Ingénieurs pour la vérité sur le 11 septembre ». Richard Cage émet l’idée que les explosifs auraient pu être posés lors de rénovations (lesquelles ? quand ?) ou même « lors de la construction de l’édifice », c’est-à-dire 20 ans avant les attentats ! Il s’agit évidemment d’une pure conjecture, qui ne repose sur aucune preuve ni aucun élément tangible. D’ailleurs, cette théorie est techniquement indéfendable car les explosifs sont des produits périssables : ceux qui sont utilisés pour les démolitions contrôlées ont en général une durée de vie n’excédant pas 3 ans ; au-delà de cette période, les fabricants ne garantissent plus leur efficacité.

Les théoriciens du complot ont recherché, en vain, les preuves « scientifiques » d’une démolition contrôlée. Par exemple, sur certaines vidéos montrant l’effondrement des Twin Towers, on peut observer de petites projections de matière à l’extérieur des buildings : ces petites explosions, appelées « squibs » (pétards), sont souvent utilisées par les théoriciens du complot pour « prouver » l’utilisation de charges explosives à l’intérieur des tours. Ce phénomène est pourtant facile à expliquer : pendant que la tour s’effondre, les étages supérieurs viennent comprimer l’air contenu dans les étages inférieurs ; l’air est alors expulsé par les vitres de l’immeuble, donnant ainsi aux témoins l’illusion que des explosifs ont été utilisés à différents étages des Twin Towers. Par ailleurs, certains rescapés des Tours Jumelles disent avoir entendu des bruits d’explosion à l’intérieur des bâtiments, mais de tels bruits ne prouvent aucunement la présence d’explosifs dans les tours : étant donné qu’un Boeing a déversé de grandes quantités de kérosène enflammé à l’intérieur de chaque tour, on peut aisément admettre que des explosions aient été entendues à l’intérieur des Tours Jumelles.

Les « squibs ».

Des traces dexplosifs dans les poussières du World Trade Center ?

En 2009, une équipe de neuf scientifiques publia dans la revue en ligne The Open Chemical Physics Journal un article démontrant la présence de « nanothermite » (un explosif extrêmement puissant) dans les ruines du World Trade Center. L’équipe qui a mené ces recherches était dirigée par le physicien américain Steven E. Jones, un mormon illuminé connu pour ses thèses complotistes sur le 11 septembre et pour ses recherches délirantes sur les « preuves » archéologiques de la venue du Christ en Amérique il y a 2000 ans. Pour prouver l’utilisation de nanothermite, les auteurs de l’article ont analysé des échantillons de poussière prélevés à proximité des décombres du World Trade Center. A l’aide d’un aimant, ils sont parvenus à isoler plusieurs écailles bicolores constituées d’une couche grise et d’une couche rouge. La composition de ces écailles a été analysée au microscope électronique à balayage : en étudiant les spectres ainsi obtenus, les auteurs sont arrivés à la conclusion que les particules de la couche rouge étaient des résidus de nanothermite. Après la publication de l’article, Steven E. Jones a parcouru le monde en exhibant triomphalement ses fameuses « red chips », et le chimiste danois Niels Harrit, l’un des auteurs de l’article, a donné plusieurs interviews à la télévision.

Le problème, c’est que les découvertes de Steven E. Jones et de son équipe n’ont jamais été prises au sérieux par la communauté scientifique. Les résultats fournis dans l’article de Steven E. Jones laissent penser que les prétendues « chips » de nanothermite sont en réalité de simples écailles de peinture : en 2012, une étude menée par le chimiste américain Jim Millette a prouvé que la couche rouge des « chips » était constituée de kaolinite et d’oxyde ferrique, deux substances qui entrent dans la composition des peintures anticorrosion appliquées sur les poutres du World Trade Center. En consultant des sites tels que le Journal of 9/11 Studies ou International Skeptics Forum, on s’aperçoit que l’article de Steven E. Jones est tourné en dérision par de nombreux scientifiques : manque d’objectivité, analyses bâclées, conclusions erronées, absence de vérifications… La liste des griefs est plutôt lourde. Pourtant, les recherches de Steven E. Jones sur les « chips » du World Trade Center continuent de faire autorité dans les milieux conspirationnistes.

Par ailleurs, Steven E. Jones affirma que les traces de soufre découvertes sur plusieurs échantillons d’acier du World Trade Center étaient liées à l’utilisation de « thermate », un mélange de thermite, de soufre et de nitrate de baryum utilisé pour accélérer la fonte de l’acier. Or, les travaux du Dr. Franck Greening (chimiste et auteur d’un article de 2006 intitulé Sulfur and the World Trade Center Disaster) ont montré que la présence de soufre dans les ruines du World Trade Center pouvait aisément s’expliquer par la décomposition du plâtre : le soufre est en effet l’un des composants principaux du gypse, qui sert à la fabrication du plâtre. De plus, aucune trace de nitrate de baryum n’a jamais été découverte dans les décombres, alors que cette substance est quantitativement beaucoup plus importante que le soufre dans la composition de la thermate. L’équipe de Steven E. Jones n’a donc retenu que l’hypothèse de la thermate pour expliquer l’origine du soufre découvert dans les décombres, bien que la décomposition du plâtre soit une hypothèse beaucoup plus réaliste compte tenu des quantités considérables de plâtre contenues dans les tours.

Un faux passeport dans les décombres ?

Les autorités américaines prétendent avoir retrouvé dans les décombres du World Trade Center le passeport de Satam al Suqami, l’un des cinq pirates de l’air qui a détourné le vol AA11 : aux yeux des conspirationnistes, il s’agit d’une mise en scène visant à faire accuser des membres d’Al-Qaïda, car la probabilité de retrouver dans les décombres de Ground Zero le passeport intact de l’un des terroristes était quasi nulle. Mais il ne faut pas oublier que de nombreux effets personnels ont été éjectés des avions au moment où les appareils se sont encastrés dans les tours : on a retrouvé de nombreux papiers d’identité, des photos et des cartes de crédit appartenant à des passagers des avions détournés. Il n’est donc pas impossible que les enquêteurs aient aussi retrouvé des papiers appartenant à l’un des terroristes. Selon le rapport officiel de la Commission d’enquête sur le 11 Septembre, ce passeport a été ramassé par un passant peu de temps avant que les tours ne s’effondrent, puis il a été confié à un inspecteur de police de New York, qui l’a lui-même remis au FBI. Ce passeport a été utilisé comme pièce à conviction lors du procès du Français Zacarias Moussaoui en 2006 (on peut trouver des photos de ce passeport sur Internet). Rien ne permet d’affirmer que le passeport de Satam al Suqami est un faux. D’ailleurs, quel serait l’intérêt d’une telle mise en scène sachant que Satam al Suqami avait été enregistré lors de l’embarquement, comme tous les autres passagers du vol AA11 ? Nul besoin de placer intentionnellement un faux passeport dans les décombres du World Trade Center pour faire accuser Satam al Suqami, puisque ce dernier a été filmé par les caméras de surveillance de l’aéroport et que son nom apparaît dans la liste des passagers enregistrés.

Les théories complotistes autour du crash de Shanksville

Suite à une révolte de ses passagers, le vol 93 de United Airlines s’est écrasé dans un champ de Pennsylvanie, à Shanksville, au sud-est de Pittsburgh, sans atteindre sa cible (à savoir la Maison Blanche). L’impact a été si violent que les débris de l’appareil ont été projetés sur plusieurs centaines de mètres : en arrivant sur le lieu du crash, les témoins n’ont vu qu’un immense cratère quasi vide. Certains théoriciens du complot prétendent que le vol 93 de United Airlines n’a jamais existé, parce qu’aucune épave de l’avion n’a été retrouvée. D’autres affirment que l’avion ne transportait pas de passagers, car on n’a retrouvé aucun cadavre sur le lieu du crash. Certains disent aussi que l’avion a été abattu en plein vol par l’armée de l’air, ce qui expliquerait la dispersion des débris. Mais ces théories farfelues ne reposent sur rien de sérieux.

Plusieurs éléments attestent que le vol 93 de United Airlines a bien existé : les boîtes noires de l’appareil ont été retrouvées et confirment la rébellion des passagers contre les terroristes. De plus, pendant le détournement de l’avion, une trentaine d’appels téléphoniques ont été passés par des passagers à des membres de leur famille ou à des amis, comme le célèbre appel de l’hôtesse de l’air CeeCee Lyles à son mari. Ces appels téléphoniques ont d’ailleurs fourni aux enquêteurs des informations extrêmement précises sur le déroulement de l’attaque terroriste. Les théoriciens du complot ont cherché, en vain, à démontrer que les enregistrements étaient faux, bien qu’il n’existe aucune raison sérieuse de mettre en doute leur authenticité. Par ailleurs, le fait que l’avion se soit entièrement désintégré lors du crash n’a rien d’exceptionnel : le 15 juillet 2009, un Tupolev de la compagnie Caspian Airlines a été entièrement détruit lors d’un crash en Iran près du village de Jannatabad. Et le 24 juillet 2014, au Mali, un avion de la compagnie Air Algérie s’est lui aussi désintégré en s’écrasant au sol. Quant à l’absence de cadavres, il s’agit d’un mensonge éhonté : le légiste Wally Miller a retrouvé de nombreux restes humains sur le site du crash et, après plusieurs mois de travail, il a réussi à identifier l’ADN des passagers du vol 93.

La « no plane theory » : aucun avion ne s’est écrasé le 11 septembre

Certains conspirationnistes radicaux nient purement et simplement la réalité des attentats et affirment qu’aucun avion ne s’est écrasé aux Etats-Unis le 11 septembre 2001 : cette théorie est souvent qualifiée de « no plane theory ». D’un point de vue strictement rhétorique, la « no plane theory » est fascinante car elle nous montre que tout peut être déconstruit, y compris la réalité elle-même. Quiconque maîtrise un tant soit peu l’art de la persuasion est capable de démontrer n’importe quoi. Les faits, les preuves et les témoignages perdent alors toute espèce de consistance et finissent par s’estomper derrière l’immense écran de fumée de la rhétorique négationniste.

Thierry Meyssan, président du Réseau Voltaire et grand apôtre de la théorie du complot, s’est fait connaître en 2002 en affirmant qu’aucun avion n’était tombé sur le Pentagone. Avec quels arguments ? Sur les photographies prises le jour de l’attentat, on n’aperçoit aucun débris du Boeing 757 à l’extérieur du Pentagone ; de plus, le cratère que l’on peut voir dans le mur de l’édifice est « trop petit » pour avoir été causé par un Boeing. Mais alors, si aucun avion ne s’est écrasé à Washington le 11 septembre 2001, qu’est-ce qui a bien pu percuter le bâtiment du Pentagone ce jour-là ? D’après Thierry Meyssan, il s’agirait d’un missile. Le moins que l’on puisse dire, c’est que Meyssan a largement tiré profit des attentats : ses deux livres sur le 11 septembre, L’Effroyable imposture (2002) et Le Pentagate (2003), ont été des best-sellers mondiaux.

Le best-seller de Thierry Meyssan

Thierry Meyssan n’est ni architecte ni ingénieur en aéronautique. Il ne s’est jamais rendu sur le lieu du crash. Il n’a interrogé aucun témoin oculaire de l’attentat du Pentagone. Ses arguments se fondent uniquement sur l’observation de quelques photos de presse et ne résistent guère à l’analyse des experts. Jacques Rolland, ancien pilote de chasse considéré comme le plus grand expert français en crashs aériens, a montré comment le Boeing 757 s’était encastré dans le bâtiment blindé du Pentagone : ce faisant, Jacques Rolland a expliqué que les débris du Boeing devaient logiquement se trouver à l’intérieur de l’édifice, et non à l’extérieur, d’où l’absence de débris sur les photos de presse utilisées par Thierry Meyssan. Quant à la taille du cratère, Jacques Rolland a démontré qu’elle n’avait rien d’aberrant. D’après les mesures faites par Thierry Meyssan, le cratère du Pentagone faisait environ 19 mètres de large. L’envergure d’un Boeing 757 est d’environ 38 mètres, mais la largeur du fuselage est inférieure à 4 mètres. Etant donné que l’avion s’est encastré entièrement dans le Pentagone et que les ailes de l’appareil se sont brisées puis repliées sur le fuselage au moment de l’impact, un cratère de 19 mètres de large est tout à fait cohérent par rapport aux dimensions du Boeing. Par ailleurs, la théorie de Thierry Meyssan ne permet pas de répondre à certaines questions très concrètes : si c’est un missile qui a percuté le Pentagone, où est passé le Boeing 757 qui a été détourné ? Où sont passés les passagers ? Comment se fait-il qu’aucun témoin n’ait vu le prétendu missile, alors que des dizaines de témoins affirment avoir vu un avion, et que certains d’entre eux ont même reconnu le logo de la compagnie American Airlines ? Ces témoins existent, ils sont fiables et n’ont aucun lien avec le Pentagone : il s’agit de riverains, de piétons, d’automobilistes, de salariés de l’Université de Washington ou encore d’ouvriers travaillant sur le Wilson Bridge au moment du crash. Tous ces gens ont vu l’avion de leurs propres yeux, et il faut être d’une mauvaise foi inouïe pour contester leur témoignage.

Nul besoin d’être ingénieur en aéronautique pour comprendre que la thèse de Thierry Meyssan sur l’attentat du Pentagone s’appuie sur des arguments dérisoires et qu’elle est invalidée par de nombreux témoignages. Les théories défendues par Thierry Meyssan dans son livre L’Effroyable imposture ont d’ailleurs été mises en pièces par deux journalistes français, Jean Guisnel et Guillaume Dasquié, dans un pamphlet paru en 2002 et intitulé L’Effroyable mensonge. Pourtant, Thierry Meyssan a bénéficié d’une audience extraordinaire après les attentats. En France, des animateurs de talk-show lui ont déroulé le tapis rouge. Les théories de Meyssan ont aussi connu un grand succès en Amérique latine et dans le monde musulman : le président iranien Mahmoud Ahmadinejad l’a même invité à venir donner une conférence en Iran sur le 11 Septembre. Le film conspirationniste Loose Change reprend exactement les mêmes arguments que Thierry Meyssan et s’appuie sur les mêmes photographies du Pentagone. Aujourd’hui encore, sur Internet, la nébuleuse conspirationniste continue de croire à la théorie délirante de Thierry Meyssan sur l’attentat du Pentagone. Etonnant succès pour un homme dont l’imposture est établie depuis longtemps.

Une raison simple peut nous aider à comprendre le succès rencontré par la thèse de Thierry Meyssan : il n’existe aucune image prouvant qu’un avion s’est écrasé sur le Pentagone. De fait, les seules images rendues publiques par le FBI sont des images de vidéosurveillance d’une qualité médiocre, qui montrent une explosion sur la façade du Pentagone mais ne permettent pas d’identifier formellement un avion. L’absence de preuves visuelles constitue donc une brèche dans laquelle Thierry Meyssan et de nombreux autres conspirationnistes se sont engouffrés pour nier le crash du Boeing 757. Par une sorte de retournement rhétorique, l’absence de preuve devient elle-même la « preuve d’une absence ». Ce procédé a d’ailleurs été analysé par Aurélie Ledoux, agrégée de philosophie, Maître de Conférences à la Faculté de Nanterre en Arts du Spectacle et auteur de plusieurs travaux sur le rôle de l’image dans les théories du complot. Dans un article intitulé « Vidéos en ligne, la preuve par l’image » et paru dans la revue Esprit en mars 2009, Aurélie Ledoux revient sur la théorie niant le crash du Pentagone : « nous avons affaire à une version contemporaine de l’argument de saint Thomas qui refusait de croire en la Résurrection du Christ tant qu’il n’aurait pas vu les marques de la Crucifixion. A une époque où nous sommes assiégés d’images et où chaque individu est susceptible d’en produire, l’absence d’image se fait immédiatement suspecte. En vertu de ce « syndrome de Saint-Thomas », l’absence d’image d’avion sur le Pentagone sera donc reçue comme une dissimulation et non comme une simple absence. Le conspirationniste contemporain est donc celui qui attend une preuve en image, et ce jusqu’à l’absurde ».

Aussi impensable que cela puisse paraître, certains conspirationnistes vont jusqu’à nier l’existence des deux avions qui ont percuté les Twin Towers, et ce malgré les nombreuses vidéos disponibles. Selon ces extrémistes du complot, toutes les vidéos du crash de la tour sud auraient été truquées : l’avion que l’on aperçoit sur les vidéos serait un « fake plane », un effet spécial destiné à tromper les spectateurs ! On a du mal à imaginer que des gens dotés d’un minimum d’intelligence aient pu avaler une théorie aussi délirante. Et pourtant, certains y ont cru ! Comment des génies de la manipulation sont-ils parvenus à démontrer l’indémontrable et à défier la réalité elle-même ?

Les partisans de la « fake plane theory » évoquent des anomalies sur les vidéos du deuxième crash : sur certaines images, on a effectivement l’impression que l’avion disparaît avant même d’entrer en contact avec la façade de l’immeuble, comme s’il s’agissait d’un trucage grossier. Il y a une explication très simple à ce phénomène : les images utilisées proviennent de vidéos amateur dont la résolution est assez mauvaise. Quand on agrandit l’image, les détails s’estompent et certains éléments peuvent apparaître déformés ou décalés. Sur les vidéos de meilleure qualité, on ne retrouve pas cette anomalie. De toutes façons, l’argument des vidéos truquées est techniquement indéfendable car le deuxième crash a été filmé sous des dizaines d’angles différents par des amateurs, des caméras de télévision et des caméras de vidéosurveillance : il était donc impossible de truquer la totalité des enregistrements disponibles. Comment peut-on croire un seul instant que des gens soient parvenus à rajouter de faux avions en quelques fractions de seconde sur des dizaines de vidéos amateur avant même que celles-ci ne soient diffusées dans les médias ? Et naturellement, aucun vidéaste amateur n’a eu l’idée de conserver les enregistrements originaux sur lesquels il n’y a pas d’avion.

La « fake plane theory » se fonde également sur des incohérences dans les déclarations des témoins oculaires : certains témoins évoquent un avion de ligne, d’autres un avion de chasse. Ces contradictions apparentes n’ont rien de suspect : comment des gens situés dans la rue au moment des faits auraient-ils pu déterminer avec certitude le type d’avion qui les a survolés à 800 km/heure avant de s’encastrer dans un gratte-ciel ? Les partisans de la « fake plane theory » utilisent aussi le témoignage de plusieurs personnes qui ont déclaré ne pas avoir vu d’avion : mais en quoi cela prouve-t-il que les avions n’existent pas ? Ces personnes ont admis, en toute bonne foi, qu’elles n’avaient pas vu les avions de leurs propres yeux, mais elles ne contestent pas pour autant l’existence de ces avions !

Les défenseurs de la « fake plane theory » avancent aussi l’argument de l’impossibilité technique des crashs du World Trade Center : on prétend par exemple que les pilotes n’auraient pas pu atteindre leur cible à une telle vitesse, ou que les Boeing n’auraient pas pu s’encastrer entièrement dans des tours à structure en acier. Aucune de ces affirmations ne fait l’objet d’un consensus parmi les experts, mais cela n’arrête pas les conspirationnistes les plus dogmatiques. Il est amusant de constater que certains théoriciens du complot raisonnent à partir de postulats, et non à partir des faits : au lieu de prendre en compte ce qui est arrivé, ils partent du principe que cela n’a pas pu arriver.

Il n’existe aucune raison sérieuse de nier les deux crashs du World Trade Center : nous avons des montagnes de preuves et de témoignages. De nombreux passants ont vu et entendu les avions. Nous avons d’innombrables vidéos amateur montrant clairement le crash de la tour sud sous des dizaines d’angles différents. Nous avons même des témoignages attestant le premier crash, celui que personne n’a pu filmer. L’un des rescapés de la tour nord, George Sleigh, ancien cadre de la société ABS (American Bureau of Shipping), travaillait au 91ème étage de l’immeuble au moment du crash : depuis son bureau, il a vu l’avion d’American Airlines s’enfoncer dans la tour juste au-dessus de lui et a clairement distingué le ventre de l’appareil. Chacun est libre de rejeter la masse des preuves et des témoignages qui confirment la réalité des deux crashs du World Trade Center, mais ces preuves et ces témoignages existent, n’en déplaise à tous les fanatiques du complot qui s’obstinent à nier l’évidence des faits.

Dans une interview largement relayée sur les sites conspirationnistes, un ancien pilote militaire américain nommé John Lear prétend que les avions qui ont percuté les Twin Towers sont en réalité des hologrammes ! Selon John Lear, l’armée américaine aurait développé secrètement une technologie holographique extrêmement poussée : cette technologie aurait été utilisée le 11 septembre 2001 pour faire croire que les tours avaient été heurtées par des avions. Le plus consternant, c’est que la théorie des « avions hologrammes » a séduit de nombreux internautes crédules : plus c’est gros, plus ça passe ! John Lear avait déjà fait parler de lui dans les années 80 aux Etats-Unis à cause de ses théories délirantes sur les aliens : à cette époque, il avait inventé une théorie selon laquelle des extraterrestres implantés sur Terre auraient passé un accord secret avec l’armée américaine pour avoir l’autorisation de mener des expériences biologiques sur des cobayes humains. En échange, les aliens auraient fourni à l’armée américaine une technologie révolutionnaire assurant aux Etats-Unis une domination mondiale !

Ben Laden, agent de la CIA ?

Que n’a-t-on pas entendu sur Oussama Ben Laden ? Ce personnage à l’itinéraire complexe a fait l’objet des rumeurs les plus folles. Pour de nombreux conspirationnistes, Ben Laden est un bouc-émissaire : il n’a pas orchestré les attentats ; le gouvernement Bush lui a fait porter le chapeau pour justifier une intervention militaire en Afghanistan. Certains conspirationnistes présentent Ben Laden comme un vieillard grabataire vivant reclus dans sa grotte et, par conséquent, incapable d’organiser des attentats aussi sophistiqués que ceux du 11 septembre. Ce portrait naïf de Ben Laden omet cependant plusieurs détails non négligeables. Ben Laden n’était pas un pauvre vieillard vivant dans une grotte : il vient d’une famille de milliardaires saoudiens. L’image du vieux guerrier moudjahidine terré dans sa grotte est bien évidemment une mise en scène de la propagande d’Al Qaïda. D’après les auteurs du film Loose Change, Oussama Ben Laden n’aurait jamais revendiqué les attentats du 11 septembre : la mauvaise qualité de la vidéo dans laquelle on voit Ben Laden se réjouir des attentats serait la preuve qu’il s’agit d’un document truqué. La fameuse vidéo serait donc un faux grossier, fabriqué de toutes pièces par les Etats-Unis, dans lequel Ben Laden serait en réalité un acteur dont le visage est à peine discernable. Mais Ben Laden a souvent fait appel à des doublures dans ses vidéos de propagande : l’argument n’est donc pas recevable.

Une autre rumeur a circulé à propos d’Oussama Ben Laden : le chef d’Al Qaïda serait en fait une marionnette des services secrets américains. Toutes les vidéos de Ben Laden auraient donc été réalisées par la CIA. Cette théorie se fonde sur le fait que Ben Laden a été soutenu financièrement par la CIA lors de la guerre d’Afghanistan, au début des années 1980, après l’invasion du pays par l’URSS. Certains esprits éclairés en concluent, un peu rapidement, que Ben Laden est un « agent de la CIA » et que son exécution est une mise en scène visant à éliminer un allié devenu trop gênant. Pire : pour certains, Ben Laden ne serait pas mort et jouirait d’une retraite paisible dans un lieu inconnu, à l’ombre des cocotiers. En réalité, Ben Laden n’a jamais appartenu à la CIA ; il a rompu toutes relations avec les Etats-Unis après la guerre du Golfe de 1990-91, lors de laquelle une coalition internationale sous commandement américain a expulsé les troupes irakiennes du Koweït. C’est après la guerre du Golfe que Ben Laden a fondé Al Qaïda et qu’il a commencé à lancer des appels au djihad contre les « croisés » occidentaux. Toutes les théories évoquant un Ben Laden « agent de la CIA » relèvent de la fiction.

La théorie du complot sioniste : le « mythe des 4000 juifs »

Certains conspirationnistes affirment que les attentats du 11 septembre sont l’œuvre des services secrets israéliens, et qu’ils avaient pour but de renforcer l’impérialisme américano-sioniste au Moyen-Orient. De folles rumeurs antisémites ont vu le jour au lendemain des attentats : on a par exemple prétendu que 4.000 salariés juifs du World Trade Center étaient restés chez eux le 11 septembre parce qu’ils avaient été avertis à l’avance des attentats. Quelle est l’origine de cette rumeur obscène ?

Le 13 septembre 2001, deux jours seulement après les attentats, le journal jordanien Al-Doustour titrait : « Ce qui s’est passé est le travail du sionisme juif américain et des sionistes qui contrôlent le monde économiquement, politiquement et par les médias ». Al-Doustour prétendait tenir cette information de « sources diplomatiques arabes » (sans préciser lesquelles). Le 17 septembre, un journaliste de la chaîne libanaise Al-Manar TV annonça que « 4.000 Juifs n’étaient pas venus travailler au World Trade Center » le 11 septembre car ils avaient été avertis par le Mossad de l’imminence d’une attaque menée par des agents israéliens. Dans les jours qui suivirent, la rumeur fit le tour du monde : des dizaines de médias arabes ou musulmans, du Caire à Téhéran et de Damas à Riyad, rapportèrent l’affaire des « 4.000 Juifs manquants », y compris la célèbre chaîne d’information qatarie Al-Jazira.

Naturellement, la thèse du complot sioniste est un pur fantasme. Le chiffre de « 4.000 juifs » est d’ailleurs totalement imaginaire : personne ne saurait dire avec certitude combien de juifs travaillaient dans les tours du World Trade Center, car le gouvernement américain n’a pas pour habitude de « ficher » les salariés juifs. Il suffit cependant de consulter la liste des victimes du World Trade Center pour y trouver plusieurs centaines de noms d’origine ashkénaze. Mais alors d’où vient ce chiffre de « 4.000 juifs » ? Le journaliste Antoine Vitkine propose une explication dans son livre Les nouveaux imposteurs (2005) : dans une interview donnée le matin des attentats, un diplomate israélien en poste à New York déclara que ses services avaient reçu près de 4.000 appels téléphoniques d’Israéliens qui s’inquiétaient pour leurs proches travaillant ou résidant à Manhattan. Cette interview est probablement à l’origine de la folle rumeur ; l’imagination, la haine et la bêtise ont fait le reste.

Il convient ici de préciser qu’Al-Manar TV, la chaîne libanaise qui a lancé la rumeur des 4.000 juifs, appartient au Hezbollah, célèbre mouvement islamiste libanais, antisioniste et antisémite. Al-Manar TV est connue pour ses appels à la destruction d’Israël, pour ses clips de propagande négationnistes et pour ses « documentaires » sur le complot juif mondial : il n’y a donc rien d’étonnant dans le fait que des journalistes de cette chaîne aient voulu faire porter la responsabilité des attentats sur l’Etat d’Israël. Et même si de nombreux musulmans n’ont pas cru aux affirmations calomnieuses d’Al-Manar TV, la « rumeur des 4.000 juifs » a eu des conséquences désastreuses car elle a nourri dans le monde entier les obsessions conspirationnistes : comme l’écrit Antoine Vitkine, « les aberrations lancées par Al-Manar TV ont amplement contribué à troubler les esprits et à instiller l’idée que tout n’était pas clair et que donc la vérité était ailleurs ». Des images montrant un groupe de jeunes israéliens hilares en train de se photographier avec la fumée du World Trade Center en arrière-plan ont d’ailleurs fait le tour du monde : de nombreux sites complotistes et anti-israéliens continuent d’utiliser ce canular grotesque pour faire croire que l’Etat d’Israël est impliqué dans les attentats.

Le fantasme du « complot juif mondial » est une vieille rengaine antisémite. A la fin du XIXème siècle, en Europe, de nombreux mouvements d’extrême droite croyaient à l’existence d’une organisation juive secrète voulant contrôler le monde. Depuis la création de l’Etat d’Israël et les premières guerres israélo-arabes, le mythe du complot juif s’est durablement ancré dans le monde musulman : de nos jours, au Moyen-Orient, on continue de publier et de lire les Protocoles des Sages de Sion. Après le 11 septembre 2001, plusieurs chefs d’Etat musulmans ont repris à leur compte la théorie selon laquelle Israël serait derrière les attentats du World Trade Center : c’est le cas de l’ancien président iranien Mahmoud Ahmadinejad, ou de l’ancien président égyptien Mohamed Morsi, membre des Frères Musulmans. En Europe, cette théorie est encore colportée sur Internet par d’obscurs sites conspirationnistes mais aussi par des sites ayant une forte audience, comme celui de l’essayiste Alain Soral. Malheureusement, l’histoire nous a déjà démontré plus d’une fois l’extraordinaire capacité de résistance des fantasmes antisémites.

Certaines personnes étaient au courant…

Thierry Meyssan prétend que les salariés du World Trade Center ont été avertis à l’avance des attentats et que beaucoup sont restés chez eux le 11 septembre. Cette affirmation fantaisiste se fonde sur le nombre apparemment « limité » de victimes. Environ 2.800 personnes ont trouvé la mort dans les attentats du World Trade Center, alors que 50.000 personnes travaillaient en temps normal dans les tours jumelles. D’après Thierry Meyssan, le bilan aurait été beaucoup plus lourd si l’ensemble des salariés s’était trouvé dans les tours le 11 septembre, car l’évacuation des personnes situées dans les étages supérieurs était techniquement impossible. Voici le raisonnement suivi par Thierry Meyssan : les tours jumelles comptaient chacune 110 étages, soit une moyenne d’environ 230 personnes par étage. La tour 1 a été percutée entre le 93ème et le 97ème étage, ce qui empêchait l’évacuation des 17 étages supérieurs de l’édifice (soit 3.900 personnes). Quant à la tour 2, elle a été percutée entre le 77ème et le 85ème étage, ce qui bloquait 33 étages (soit 7.500 personnes). Au total, plus de 11.000 personnes auraient donc dû se retrouver prisonnières des Twin Towers, beaucoup plus que les 2.800 victimes recensées. Sauf que le raisonnement mathématique de Thierry Meyssan est totalement biaisé. En effet, le calcul se fonde sur des chiffres théoriques (une « moyenne » de 230 occupants par étage). Or, dans la réalité, ces chiffres ne correspondent à rien. En effet, le nombre de personnes n’était pas le même à chaque étage. De plus, au moment du crash, tous les salariés ne se trouvaient pas nécessairement à l’étage qu’ils occupaient en temps normal. Près de vingt minutes se sont écoulées entre les deux crashs : certains salariés de la tour 2 ont donc eu le temps de quitter leur immeuble avant que le deuxième avion n’arrive. Par conséquent, il est impossible de déterminer par un simple calcul combien de personnes auraient dû se retrouver prises au piège dans les tours. Par ailleurs, si les salariés avaient été avertis à l’avance, des témoignages l’auraient forcément confirmé, nous aurions des preuves, des mails, des documents écrits, il y aurait eu des fuites. Or, ce n’est pas le cas. Les témoins anonymes sur lesquels Thierry Meyssan prétend s’appuyer refusent de témoigner publiquement ! Des calculs incertains, des preuves inexistantes et des témoins fantômes : voilà une démonstration des plus convaincantes. Bravo Monsieur Meyssan.

Certains théoriciens du complot prétendent aussi que les milieux financiers ont été prévenus à l’avance des attentats. Le film Loose Change évoque en effet des mouvements spéculatifs à Wall Street pendant les jours qui ont précédé les attentats : des actionnaires, avertis à l’avance des attentats, auraient vendu les actions qu’ils détenaient dans les compagnies aériennes et dans plusieurs sociétés installées au World Trade Center. Mais la théorie du « délit d’initiés » n’est guère convaincante : quand bien même des mouvements financiers inhabituels auraient été observés avant les attentats, cela ne suffit pas à prouver qu’il y ait eu un quelconque délit d’initiés. Des rumeurs d’attentat ont circulé peu avant le 11 septembre : même si le gouvernement américain n’a pas pris au sérieux ces menaces, une rumeur suffit pour affoler les marchés financiers. Certains observateurs pensent même que ce mouvement spéculatif est parti de plusieurs banques islamiques du Proche-Orient : constatant ces mouvements anormaux, des spéculateurs occidentaux inquiets auraient à leur tour revendu leurs actions pour anticiper une possible baisse des cours. La complexité des mécanismes boursiers doit donc nous inciter à la prudence.

Le contrat d’assurance de Larry Silverstein, propriétaire de la tour 7 du World Trade Center, a lui aussi fait couler beaucoup d’encre dans les milieux complotistes. Peu de temps avant les attentats, Larry Silverstein a souscrit une assurance incluant les risques d’attentats terroristes. Il n’en fallait pas plus aux théoriciens du complot pour affirmer que Larry Silverstein était au courant des attentats lorsqu’il a négocié son contrat d’assurance. De fait, pour obtenir le leasing du World Trade Center, Larry Silverstein était obligé de souscrire une assurance prenant en charge tous les types de risques, y compris les risques terroristes, étant donné que le World Trade Center avait déjà été la cible d’attentats à la bombe en 1993. Le contrat d’assurance prévoyait un remboursement à hauteur de 3,5 milliards de dollars, c’est-à-dire la somme dépensée par Larry Silverstein pour acquérir le leasing. Mais après les attentats, Larry Silverstein a réclamé à ses assureurs la somme de 7 milliards de dollars car il estimait que les deux attentats constituaient deux sinistres distincts. A l’issue d’une bataille judiciaire de six années, il n’a pas obtenu les 7 milliards espérés, mais la justice lui a tout de même accordé un dédommagement à hauteur de 4,68 milliards de dollars, ce qui a permis à Larry Silverstein de réaliser un bénéfice de plus d’1 milliard de dollars. Larry Silverstein est un homme d’affaires sans scrupules qui a profité d’un événement tragique pour faire du profit et pour extorquer de l’argent à ses assureurs : un tel cynisme est moralement choquant, mais ne prouve aucunement l’existence d’un complot.

De nombreux théoriciens du complot sont également persuadés que l’armée américaine a « laissé faire » alors qu’elle aurait pu intervenir pour intercepter les avions détournés. Il est facile de dire, après-coup, que l’armée a « laissé faire ». En réalité, les choses sont beaucoup plus complexes. En cas de problème sur le réseau aérien civil, ce n’est pas l’armée qui intervient en premier, mais la FAA (Federal Aviation Administration), qui est un organisme civil. Or, au moment des attentats, la FAA devait gérer plusieurs milliers de vols en même temps. Le signal des avions détournés avait été coupé, ce qui rendait leur trajectoire impossible à suivre. Rappelons également que les Etats-Unis d’Amérique n’avaient jamais été confrontés à une telle situation avant le 11 septembre 2001, car aucun aéronef n’avait auparavant été détourné sur le territoire américain et utilisé comme arme par des terroristes.  Par ailleurs, l’armée ne pouvait pas intervenir directement pour intercepter les avions : l’Etat-major ne pouvait intervenir qu’après en avoir reçu l’ordre du Président des Etats-Unis en personne, et n’avait pas le droit de décider, en quelques minutes, d’abattre des avions civils avec des centaines de passagers à bord.

Le mirage de la « réinformation »

Les théories du complot s’adossent en général à une critique acerbe des médias : ces derniers sont en effet accusés de manipuler le public en lui imposant une version « officielle » mensongère. Aux yeux des conspirationnistes, tout média établi est nécessairement suspect. Toute information qui tend à corroborer un tant soit peu la version « officielle » est perçue comme de la propagande : sur les sites complotistes et les réseaux sociaux, la critique des « merdias » (sic) est devenue un exercice quasi incontournable, une sorte de lieu commun rhétorique. N’ayant aucune confiance dans les médias traditionnels, les théoriciens du complot préfèrent s’informer dans les médias dits « alternatifs », qui revendiquent une totale indépendance et qui prétendent « réinformer » les citoyens. Il s’agit, par exemple, de sites conspirationnistes comme « Réseau Voltaire » (le site de Thierry Meyssan) ou « Egalité et Réconciliation » (le site du célèbre polémiste antisémite Alain Soral). Il s’agit également de médias « citoyens » comme le site d’information participative « Agoravox », où des Internautes exposent librement leurs théories personnelles sur divers sujets d’actualité, souvent de façon anonyme. Il s’agit, enfin, de sites comme « Réseau International », « Alter Info », « Nouvel Ordre Mondial » ou « Pilule Rouge », qui se présentent comme de simples sites d’information « indépendants » mais qui sont en réalité des sites de propagande fortement politisés déformant l’actualité et colportant toutes sortes de rumeurs complotistes.

Il n’est peut-être pas inutile de rappeler que le journalisme est un métier. Certes, il ne suffit pas d’avoir une carte de presse pour être un bon journaliste. Mais les informations délivrées par des journalistes professionnels seront toujours plus dignes de confiance que d’obscurs sites complotistes qui ne respectent aucune règle déontologique et qui, au nom d’une liberté d’expression dévoyée, se permettent de raconter n’importe quoi. Par ailleurs, même si les grandes chaînes de télévision et les principaux journaux appartiennent à de grands groupes industriels, et même si les chaînes d’information en continu délivrent une information souvent superficielle et sélective, cela ne constitue pas une raison suffisante pour dénigrer l’ensemble des médias « officiels ». Il ne faut pas oublier qu’il existe, en France comme ailleurs, des médias indépendants animés par des journalistes professionnels et délivrant une information de qualité : Médiapart, le Canard Enchaîné, Politis, Alternatives Economiques ou l’excellent site d’information « Arrêt sur Images » sont des médias totalement indépendants du pouvoir politique et financier, qui ne peuvent pas être accusés d’imposer au public je ne sais quelle version « officielle ». Or, ces médias-là n’ont jamais relayé la moindre théorie complotiste à propos des attentats du 11 septembre. S’informer n’est pas chose facile dans la jungle du web : les médias traditionnels sont loin d’être irréprochables, mais la désinformation et la manipulation ne sont pas toujours du côté que l’on croit. Les médias dits « alternatifs » constituent désormais une puissante caisse de résonnance pour les rumeurs et les théories complotistes, et séduisent une foule toujours plus nombreuse d’Internautes paranoïaques et crédules.

La rhétorique du complot

Les théories complotistes ne sont pas fondées sur une « contre-enquête » méticuleuse, mais sur des soupçons et sur des hypothèses invérifiables. Pour étayer leurs thèses, les conspirationnistes font croire qu’ils ont des « preuves » : en réalité, quand on examine avec un peu d’attention la rhétorique des conspirationnistes, on comprend qu’ils n’ont aucune preuve à proposer. Si l’on reprend l’ensemble des arguments conspirationnistes, on constate que sept procédés reviennent de façon récurrente.

Premier procédé : la négation des preuves et des témoignages. De façon arbitraire, les documents et les témoignages confirmant la « version officielle » sont ignorés ou rejetés comme faux. Ainsi, la vidéo dans laquelle Ben Laden revendique les attentats est considérée comme truquée. De même, les nombreux témoins qui affirment avoir vu un avion s’écraser sur le Pentagone sont ignorés ou considérés comme des menteurs achetés par les services secrets américains.

Deuxième procédé : la manipulation par l’image. Toutes les photos ou les vidéos susceptibles de faire naître un doute chez le spectateur sont brandies comme les preuves d’un complot intérieur. De simples photos de presse sur lesquelles on entrevoit une partie des dégâts du Pentagone ont été utilisées pour « prouver » qu’aucun avion ne s’était écrasé à Washington. De même, les images montrant les tours en train de s’effondrer verticalement sont présentées comme la preuve irréfutable d’une démolition contrôlée. En réalité, toutes ces images ne constituent pas des « preuves », mais elles permettent de manipuler le public et de lui donner l’impression que le complot est flagrant. On peut faire dire ce que l’on veut à une image, surtout lorsqu’elle est impressionnante.

Troisième procédé : le recours à des témoignages douteux. Les conspirationnistes prennent pour argent comptant tous les témoignages accréditant la thèse du complot. Ainsi, un salarié du World Trade Center évoquant une mystérieuse opération de maintenance dans l’une des Twin Towers est pris au sérieux, bien que ce témoignage isolé ne soit corroboré par aucun autre salarié. Si besoin, les conspirationnistes inventent aussi leurs propres témoins : ainsi, Thierry Meyssan évoque des témoins anonymes, invisibles et muets, dont on ne sait absolument rien.

Quatrième procédé : la surinterprétation. Toutes les zones d’ombre, incohérences ou contradictions dans le « discours officiel » sont systématiquement interprétées comme les indices d’un complot intérieur. Le film Loose Change cite par exemple certaines déclarations contradictoires de plusieurs membres de l’administration Bush, des silences inexpliqués sur certains points de l’enquête, des documents et des pièces à conviction qui auraient disparu de façon douteuse. Les auteurs du film en déduisent que l’Etat américain a cherché à dissimuler la vérité et à éliminer toute preuve de son implication dans les attentats. Par ailleurs, des éléments qui pourraient être de simples coïncidences sont toujours considérés comme suspects : ainsi, le fait que le propriétaire de la tour 7, Larry Silverstein, ait souscrit un contrat d’assurance couvrant les risques d’attentat peu de temps avant le 11 septembre « prouve » que cet homme avait été averti à l’avance des attentats. La stratégie des conspirationnistes consiste en fait à rejeter les explications les plus simples pour ne retenir que les hypothèses compatibles avec la théorie du complot. La logique voudrait pourtant que l’on privilégie l’explication la plus évidente et la plus simple avant d’envisager un hypothétique complot : si les incohérences dans les déclarations de l’administration Bush peuvent s’expliquer facilement par l’incompétence, l’ignorance et l’improvisation, l’hypothèse d’un complot intérieur devient superflue. En philosophie, c’est ce que l’on appelle le « principe d’économie », théorisé au XIVème siècle par Guillaume d’Ockham et connu également sous le nom de « rasoir d’Ockham ».

Cinquième procédé : la contestation des expertises officielles. Les conspirationnistes essaient de disqualifier tous les experts qui ont validé la version « officielle », notamment les experts du NIST. Le rapport du NIST, fruit de trois années d’enquête impliquant plus de 200 experts issus du NIST, du monde universitaire et du secteur privé, est dénigré par une foule d’ignorants qui ne l’ont pas lu. Les auteurs du rapport sont traités de faussaires et leur impartialité est systématiquement mise en doute par les conspirationnistes. Mais cela n’empêche pas ces derniers de prendre au sérieux les théories farfelues avancées par des experts controversés tels que le physicien Steven E. Jones, qui prétend avoir découvert de la nanothermite dans les décombres du World Trade Center. De même, les théoriciens du complot s’appuient sur l’expertise très contestée de l’architecte américain Richard Gage et de son association « Architectes et Ingénieurs pour la Vérité sur le 11 Septembre », dont la plupart des membres n’ont aucune compétence en génie des structures et dont certains membres sont de simples architectes d’intérieur. D’ailleurs, en 2015, l’assemblée générale de l’American Institute of Architects a rejeté à une écrasante majorité une résolution déposée par Richard Gage demandant une nouvelle enquête sur l’attentat du World Trade Center.

Sixième procédé : l’utilisation du mobile comme preuve. Les complotistes se demandent : « à qui profite le crime ? », et pensent naïvement que la réponse à cette question va leur fournir le nom du coupable. Il est indéniable que l’administration Bush a tiré parti des attentats, mais l’instrumentalisation politique du 11 septembre par le gouvernement américain ne permet pas de désigner les Etats-Unis comme responsables des attentats ! D’ailleurs, le gouvernement américain n’est pas le seul à avoir instrumentalisé les attentats du 11 septembre : la Russie a tiré prétexte des attentats pour durcir la répression en Tchétchénie au nom de la lutte contre le terrorisme islamiste. Et pourtant, la Russie n’est aucunement impliquée dans les attentats.

Septième procédé : l’énoncé de postulats qui verrouillent la discussion. Les théoriciens du complot ont toujours réponse à tout : quand on réfute leurs arguments, c’est qu’on est soi-même « manipulé » ; quand on leur montre des publications qui invalident leurs théories, ils prétendent que les auteurs font partie du complot et que, par conséquent, leurs travaux sont falsifiés. Il est donc impossible de « réfuter » une théorie du complot, puisque toute réfutation vient renforcer la conviction qu’il existe un complot ! Le philosophe Karl Popper a travaillé sur le principe de « réfutabilité » : il a montré que, pour être scientifiquement valide, une hypothèse devait être vérifiable, donc réfutable ; par conséquent, une hypothèse irréfutable est également invérifiable, donc suspecte.

En résumé, les conspirationnistes n’ont rien démontré, ils n’ont apporté aucune preuve : ils ont simplement manipulé les sources, les images et les témoignages. Ils ont systématiquement écarté les explications les plus simples pour ne retenir que la thèse du complot. Ils ont éliminé de leur démonstration tout ce qui infirmait l’idée d’un complot intérieur. Ils ont axé leurs recherches sur quelques points de détail, quelques éléments troublants à partir desquels ils ont reconstitué leur propre version des faits.

Les failles de la théorie du complot

A force de pérorer sur l’effondrement des Twin Towers ou sur les trous dans les murs du Pentagone, on finit par oublier l’essentiel. C’est un peu le principe de l’arbre qui cache la forêt : en attirant l’attention du public sur des points de détail et sur des témoignages isolés, les conspirationnistes ont réussi à faire oublier que leurs théories étaient totalement incohérentes. Comment imaginer un seul instant qu’un complot d’une telle ampleur ait pu réussir ? Si les attentats du 11 septembre avaient effectivement été préparés par le gouvernement ou les services secrets américains, ils auraient dû être planifiés longtemps à l’avance. Et pour qu’un tel complot puisse réussir, il aurait fallu mettre dans la confidence un nombre si important de personnes dans l’administration, l’armée, l’aviation civile, les médias, qu’il semble totalement insensé qu’aucune fuite ne se soit produite, dans une démocratie où, jadis, la presse a renversé un président à cause d’une affaire d’espionnage au Watergate. Plus récemment, l’Affaire Snowden et l’Affaire WikiLeaks nous ont montré que les Etats-Unis étaient incapables d’empêcher la divulgation de leurs secrets les plus compromettants. Comment le gouvernement américain aurait-il pu organiser dans le plus grand secret les attentats du 11 septembre alors qu’il n’a même pas été capable d’empêcher la divulgation des écoutes téléphoniques pratiquées par la NSA dans plusieurs pays européens, dont la France et l’Allemagne ?

Mais il existe une autre faille majeure dans les théories du complot : le silence d’Al Qaïda. Si les attentats du 11 septembre sont effectivement un « inside job », et si la célèbre organisation djihadiste n’a aucune responsabilité dans cet événement, pourquoi les chefs d’Al-Qaïda n’ont-ils jamais dénoncé la supercherie alors qu’ils avaient là une occasion inespérée d’anéantir la crédibilité des Etats-Unis, leur ennemi juré ? Si Ben Laden était, comme certains le pensent, un « agent de la CIA », pourquoi les véritables chefs d’Al Qaïda n’ont-ils jamais pointé du doigt cette imposture ? Le célèbre réseau terroriste serait-il, lui aussi, un partenaire des Etats-Unis ? Les attentats de Madrid et de Londres, les attentats commis par Al Qaïda en Irak, les attentats revendiqués par AQMI (Al-Qaïda au Maghreb Islamique) auraient-ils tous été perpétrés avec la complicité des services secrets américains ? Si l’on poussait la logique du complot jusqu’au bout, il faudrait imputer aux Etats-Unis la quasi-totalité des attentats terroristes survenus dans le monde pendant les dix années qui ont suivi les attentats du 11 septembre.

Conclusion

Le « dossier du 11 septembre » est sans doute trop complexe et les zones d’ombre trop nombreuses pour qu’un jour toute la vérité soit faite : nous n’aurons jamais toutes les informations qui nous manquent. Dans ces conditions, les théories du complot sur le 11 septembre ont encore beaux jours devant elles. D’une certaine façon, on peut dire que les conspirationnistes ont gagné la bataille, car la théorie du complot s’est durablement installée dans les consciences. Partout dans le monde, des gens sont persuadés que les attentats du 11 septembre sont une supercherie. Mais ce n’est pas une raison pour baisser les bras. Il faut poursuivre le travail de déconstruction des rumeurs, des mythes et des fantasmes conspirationnistes. Pour ceux qui veulent en savoir plus sur les théories du complot, voici un lien vers le site Conspiracy Watch (Observatoire des théories du complot). Bonne lecture, et surtout, gardez le cerveau en éveil, en toutes circonstances.

http://www.conspiracywatch.info/

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390 réflexions sur “11 septembre: pour en finir avec la théorie du complot

  1. Bon j’ai lu l’article et tous les commentaires…
    Sur les journalistes indépendants et professionnels, ils reçoivent des ordres, sont payés,  » par le propriétaire » du journal, donc indépendance…

    Pour être indépendant, il ne faut dépendre de personnes, ce qui est, quasiment, impossible!

    • Merci pour votre commentaire. Même si la plupart des journaux et des chaînes de télévision sont détenus par de grands groupes privés ou publics, il existe tout de même des médias indépendants animés par des journalistes professionnels (Mediapart, Canard Enchaîné, Le Monde Diplomatique, Atlantico, L’Opinion, Alternatives Economiques, Politis, Arrêt Sur Image…). Et même parmi les journaux appartenant à de grands groupes de presse, certains sont réputés pour leur liberté de ton, comme Marianne.

    • « Les fantasmes les plus fous » ? Ca c’est votre problème Tomab si vous avez des fantasmes bizarres !

      1) Les personnes qui enquêtent sur le 11 septembre ne sont pas des fous.

      2) Les théories qui contredisent la « théorie officielle » ne sont pas des fantasmes.

      • Il ne s’agit pas d’une question de personnes, il s’agit d’une manière de penser. On peut très bien discuter de la version officielle qui laisse de larges zones d’ombres. Mais pourrait-il en être autrement sur un sujet aussi complexe que le WTC ? L’histoire nous montre que tous les grands évènements ont aussi des zones d’ombres, même des évènements qui ont plus de 100 ans. Leur interprétation, leur utilisation change constamment. Dans 100 ans nous ne verrons plus pareil les WTC mais cela n’invalide pas pour autant les faits, réels, et avérés.

        La plupart des théories complotistes qui remettent en cause cela ont pour objet des fantasmes : fantasme sur la puissance américaine, sur le sionisme mondial aussi, sur le grand capital, sur les journalistes, souvent issus de gens qui ne connaissent en fait pas ces sujets, tout simplement et qui inventent de toute pièce des scénarios digne de films hollywoodiens, reprenant à leur compte quelques éléments réels qui n’ont pas forcément rapport mais qu’ils parviennent à assembler ensemble. Le fantasme c’est de faire un complot de zones d’ombres, alors que ces zones d’ombres n’invalident pas la VO pour autant. Je ne comprendrais d’ailleurs jamais la visée des complotistes : que cherchent-ils à démontrer ? Que tout le monde leur ment, mais qu’eux ne mentent pas ? Bien prétentieux.

    • Le fantasme c’est de penser qu’on est dans un monde manichéen avec d’un côté les gentils et de l’autre les méchants conspirationnistes.
      C’est une insulte pour des millions de personnes à travers le monde qui ne sont ni d’un côté ni de l’autre mais qui se contentent de réfléchir, de se poser des questions à chaque fois qu’il y a zone d’ombre. Je fais partie de ces gens.
      Non, je ne suis pas un « vilain conspirationniste abruti qui croit ce qui l’arrange ». Je m’abreuve de ce que je peux lire ici et là puis j’essaie de prendre du recul, j’essaie de « raisonner ». Non, je ne prétends pas détenir quelconque vérité, tout spécialement face à des sujets très complexes. Je me contente de m’interroger et de me poser des questions sans jamais tirer de conclusion. Je ne suis dans aucun camp, ni dans celui des « gentils » ni dans celui des « méchants ». Je suis un être doté de la faculté de penser donc c’est ce que je fais : je pense.
      Est-ce que le fait de ne pas affirmer haut et fort : « Je crois dur comme fer en la version officielle » fait de moi un « conspirationniste ?
      Je ne pense pas. Je suis disposé à le faire mais tant qu’il y aura des zones d’ombres je continuerai à m’interroger.
      Tant de gens essaient de démonter le travail de Dylan Avery mais ce qui se passe systématiquement c’est qu’on se contente de démonter vaguement quelques-uns des faits qu’il évoque pour arriver très vite à la conclusion que l’ensemble de son travail est bidon.
      Hors jusqu’à preuve du contraire, personne n’a pris la totalité des faits qu’il évoque pour les démonter un par un.

      • Se poser des questions c’est bien mais les conspirationnistes le font sur des bases tronquées et c’est le cas pour le 11 septembre. La question ne mène à rien. Les affirmations sont des affabulations. Les incohérences n’invalident pas la VO. Ca a été démontré 1000 fois, mais ça ne semble pas vous suffir. C’est juste incompréhensible. Les thèses du complot sont totalement incohérentes, et illogiques.

    • De n’importe quelle façon, il y a eu complot en regard des attentats du 11 septembre. D’un côté la thèse officielle prétend que le complot a été fomenté par Al-Qaeda. La preuve du complot, c’est que les gens ont suivi une formation de pilotage et il y a eu une coordination des terroristes donc ils ont souscrit au complot kamikaze dont l’issu fait l’objet de débordements. Ensuite, il y a eu un autre complot pour se donner le droit d’envahir l’Iraq avec les armes de destructions massives dont on a jamais trouvé la trace. On peut alors supposer que le gouvernement Américain a bel et bien comploté pour aller faire la guerre en Iraq. D’ailleurs, c’est le principe même de toutes les entreprises militaires de comploter afin de détruire l’ennemi. Maintenant, on peut croire ce que l’on veut, mais ceux qui disent que ceux qui ne croient pas la thèse officielle et qui demandent une véritable enquête indépendante, ne peuvent être taxés de conspirationnistes car si la thèse officielle est la bonne, pourquoi refuser d’instituer une enquête indépendante. Si l’évidence est tellement incontournable on trouvera la réponse une fois pour toute. Je parie que le thèse officielle sera de toute évidence enterrée là où se trouvent les armes de destructions massives…

      • L’enquête a déjà eu lieu mais les complotistes rejettent EN MASSE toutes les preuves qui viennent corroborer la version officielle. Si l’on refaisait une autre enquête, il en serait certainement de même. En ce qui concerne les fameuses armes de destruction massive de Saddam Hussein, vous avez raison, elles n’ont jamais existé: il s’agit d’un mensonge d’Etat, qui a été dénoncé par la communauté internationale et qui a d’ailleurs été reconnu par le gouvernement américain lui-même. Il s’agit d’un vrai complot. Et cela n’autorise pas à inventer de faux complots.

    • De n’importe quelle façon, il y a eu complot en regard des attentats du 11 septembre. D’un côté la thèse officielle prétend que le complot a été fomenté par Al-Qaeda. La preuve du complot, c’est que les gens ont suivi une formation de pilotage et il y a eu une coordination des terroristes donc ils ont souscrit au complot kamikaze dont l’issu fait l’objet de débordements. Ensuite, il y a eu un autre complot pour se donner le droit d’envahir l’Iraq avec les armes de destructions massives dont on a jamais trouvé la trace. On peut alors supposer que le gouvernement Américain a bel et bien comploté pour aller faire la guerre en Iraq. D’ailleurs, c’est le principe même de toutes les entreprises militaires de comploter afin de détruire l’ennemi. Maintenant, on peut croire ce que l’on veut, mais ceux qui disent que ceux qui ne croient pas la thèse officielle et qui demandent une véritable enquête indépendante, ne peuvent être taxés de conspirationnistes car si la thèse officielle est la bonne, pourquoi refuser d’instituer une enquête indépendante. Si l’évidence est tellement incontournable on trouvera la réponse une fois pour toute et je parie qu’on la trouvera en Iraq et elle sera enfouie sous les armes de destruction massives.

  2. A propos de la soit-disant « indépendance des journalistes » : c’est une plaisanterie.

    Au cours de cette année avez-vous lu un seul article dans un journal, ou bien vu un seul reportage télévisé qui fasse une analyse profonde et qui pose les bonnes questions à propos des évènements qui se sont déroulés à Paris (Charlie Hebdo et Bataclan) ??

    Moi non, je n’ai pas vu un seul journaliste le faire. C’est dommage.

    Nous avons vécu 2 fois dans la même année un « mini-11-septembre » en plein Paris mais aucun journaliste ne semble trouver cela bizarre ?

    Tirez-en les conclusions que vous voudrez, mais moi j’ai de très gros doutes sur la version officielle de ces évènnements…

    Merci de m’avoir lu.

    • Voyons MC, allez jusqu’au bout de votre pensée: quels doutes avez-vous à propos des attentats de Paris? Et sur quoi se fondent vos doutes? Quelle autre « version » vous semblerait plus cohérente et crédible que la version dite « officielle »? C’est facile de lâcher des propos à l’emporte-pièces, mais il faut argumenter un minimum.

      Quant aux médias, il y a visiblement beaucoup de gens qui, comme vous, ne semblent pas avoir compris qu’aujourd’hui, à l’heure d’Internet des réseaux sociaux, il était devenu impossible pour les gouvernements démocratiques de contrôler l’information. Les gens peuvent s’informer à partir de n’importe quel journal étranger consultable sur le web. Alors vous me faîtes gentiment rigoler avec vos soupçons sur les journalistes.

      Quand les journaux ne parlent pas de quelque chose, c’est que cette chose existe et qu’on nous la cache!!! Avouez que ce raisonnement est curieux…

    • J’ajoute, que vous vous trompez quand vous dites que vous n’avez pas vu un seul journaliste le faire. Si vous allumiez votre poste de temps en temps vous auriez vu un excellent reportage de France 2 il y a quelques semaines sur les erreurs et les bavures policière autour des attentats en France, un reportage clairement à charge contre l’Etat, sur une chaîne publique. Cela devrait vous réjouir mais comme vous feignez de l’ignorer, forcément, vous perdez tout crédit.

      Bien cordialement.

  3. je ne sais pas si complot il y a reellement seulement une chose est sure c est qu il y a matiere a reflechir car si il n y a pas de preuves concretes qui acreditent ces theories il n y en a pas non plus qui nous prouvent le contraire.alors j essai de voir ou on en est aujourd hui et tout semble converger vers certaines predictions annoncees par des livres mondialement connus depuis des decennies (les pions sur l echiquier) ou on expose clairement le but de ces societes secretes dont quelques unes est la destruction de valeurs morales et du respect de soi par le biais des images ,tele,musique rap et sans oublier la tendance a etre conditionnes a rejeter l islam en nourrissant la peur chez les gens de celle ci car semble t il par son essence elle lutterais contre l objectif de ces « societes »qui ont besoin d eradiquer les croyances fortement ancrees chez l individu afin d instaurer en definitif leur regne.Le livre predit egalement qu une 3 eme guerre mondiale partira des pays musulmans.Alors fiction ou realite ?seulement pour ma part d une chose a une autre ,un semblant d harmonie semble sorganiser entre ces « predictions »et ou vont les choses.Je precise que je m interroge et cherche a comprendre sans pretendre etre sure des le depart ,meme si mon opinion tend plus vers la theorie du complot

    • Merci Quid pour ce lien. C’est un joli film de propagande complotiste, comparable à « Loose Change » et à d’autres pseudo-documentaires du même acabit. Tous les ingrédients sont réunis :
      1) on a la musique et les effets d’annonce qui entretiennent le suspense et tiennent le spectateur en haleine (attention, vous allez voir ce que vous allez voir !…)
      2) on a de vieilles citations d’anciens présidents américains (Wilson…) qui sont totalement hors contexte et qui ne sont d’aucune utilité pour comprendre le 11 septembre (cela s’appelle : prendre les gens pour des cons)
      3) on a des informations non-vérifiées qui s’accumulent, minute après minute, sans qu’on en connaisse la source
      4) on a des témoignages tronqués qui servent à manipuler le spectateur (la séquence du début sur les familles des victimes est caricaturale : le film ne montre que des petits bouts d’interviews qui sont sortis de leur contexte)
      5) on a des pseudo-évidences scientifiques étayées par des arguments d’une consternante naïveté (ex : « je n’ai pas besoin d’avoir étudié la physique pour trouver bizarre que la tour 7 se soit écrasée sur elle-même : j’avais joué avec des Lego »). Franchement, c’est à mourir de rire : le type s’improvise expert en architecture parce qu’il a joué aux Lego quand il était petit…
      6) on a des raccourcis et des approximations scientifiques assez grossières, ex : « les incendies ne font pas fondre l’acier des buildings ». Personne n’a dit que l’acier des buildings avait fondu : à 900 degrés, l’acier n’a pas atteint sa température de fusion mais il a déjà perdu une grande partie de sa résistance et de sa rigidité ! Les poutres peuvent se plier, les soudures et les boulonnages peuvent céder. Ces phénomènes sont connus depuis longtemps par les spécialistes (et par les compagnies d’assurance). Et je ne reviens pas sur toutes les comparaisons débiles faites par l’auteur : les tours du WTC sont comparées tantôt à des poêles (???), tantôt à des moustiquaires (ben voyons), tantôt à… un panneau stop dans lequel on tire une balle avec un pistolet… C’est grotesque !
      7) on a, bien sûr, une multitude d’experts qui expriment leurs doutes sur l’effondrement de la tour 7 : ces experts sont sommairement présentés comme des « ingénieurs » ou des « architectes » (ce qui, en soi, ne veut pas dire grand-chose, car tous les ingénieurs et tous les architectes ne sont pas spécialistes des structures métalliques : plusieurs architectes membres de l’association « Architectes et Ingénieurs pour la Vérité sur 11 Septembre » sont de simples architectes d’intérieur !). Notons au passage que, parmi les « experts » interrogés, il y a David Ray Griffin et Jesse Ventura. Pour ceux qui ne les connaissent pas, David Ray Griffin est théologien, et Jesse Ventura est un ancien catcheur et acteur (il a notamment joué dans le film « Predator ») ; Jesse Ventura a fait de la politique et a été gouverneur du Minnesota mais il est également connu aux Etats-Unis comme un grand amateur de théories du complot. Peut-on me dire quelle est l’expertise de types comme Griffin et comme Ventura en matière de génie des structures ? C’est une vaste blague… Et je ne reviens pas sur le physicien Steven E. Jones, un mormon illuminé obsédé par les théories du complot, et qui a passé toute une partie de sa vie à rechercher des « preuves scientifiques » de la venue du Christ sur le continent américain. Il y a aussi les anciens architectes du WTC, qui nous disent avec beaucoup d’aplomb que les tours ont été conçues pour résister au crash d’un avion de ligne : non mais, sérieusement ? c’est une blague ? et si une bombe H avait été lâchée sur les tours, les mêmes architectes nous auraient sans doute expliqué que les immeubles du WTC avaient été conçus pour résister à une bombe H ! Evidemment, les concepteurs des tours du WTC ont du mal à admettre que leurs immeubles puissent avoir des vulnérabilités. Cela peut se comprendre !

      Dans le fond, ce film n’apporte absolument rien de nouveau. Tous les arguments évoqués dans le film sont déjà connus depuis longtemps, sur l’incendie de la tour 7, sur les bruits d’explosion entendus à l’intérieur des Tours Jumelles, sur les projections de matière à l’extérieur des tours, sur les travaux du NIST, sur les méchants médias complices du pouvoir, sur le témoignage de William Rodriguez, sur les « marres de métal fondu » découvertes dans les décombres (et présentées abusivement comme de l’acier fondu alors qu’il s’agit très probablement d’aluminium), etc. Rien de neuf. L’argument des « bombes dans le sous-sol » est lui aussi très connu, et il ne tient pas la route : si des bombes ou des explosifs avaient déstabilisé la base des tours, ces dernières ne seraient pas tombées sur elles-mêmes, à la verticale, mais se seraient effondrées sur le côté. Or, l’effondrement vertical des tours est incompatible avec la théorie des « bombes dans le sous-sol ». De plus, on voit sur les images que la base des tours est la SEULE partie des édifices qui n’ait pas été détruite, ce qui invalide également la théorie des « bombes dans le sous-sol ». En ce qui concerne la fameuse théorie de la « nanothermite » (théorie que l’on doit aux travaux très controversés de Steven E. Jones et d’un petit groupe de scientifiques en 2009), j’ai déjà eu plusieurs fois l’occasion de l’évoquer dans les précédents commentaires, donc je n’y reviens pas.

      Il faut regarder ce genre de films avec beaucoup de prudence.

      • En tout cas, les WTC tours ont bien été construites pour résister à un crash d’avion, à des tremblements de terre, des tornades… et cela, après qu’un avion (un B25) ce fut écrasé au 79e étage de l’Empire State Building. Il est clair qu’un B25 n’est pas un avion de ligne, que l’Empire State Building n’était pas conçu comme les WTC (même s’il était fait d’une armature métallique), le trou s’est étendu sur 4 étages et il a brûlé pendant plus de 40 minutes avant que les pompiers ne viennent à bout des flammes, donc, en effet, les événements ne sont pas identiques, mais peuvent tout de même servir de point de départ pour une comparaison. Ce bâtiment, après réfection, est toujours là, ne s’est pas effondré et est toujours visité par des milliers de touristes chaque année.

        Environ 40.000 personnes travaillaient quotidiennement aux WTC et le 11 septembre 2001, il n’y en avait « que » 17.500… ce n’était pourtant pas un jour férié. Où sont donc passés les 23.000 autres travailleurs habituels des tours ?
        Et j’ai une autre une bête question, la fumée noire est une fumée qui manque d’oxygène et qui provoque donc un feu qui atteint « à peine » les 600° (si je me souviens bien), donc bien en deçà du point de fusion du métal entrant dans la construction des WTC (même si on voit des flammes rougeoyantes au milieu du bâtiment après l’impact), la fumée devient vite noire…
        De plus, même si, comme vous le soulignez, « pourquoi démolir des bâtiments sans raison apparente » — en parlant d’un complot de l’état bien évidemment — « il était quand même de notoriété publique — d’après ce que j’ai pu lire à plusieurs endroits — que ces bâtiments devaient être désamiantés (on sait que l’amiante était utilisé partout dans les années 70 et même avant, surtout dans la construction) et que cela allait coûter énormément d’argent… mais à qui ? »

        De plus, et là j’entre dans un « grand fantasme » (je le dis avant qu’on ne me le jette à la figure), le père Bush avait eu sa « guerre du Golfe » et comme par hasard, le fils « Bush », Président des USA à l’époque, « voit » des armes de « destructions massives » en Irak et lance, à son tour, « sa » guerre du Golfe… contre un pays qui n’avait, à priori, rien à voir avec les « lanceurs » des attentats, si c’est bien Ben Laden qui avait organisé les attentats, c’était l’Afghanistan et pas l’Irak qu’il fallait attaquer en premier… et surtout, pour que Bush avoue après cela qu’il n’y avait aucune arme de destruction en Irak.
        Alors, je m’interroge et j’interroge le « monde » sur ces bizarreries étatsuniennes.

        On peut dire également que les avions se sont désintégrés en entrant dans les tours et que c’est pour cela qu’on a retrouvé peu de morceaux des avions, mais quand on regarde des crashes d’avion (hormis les deux que vous mentionnez), la plupart du temps, il existe de nombreux morceaux plus ou moins gros. L’avion qui a explosé (« grâce » à une bombe et pas à cause de 5 mecs avec des cutters) au-dessus de Lockerbie a fait de nombreuses victimes, mais quand on voit les photos du lieu du crash, on voit l’avion « presque » entier.
        Les photos de l’avion de la Germanwings qui s’est écrasé volontairement (en 2015) dans les montagnes nous montrent des morceaux de l’avion éparpillés sur des centaines de mètres, des cadavres… Le crash du Mont Saint-Odile nous montre un avion carbonisé, des cadavres, des morceaux de fauteuils, de valises… On a même retrouvé des gros morceaux de l’avion Buenos Aires — Paris au fond de la mer, ainsi que les boîtes noires deux ans après le crash par 4000 mètres de fond.

        Alors, pourquoi aussi peu de morceaux sur le Pentagone ? et je ne pense pas qu’un avion qui arrive à 800 km/h sur un bâtiment fédéral, bâtiment construit en béton armé qui plus est, je ne pense pas donc que les ailes aient pu se « rétracter » le long de la carlingue (pour faire qu’au final, le trou fasse la moitié de l’envergure de l’avion) comme si elles avaient été mobiles et pouvaient se coller ou s’étendre de manière « presque naturelle » (pour moi, ces ailes auraient dû se briser à l’impact et être à l’extérieur du trou, pas à l’intérieur) et enfin, le crash du vol 93 ne nous montre pas de corps non plus (d’après toutes les images que j’ai pu voir), mais un cratère… Alors, il ne faut pas me traiter de conspirationniste ou complotiste (et encore moins sioniste ou antisioniste, je ne sais plus qui fait quoi dans tout ça), je me pose juste des questions. Et, au jour d’aujourd’hui, je n’ai pas toutes les réponses, même si tous les plus grands scientifiques (qu’ils soient légitimes ou pas dans tous les secteurs concernés par ces horreurs) se sont penchés sur ces attentats.

        Quand je regarde les émissions hebdomadaires sur les accidents d’avion qui passent sur National Geographic Channel, je ne vois jamais rien qui ressemble à ce que nous avons pu voir le 11 septembre 2001, d’où mon questionnement.

        Merci de m’avoir lu.

      • Bonjour « Sixt » et merci pour votre long commentaire. Vous avez raison de vous poser des questions, je m’en pose moi-même beaucoup. Les questionnements sont toujours plus sains que les réponses toutes faites.

        Vous soulevez de nombreux points différents, et il me sera difficile de tout reprendre. Je vais essayer de revenir sur certains éléments qui me semblent importants.

        Une fois n’est pas coutume : je commence par la fin de votre commentaire. Vous dîtes que, dans les documentaires de National Geographic sur les accidents d’avion, vous ne voyez jamais rien qui ressemble à la catastrophe du 11 septembre 2001 : cela n’est pas surprenant puisque le 11 septembre est un événement unique en son genre. Avant le 11 septembre 2001, aucun aéronef n’avait été utilisé comme projectile par des terroristes, et cela ne s’est jamais reproduit depuis 2001. Par conséquent, aucun autre crash aérien n’est comparable à ceux du 11 septembre. Même le crash d’un B-25 sur l’Empire State Building en 1945 n’est pas comparable aux crashs du 11 septembre, pour des raisons qui ne vous ont certainement pas échappé :
        – les immeubles sont différents et ne datent pas de la même époque
        – le B-25 qui a heurté l’Empire State Building était un petit bombardier de la 2e Guerre mondiale qui ne faisait que 16 mètres de long (un Boeing 767 mesure 60 mètres de long et il est doté de turboréacteurs)
        – les vitesses ne sont pas comparables : un B-25 peut voler jusqu’à 400 km/h, un Boeing 767 peut dépasser les 800 km/h. De plus, le jour du crash de l’Empire State Building, le petit bombardier volait lentement à cause d’un épais brouillard
        – les dégâts ne sont pas comparables non plus : les dégâts ont été assez limités dans le cas de l’Empire State Building (seule une quinzaine de personnes ont trouvé la mort, l’incendie a été maîtrisé en 40 minutes, et l’immeuble a ré-ouvert ses portes dès la semaine suivante, ce qui montre bien que le crash était beaucoup moins violent que dans le cas du 11 septembre).

        Je reviens brièvement sur la question du désamiantage des tours du World Trade Center. Il faut rester prudent sur cette question car la plupart des sites Internet qui font allusion à l’amiante du WTC sont des sites complotistes qui, souvent, ne citent pas leurs sources. D’un site à l’autre, on trouve des informations contradictoires. Certains sites prétendent que Larry Silverstein, le propriétaire des tours, n’a fait aucune rénovation dans les buildings avant les attentats, mais d’autres sites prétendent que le même Larry Silverstein aurait déboursé 200 millions de dollars pour rénover et pour mettre aux normes les immeubles du WTC. Certains sites affirment que les tours du WTC étaient remplies d’amiante, mais d’autres disent le contraire. Au Canada, l’Institut de l’Amiante a publié en 2002 un article expliquant qu’il y avait en réalité peu d’amiante à l’intérieur des Tours Jumelles. Les Etats-Unis ont en effet limité l’usage de l’amiante dès le début des années 70, c’est-à-dire à l’époque de la construction des tours. Lors de l’édification des Tours Jumelles, l’amiante n’a été utilisé que dans les étages inférieurs; pour les autres étages, en raison des nouvelles normes, l’amiante a été remplacé par des produits de substitution moins efficaces, mais qui se sont avérés, eux aussi, dangereux pour la santé. Voici le lien vers l’article de l’Institut de l’Amiante :
        http://www.chrysotile.com/data/newsletter/nl003_fr.pdf
        Il faut donc se méfier de ce qu’on peut lire sur Internet : je pense qu’il y a beaucoup d’intox à propos de cette histoire de désamiantage. Quoi qu’il en soit, même s’il y avait effectivement de l’amiante à l’intérieur des tours, cela ne prouve aucunement que ces bâtiments ont fait l’objet d’une démolition contrôlée. Les théoriciens du complot se sont donnés beaucoup de peine pour trouver des raisons susceptibles de justifier une démolition contrôlée des tours : présence d’amiante, documents compromettants de la CIA, stock d’or caché dans les sous-sols des tours, etc. Tout cela ne prouve absolument rien, car on ne peut pas identifier les responsables de l’attentat simplement en affirmant que telle ou telle personne avait « intérêt » à détruire les tours : un tel raisonnement est d’une grande naïveté.

        Vous dîtes que, sur les 40.000 personnes qui travaillaient quotidiennement au WTC, il n’y en avait que 17.500 sur leur lieu de travail le 11 septembre 2001. J’ignore d’où vous sortez ce chiffre de 17.500 : j’aimerais connaître vos sources (et si possible, des sources fiables, autres que des sites complotistes douteux).

        En ce qui concerne la « fumée noire », vous dîtes qu’elle est liée à un feu qui atteint à peine les 600°, bien en-dessous du point de fusion du métal entrant dans la construction des WTC. Certes, mais personne n’a jamais dit que l’acier des tours était entré en fusion : à 600 degrés, l’acier n’est pas en fusion mais ses propriétés sont déjà fortement altérées. A cette température, l’acier composant la structure des tours a déjà perdu une partie de sa résistance et de son élasticité, ce qui suffit à entraîner des phénomènes de torsion et des ruptures au niveau des soudures et des boulonnages.

        Deux mots sur les ailes du Boeing qui s’est encastré dans le Pentagone : il faut rappeler que les ailes sont la partie la plus légère et la plus souple d’un Boeing, car elles sont en aluminium. Elles ont donc pu se plier au moment de l’impact : ce n’est pas moi qui le dis, mais Jacques Rolland, l’un des plus grands experts en crashs aériens.

        A propos du crash de Shanksville : certains sites complotistes essaient de faire croire qu’aucun corps ni aucun débris n’a été retrouvé sur le lieu du crash, ce qui est totalement faux. Les débris de l’appareil existent et se sont dispersés sur plusieurs centaines de mètres autour du cratère. Le légiste Wally Miller a retrouvé de nombreux restes humains et a réussi à identifier la plupart des corps à partir de leur ADN : son rapport a été rendu public.

        Un dernier point : vous rappelez, à juste titre, que l’Irak n’avait aucun lien avec les attentats du 11 septembre. Et vous avez raison. L’intervention américaine était fondée sur un mensonge d’Etat (l’existence d’armes de destruction massive en Irak), mais n’avait aucun rapport avec les attentats. D’ailleurs, les Etats-Unis n’ont jamais été en mesure d’établir le moindre lien entre Saddam Hussein et Al-Qaïda : ils se sont contentés de dire que l’Irak était un « Etat voyou » qui détenait des armes de destruction massive et qui menaçait la paix et la stabilité du Moyen-Orient. Je tiens toutefois à préciser que l’intervention en Afghanistan a précédé l’intervention en Irak : les crédits pour l’intervention en Afghanistan ont été votés immédiatement après les attentats (en octobre 2001 je crois), et l’OTAN est intervenue en Afghanistan dès la fin de l’année 2001 dans le but de renverser le régime taliban et de traquer Oussama Ben Laden. Cette intervention a été approuvée par une résolution de l’ONU et a été menée par une large coalition internationale (dont la France faisait partie). L’intervention en Irak, en revanche, n’est survenue que deux ans plus tard, en 2003, et n’a pas été approuvée par l’ONU, ce qui a obligé les Etats-Unis à agir en dehors de toute légalité internationale.

        Cordialement.

        Le Centriloque

      • Pour moi la meilleure preuve de l’inanité de la théorie de la démolition contrôlée est dans la vidéo « complotiste » suivante : https://www.youtube.com/watch?v=Cw8_YPQLH5I. Le début de l’effondrement de chaque tour a eu lieu précisément au niveau de l’impact de chaque avion, impact qui s’est produit à des hauteurs différentes pour chaque tour. L’effondrement est donc bien lié aux dommages causés à la structure des tours par les avions et l’incendie qui en a résulté, et non pas à un dynamitage organisé.

  4. Tomab, c’est vrai je n’allume pas souvent mon poste de télévision, je regarde rarement France2 et je ne paye pas ma redevance, voilà!
    Maintenant est-ce que vous pourriez m’indiquer le titre de cet « excellent reportage » que vous avez vu sur France2?
    Peut-être est-il visible sur Youtube?
    Je veux bien faire un effort pour le regarder si vous me le conseillez.

    Centriloque: « Voyons MC, allez jusqu’au bout de votre pensée… »

    Alors le fond de ma pensée c’est très simple :

    Tous ces « terroristes islamistes » qui nous attaquent depuis 1 an sont identifiés et connus de nos services de renseignement et de police depuis longtemps, et c’est bien normal puisque depuis le 11 septembre 2001 TOUS LES SERVICES DU MONDE TRAQUENT CES ISLAMISTES.
    Malheureusement pour nous nos dirigeants (Hollande et ses amis) on CHOISI délibérément de laisser agir ces assassins. On l’a bien vu : ils ont pu venir faire leur carnage en plein Paris et repartir sans être inquiétés…
    Nos dirigeants sont des traîtres.

    • Bonjour Mc et merci pour votre fidélité. On peut raisonnablement penser que les pouvoirs publics ont fait preuve de négligences et qu’ils n’ont pas tout mis en oeuvre pour éviter les tueries que vous évoquez, mais je n’irai certainement pas jusqu’à dire qu’ils ont volontairement « laissé faire ». Quand vous dîtes que le gouvernement a « choisi délibérément de laisser agir des assassins », vous accusez sans preuves et vous retombez dans le complotisme… Nous vivons en démocratie, et non dans un Etat policier. On ne peut pas mettre en taule tous les types fichés S ni poster des militaires à chaque coin de rue pour empêcher des tarés fanatisés d’ouvrir le feu dans des lieux publics. L’Etat n’a peut-être pas fait tout ce qui était en son pouvoir, mais l’Etat ne peut pas tout faire. C’est angoissant, mais c’est la triste vérité.

  5. Entendu au journal de TF1 ce soir (à propos de l’Angleterre qui veut quitter l’Europe) :

    « […] malgrès tout il faut reconnaître que l’Europe a apporté la paix. »

    Aaarrrrggghh…. J’ai failli avoir une crise cardiaque en entendant cela.

    Voilà pourquoi je ne regarde plus la télévision, ça me rend malade d’entendre des bêtises pareilles.

  6. bonsoir, suite a votre commentaire du document , je me devais de soulever une erreur de votre part et je finirais par contredire quelques informations erronees (si vous le permettez) concernant vos explications des « protocoles des sages de sion » ce sera un peu long alors merci de votre patience et indulgence car ce sont des sujets (je pense) qui ne peuvent etre traités en quelques lignes: 1 je cite »c etait la plus belle demolition controlée…de nouvelles charges aluminothermiques ont été utilisées!  » propos de Danny Jowenko,eminent expert mondiale en demolition…(http: // WTC7.NET/SILENCE.HTML.) Donc les immeubles ne tombent verticalement ,comme le wtc7 que lorsqu ils sont detruits par demolition controlée(pour ne pas endommager les structures adjacentes ce qui necessite plusieurs semaines de preparation… 2 les Etats Unis disposent de 26 services secrets differents (budget 30 milliards de dollards) mais personne n eut vent de ces futurs attentats 3 certaines adresses de ces terroristes se trouvaient dans les environs proches de certaines bases militaires (Fort smith pres de la base de la CIA de mena)source:Ekstra bladet… Puis tant d autres choses surprenantes comme :la defaillance de tous les systemes d alarmes au niveau militaire,gouvernemental , aviationlors des attentats… Vous trouverez beaucoup d autres details dans le livre de Robin de Ruiter,co auteur Fritz Springmeier (Les 13 lignees sataniques Vol 1,Mayra publications) je ne sais si je peux citer ce livre vu son interdiction en France en 2007 et interdiction de publicite,mais je tiens a citer mes sources au nom de notre »Chere liberte d expression ». Une explication sommaire de ce livre se trouve dans l interview de Springmeier que l on peut trouver librement sur you .tube. Pour finir, »Les protocoles existaient bien avant le gouvernement du Tsar 2 .Ils lui auraient ete remis par le general Tcheverine intentionnellement pour nuire aux Juifs en Russie.De son vivant le Tsar ne les a jamais propages.De plus ils auraient contenu des propos diffamant la police secrete russe,ce qui aurait ete absurde. Selon le vol 2 du livre « Les 13 lignees satanique »ils seraient issus d une lettre de « Constantinople 1489 » et certaines riches familles se l aurait appropriee pour creer les protocoles et prendre l ascension sur le monde..Des lors que ces memes protocoles furent connus par le gouvernement, ces memes familles,paraitrait il ont dissimule leurs identites se presentant comme des Juifs dans les protocoles : »Discours du Rabbin »1859 Ensuite,ils auraient discredite ce livre en incorporant beaucoups de ses elements:Dialogue aux Enfers entre Machiavel et Montesqieu »1865 de Maurice Joly(qui s en ai lui meme servi contre Bonaparte 3 qui voulait eradiquer les droits acquis depuis la Revolution francaise Machiavel =Bonaparte et Montesquieu=le peuple Par consequent il s en est suivit _une discreditation de ces protocoles _un puissant acharnement de haine encore vivace(malheureusement)contre les Juifs.Ce qui entraine de ce fait la compassion et la montee du sionnisme Juif qui est a l oppose je pense du judaisme et des Ecritures Saintes. Voila! mon opinion issue de ces differentes lectures que je ne prends pas pour des revelations absolues mais le travail « enorme »de ces auteurs qui ont difficilement trouve d editeur merite alors selon moi de l attention J espere beaucoup d avis de personnes eclairees sur le sujet ou apres avoir vu l interview ou lu le livre .J insiste aussi sur le fait que prendre du recul apres ces lectures est « vital et necessaire »car hormis le fait que je garde un oeil avise ,elles m ont beaucoup perturbe

    • Merci Nasri pour votre commentaire.

      Vous citez les propos de Danny Jowenko, un expert hollandais en démolitions contrôlées : l’interview de Jowenko, enregistrée en 2006, est bien connue des « truthers » et des milieux complotistes. Elle a d’ailleurs été postée sur de nombreux sites consacrés au 11/09, notamment le célèbre site « ReOpen 911 ». Je voudrais simplement faire trois remarques à propos de cette interview :
      1) Vous savez, tout comme moi, que les experts sont en désaccord sur les attentats du World Trade Center : les « truthers » ne donnent la parole qu’aux experts qui défendent la théorie de la démolition contrôlée, et dénigrent systématiquement ceux qui défendent la version officielle. Vous savez aussi qu’aucun expert n’est infaillible, et que les firmes, les laboratoires et les administrations sont peuplés d’experts qui se trompent.
      2) Il est évident que Danny Jowenko a été « piégé » : on lui a montré UNE SEULE vidéo, sous UN SEUL angle, sans lui dire qu’il s’agissait d’une tour du WTC détruite lors des attentats du 11/09. Et on lui demande une expertise immédiate, à chaud, sans prendre le temps nécessaire à l’analyse. Or, la vidéo qui a été montrée à Jowenko ne permet pas de comprendre comment la tour 7 est tombée : il existe d’autres images beaucoup plus parlantes qui permettent de mieux comprendre l’ampleur des dégâts et la façon dont la tour est tombée. Si Danny Jowemko avait visionné toutes les images disponibles de la tour 7, son analyse aurait sans doute été différente.
      3) L’interview de Danny Jowenko a manifestement été trafiquée dans le but de manipuler le téléspectateur : il faudrait voir l’interview EN ENTIER (et non les quelques bribes d’interviews que l’on peut voir sur votre vidéo). Tous les journalistes savent qu’il est très facile de trafiquer une interview (en posant des questions très orientées, en tronquant les propos de la personne interviewée, en ajoutant une voix-off et en modifiant l’ordre des réponses lors du montage final, etc.). La voix-off prétend que Jowenko n’a pas modifié ses conclusions quand on lui a révélé l’origine des images, mais RIEN ne permet de le vérifier dans la vidéo. Admettez que la manipulation existe PARTOUT, et pas uniquement dans les médias « officiels ».
      Pour finir sur la tour 7, je vous invite à consulter cette page du site « Perles du 911 » qui remet en cause quelques idées reçues à propos de la tour WTC7.
      http://perlesdu911.blog4ever.com/les-manipulateurs-du-net-reopen911

      En ce qui concerne les Protocoles des Sages de Sion, il existe encore des zones d’ombre à propos des circonstances précises dans lesquelles a été rédigé cet ouvrage, mais les spécialistes ont aujourd’hui une assez bonne connaissance de ce texte. Nous savons qu’il s’agit d’un faux rédigé au début du XXe siècle à la demande de la police secrète du Tsar Nicolas II. Nous savons aussi que les Protocoles des Sages de Sion sont une sorte de patchwork composé à partir de morceaux de textes plus anciens (ex: Maurice Joly). Ce texte repose sur la stratégie du mille-feuilles: l’accumulation de rumeurs, de croyances anciennes et d’arguments erronés donne aux lecteurs naïfs l’impression que la démonstration globale est convaincante, ce qui explique le succès des Protocoles.
      Je n’ai pas lu le livre que vous citez, « Les 13 lignées sataniques ». Apparemment, ce livre est devenu la véritable « bible » des théoriciens du complot, puisqu’il reprend toutes les croyances complotistes relatives aux Illuminatis, aux juifs, aux Francs-maçons, et à tous les autres groupes qui ont, dans le passé, alimenté les fantasmes et les peurs de la population. Les auteurs de cet ouvrage ne sont pas des scientifiques reconnus : Robin de Ruiter est un journaliste obsédé par les complots, et Fritz Springmeier est un intellectuel raté qui s’est fait connaître aux Etats-Unis par ses théories complotistes délirantes sur les Illuminatis. Les écrits de ces deux personnages n’ont aucune espèce de valeur scientifique. Même si leur livre est bien écrit et bien documenté, cela n’en fait pas pour autant un travail scientifique. Il faut hiérarchiser les sources d’information, et ne pas mettre sur un même plan des travaux scientifiques et d’obscures ouvrages conspirationnistes. Et si les auteurs ont eu du mal à trouver un éditeur, c’est peut-être tout simplement parce que leur travail n’a pas été jugé sérieux. Très souvent, les auteurs qui ont du mal à publier leurs livres se font passer pour des victimes: ils prétendent qu’ils sont victimes de « censure » ou de « complot » alors que ce n’est pas le cas. Par ailleurs, Springmeier et Ruiter n’ont pas découvert que les « Protocoles » reprenaient des extraits du livre de Maurice Joly: les historiens le savaient déjà depuis longtemps.
      Je vous conseille de consulter les travaux de chercheurs reconnus qui ont étudié pendant de longues années les Protocoles des Sages de Sion :
      – l’ouvrage de l’historien britannique Norman Cohn : « Histoire d’un mythe. La conspiration juive et les Protocoles des Sages de Sion »
      – les travaux de l’historien Pierre-André Taguieff, notamment « Les Protocoles des sages de Sion : Faux et usages d’un faux »
      – le documentaire de Barbara Necek (diffusé sur Arte) : « La vérité est ailleurs, ou la véritable histoire des Protocoles des Sages de Sion »

      Je vous conseille également d’écouter sur le site de France Inter l’émission « La marche de l’histoire » du 30 janvier 2014, où le sociologue Gérald Bronner parle des théories du complot et plus particulièrement des Protocoles des Sages de Sion (voir lien suivant) :
      https://www.franceinter.fr/emissions/la-marche-de-l-histoire/la-marche-de-l-histoire-30-janvier-2014

  7. bonsoir J ai bien visione le reportage et j avoue que celui ci ne traite surtout que des consequences et manipulations des protocoles ce que D.Ruiter explique en details aussi ( d ailleurs je n ai jamais dit que c etait lui qui avait decouvert que Joly s en etait servi) avec encore plus d elements(c est l avantage des livres j en conviens) .Là ou je trouve que D.Ruiter et Springmaier se distinguent fortement c est qu ils remontent les siecles un peu plus loin et decrivent avec precision quelles grandes dynasties les avaient en leur possession ( ex: Carbonari _Loge de Misraim ) detail important pour comprendre un des elements qui forme la theorie d un complot tres haut. D Ruiter a effectivement debute en tant que pigiste politique mais ses formations en theologie,geopolitique et l avantage de parler sept langues ouvrent certainement des portes qui ne sont pas accessibles a tout le monde. Vous me dites de hierarchiser les informations donnees (et vous avez raison) mais on ne peut pas balayer systematiquement les « informations » d une personne en pretextantque ce ne sont pas des scientifiques renomes , qu ils n ont pas les competances requises dans (d autres contextes se serait meme discriminant) et meme si c etait le cas ça ne prouverait pas non plus sa bonne foi. Je pense que l ‘on doit avant tout apprecier « qualite ou faiblesse » de ses sources ainsi que la coherence de son cheminement pour pouvoir valider ou non ses propos c est plus constructif. Ex: Springmaier pretend que les Talibans ,introduits en Afganistant par le soutien financier des Americains,Pakistanais et Arabie Saoudite navaient pas que pour mission d empecher les refugies Afgans de tomber sous l influence des Islamistes en Iran ( leur ambassadrice aux Etats Unis etait Laila Helms niece de l ambassadeur des Etats Unis en Iran et chef de la CIA ) mais aussi de garantir la securite du Pipe line (gisement de gaz).Ne voulant plus cooperer une section paramilitaire americaine etait deja prete a combattre avec les Britanniques des le mois de juillet 2001 (17000 soldats).Alors peut etre avait ils leurs raisons,mais j avoue que l intellectuel « raté » donne une suite d evenements qui interpellent.

    • Je suis d’accord, le documentaire traite peu des origines du livre et parle surtout de son utilisation: c’est pourquoi j’ai mis d’autres références bibliographiques plus pertinentes. Les Protocoles des Sages de Sion ont été rédigés à partir de morceaux de textes plus anciens: c’est une sorte de bréviaire antisémite, une compilation de toutes les rumeurs et toutes les croyances antijuives qui ont circulé en Europe durant les siècles précédents. Il n’est donc pas surprenant de trouver dans ce livre des idées ou des théories beaucoup plus anciennes: cela ne prouve aucunement que le livre existait déjà avant le XXe siècle.
      En ce qui concerne Ruiter et Springmeier, je veux juste rappeler que l’histoire est une science (humaine, certes, mais une science quand même). Et comme toutes les sciences, elle obéit à des règles strictes. On ne s’improvise pas historien: ceux qui prétendent faire de l’histoire sans se plier aux exigences scientifiques de la recherche historique jouent un jeu risqué. Mais je veux bien admettre que, parmi tout ce qu’ont écrit ces deux auteurs, il y ait des choses intéressantes et pertinentes. Vous connaissez peut-être cet adage: le mélange du vrai et du faux est bien plus dangereux que le faux.

  8. bonsoir, merci de m avoir répondu aussi vite ,je ne manquerai pas de prendre connaissance des livres dont vous m avez fait part car consulter divers documentations permet d avoir une vue d ensemble et de debroussailler (dans la limites de nos moyens bien-sur)le vrai du faux et avoir une opinion plus objective.Cependant ,etant de nature à aller jusqu au bout dans mes opinions (ce qui me rend « chiante » certainement) j insiste a dire que de nombreuses archives dont l existance est formelle demontrent que ces PRINCIPES (protocoles)et non rumeurs ou croyances antijuives circulaient deja dans les annees 1800 .Que l on comprenne bien que je ne parle pas du livre mais de letres qui contenaient des strateges malsains autant sur le plan politique ,social ,humain pour manipuler les foules que l on retrouvent aujourd hui dans le livre avec les dialogues et accessoires ajoutes .C est tres important je pense d en parler car a mon avis tous les « conspirationnistes » ne sont pas des farfellus qui tentent de combler les zonnes d ombres par des theories fantasmees mais une petite poignees ont du se forger une opinion (a tort ou a raison) apres avoir pris connaissances de beaucoups d elements qui s articulent parfaitement entre eux jusqu a donner un resultat qui coincide aux evenements passes ou presents. Pour finir j ajouterai que meme si l histoire est une science qui n est pas a la portee de tous ,des faits sont des faits et lorsqu ils sont demontres le peuple est en droit de demander un minimum d explications afin justement d eviter ces jeux qui risquent d exacerber les plus vives paranoias

  9. Ce qui me fait rire c’est que votre propre « conclusion » anéantit + ou – tout ce que vous avez tenté de démontrer dans votre récit.

    _ « Le « dossier du 11 septembre » est trop complexe ».
    Donc il serait « trop complexe » pour légitimer les questions soulevées par ceux que vous appelez en gros les « conspirationnistes idiots »… mais il ne le serait pas pour vous ? Dit autrement ça donnerait : « C’est trop compliqué, ni vous ni moi n’avons les réponses… mais mon analyse est meilleure que la votre. ».
    Je suis désolé mais si c’est trop complexe ça l’est pour tout le monde et dans ce cas tous les points de vue sont à mettre dans la balance, pas que les votres.

    _ « zones d’ombre trop nombreuses pour qu’un jour toute la vérité soit faite ». Vous reconnaissez vous-même qu’il y a de nombreuses zones d’ombre. J’aimerais que vous m’expliquiez en quoi s’interroger, se poser des questions, est idiot face à des zones d’ombres.
    Le problème est que le terme « conspirationniste » est un terme fourre-tout. On y met ceux qui penchent systématiquement pour le complot dès qu’il y a doute mais également ceux qui ne prétendent rien, qui ne tirent aucune conclusion mais se posent des questions et attendent des réponses.
    Je fais partie de cette seconde catégorie. Je n’ai jamais pensé ni prétendu qu’il s’agissait d’un complot de qui que ce soit. Je suis un être pensant et devant des faits qu ne sont pas clairs ben je me pose des questions.
    Ce que je trouve idiot c’est de voir le monde de manière manichéenne avec d’un côté les gentils qui « savent que c’est Oussama Ben Laden » et de l’autre les méchants « qui croient que je-ne-sais qui est derrière tout ça ». Vous oubliez tous ces gens « au milieu » qui se contentent de se poser des questions.
    Alors si vous considérez que réfléchir et se poser des questions sont une mauvaise chose, alors je me demande bien qui est idiot…

    _ « Il faut continuer le travail de déconstruction des rumeurs, des mythes et des fantasmes conspirationnistes. »
    Absolument d’accord mais ce n’est pas en dénigrant systématiquement les idées de ceux qui ne pensent pas comme vous qu’on y arrivera.

    Je n’attends que ça moi, qu’on éclaircisse un à un toutes les zones d’ombre. Hors à chaque fois que je tombe sur de nouveaux documents ou vidéos supposés démontrer quoi que ce soit, tout ce que je trouve ne vole pas plus haut que :
    _ « Ok ça n’est jamais arrivé mais c’est pas impossible… »

    Que vous le vouliez ou non, il y a un nombre presque infini de questions autour du 9/11 mais très peu de réponses…

    • Bonjour Gvar, et merci pour votre commentaire.

      J’approuve totalement votre critique du manichéisme naïf qui oppose les « complotistes » d’un côté aux gens lucides de l’autre. Et si vous relisez attentivement l’introduction de mon article ainsi que les nombreux commentaires, vous constaterez que je ne bascule jamais dans ce manichéisme-là, et que je fais la différence entre les simples sceptiques (qui, comme vous, se posent des questions) et les complotistes (qui rejettent en masse la version dite « officielle » et adhèrent à une ou plusieurs théories du complot). Cela dit, je sais que le scepticisme sert souvent d’alibi facile aux théoriciens du complot, et que bon nombre de sites Internet complotistes prétendent simplement « se poser des questions ». Il faut donc rester prudent.

      Dans cet article, je souhaite montrer que, malgré des zones d’ombre, la version officielle n’est pas si invraisemblable que voudraient le faire croire certains théoriciens du complot, et que la manipulation n’est pas toujours du côté que l’on pense: les sites et ouvrages conspirationnistes cités dans l’article emploient souvent des raccourcis et des raisonnements fallacieux pour démontrer qu’il y a complot. Plusieurs internautes sceptiques ont laissé des commentaires dans lesquels ils attiraient mon attention sur certaines zones d’ombre ou certaines incohérences apparentes dans la version « officielle »: à chaque fois je prends le temps d’examiner les informations qui me sont fournies, de les vérifier, de faire quelques recherches complémentaires, et au bout du compte je réussis souvent à montrer que les éléments présentés comme « suspects » ne sont pas si suspects qu’on pourrait le croire, et que les incohérences apparentes peuvent parfois être expliquées de façon rationnelle sans invoquer un hypothétique complot.

      Quant à la conclusion de mon article, elle ne « démolit » pas ce qui est écrit précédemment (en 5 lignes, on ne démolit pas grand chose): je relativise simplement mon propos, sans toutefois le renier. C’est une façon de dire que la discussion reste ouverte, et que je n’ai pas la prétention d’avoir épuisé le sujet. Les « zones d’ombre » existent, oui, mais là où il y a des zones d’ombre, il n’y a pas forcément complot. Les informations qui nous manquent ne sont pas nécessairement des choses que l’on nous cache: affirmer le contraire, c’est déjà pencher sérieusement vers la thèse du complot!

      Cordialement,

      Le Centriloque.

  10. Pingback: 15 ans après le 11 Septembre, les théories complotistes séduisent toujours | Le Centriloque

  11. Certes, il y a de nombreuses questions qui resterons possiblement sans réponse, mais ces deux tours étaient-elles conçues pour résister à l’impact d’un avion de ligne ? Vraissemblablement pas ! Ce type d’impact, inimaginable dans les années soixantes, au moment de leur conception, n’a certainement pas été intégré par l’architecte en chef, Minoru Yamasaki, et son équipe.
    Une des causes possibles de l’effondrement des deux tours pourrait-être, en complément de l’impact des avions- qui aurait été la cause première – un défaut de structure des fondations de ces dernières, peut-être également fragilisées par les attentats de 1993 ?
    Parmi les enquêtes demandées par les autorités, l’équipe du Maire de New-York, il avait été commandé à la société X (que je ne citerai volontairement pas ici) un « scanner » par imagerie via résonnance magnétique, des infrastructures des fondations du WTC, ce suite à l’effonfrement des 2 tours afin d’étudier l’ensemble des causes de l’effondrement (trop) rapide des deux tours.
    Les résultats auraient montré, d’après les dires des ingénieurs qui ont réalisé ces mesures, des non-conformités dans les fondations avec des défauts de structure (ferraillage) qui auraient été insuffisantes compte tenu de la hauteur des tours.

    Ainsi, la théorie du complot ne serait pas crédible… A l’exception de ces mesures qui, il me semble, n’ont jamais été communiquées.
    Un défaut de conception peut-il être assimilé à un complot ? Non ! Plutôt à une incompétence…

    Effigie

    • Tenez les dernieres nouvelles 🙂 . : Ce qui est considéré comme la plus grande « théorie du complot » depuis l’assassinat de JFK , à savoir que le 911 était un inside job et que l’effondrement des tours jumelles était une démolition contrôlée, est désormais prouvée par une étude de haut niveau trés sourcée.

      Et c’est pareil pour maintes pseudo théories du complots (quasiment tout ce qui porte ce label) qui ont explosé en plein vol, on en a rapporté ici pas mal .

      En somme, le label « théorie du complot » créé en 1967 par la CIA pour discréditer les vérités gênantes, vient (une fois de plus) de s’effondrer définitivement !

      Pire, ou mieux : il est maintenant prouvé scientifiquement qu’une théorie du complot est un gage de vérité !

      Qui dit mieux ??? …

      Est ce que vous avez lu cette news dans un média grand public ???

      Est ce que vous l’avez Vu à la télé ?

      Non ?

      Hé bien Expliquez moi simplement …. POURQUOI ?!

      Pourtant c’est énorme !

      L’info est en page 23 de Europhysics news, une publication qui appartient à the European Physical Society, et non pas l’ European Scientific Journal comme le rapportent certains médias alternatifs qui n’ont pas vérifiés l’info, une revue qui n’a pas de comité de lecture (mais 4 personnes dont 2 universitaires, un ingénieur et un architecte ont écrit l’article : c’est une étude de haut niveau ) – sous le titre 15 YEARS LATER: ON THE PHYSICS OF HIGH-RISE BUILDING COLLAPSES :

      15 ans après les attentats du 11 septembre, Europhysics news, une publication de the European Physical Society a publié un article intitulé « 15 ans plus tard : sur la physique des effondrements des grandes tours », dans lequel ils analysent l’effondrement de trois bâtiments du World Trade Center. Les résultats de leurs conclusions continuent d’indiquer que les tours du World Trade Center ont été détruites par démolition contrôlée, et le fait que ce sujet controversé a été couvert par une publication qui bénéficie d’un comité de rédaction (ce point n’est pas exact donc, pas de comité de lecture, ce qui n’enlève rien à la qualité de l’étude – note de Z) des universités réputées et d’autres à travers le monde (en dépit de l’avertissement de l’article), peut être considéré comme une autre petite victoire pour le mouvement de la vérité sur le 9/11.

      L’étude a été écrite en collaboration par Steven Jones, de l’université Brigham Young (maintenant à la retraite), Robert Korol de l’université McMaster, un ingénieur en conception mécanique dans l’industrie aérospatiale, Anthony Szamboti et Ted Walter de Architects & Engineers for 9/11 Truth. L’étude hautement sourcée décompose les preuves scientifiques tout en révélant les écarts dans le rapport officiel du NIST, et nous proposons à nos lecteurs (surtout les sceptiques) de le lire dans son intégralité.

      L’un des témoignages les plus importants sur l’effondrement des tours du World Trade qui a été porté à l’attention de l’étude provient du plus haut ingénieur des tours, John Skilling. Ce n’est apparemment pas assez pour les sceptiques de prendre au sérieux les conclusions de milliers d’architectes et d’ingénieurs, mais un sceptique devrait au moins prendre en considération l’expertise de l’un des hommes qui a construit les tours du WTC.

      Chaque type de catastrophe qui peut arriver à un immeuble de grande hauteur doit être pris en considération au cours des processus de conception et de construction, y compris l’impact d’un avion. Selon un rapport de 1993 de The Seattle Times, les tours ont été analysées il y a des années, après qu’une préoccupation a été soulevée sur le cas où un avion frapperait l’Empire State Building. Il a été conclu à l’époque que les tours pourraient résister à l’impact d’un Boeing 707.
      Dans une déclaration faite à The Seattle Times par Skilling :

      « Nous avons examiné toutes les choses possibles qui pourraient arriver aux bâtiments, même dans la mesure d’un avion frappant le côté, mais ces jours les gens pensent beaucoup aux terroristes. » Il poursuit : « Notre analyse a révélé que le plus gros problème serait le fait que tout le carburant (de l’avion) s’est déversé dans le bâtiment. Il y aurait eu un feu épouvantable. Beaucoup de gens auraient été tués. La structure du bâtiment serait toujours là. Cependant, je ne dis pas que des explosifs correctement appliqués de cette ampleur ne pouvaient pas faire une énorme quantité de dégâts. Je suppose que si vous prenez le meilleur expert dans ce type de travail en lui ordonnant de détruire les tours jumelles, je serais prêt à parier qu’il pourrait le faire. »

      Comme indiqué dans l’étude : « En d’autres termes, Skilling croyait que le seul mécanisme qui pourrait faire tomber les tours jumelles était une démolition contrôlée. » Il convient de souligner également qu’un immeuble de grande hauteur à charpente d’acier ne s’est jamais complètement effondré à cause d’un feu. Et pourtant, le 11 septembre 2001, trois bâtiments se sont effondrés soi-disant de cette manière, dont l’un n’a même pas été touché par un avion.
      C’est sur ce dernier point que les auteurs ont conclu leur étude. Ils déclarent :

      « Il convient de répéter que les incendies n’ont jamais causé l’effondrement total d’un gratte-ciel à charpente d’acier avant ou depuis le 9/11. Avons-nous assister à un événement sans précédent à trois reprises le 11 septembre 2001 ? Les rapports du NIST, qui ont tenté de soutenir cette conclusion peu probable, ne parviennent pas à convaincre un nombre croissant d’architectes, d’ingénieurs et de scientifiques. »

      • Merci Luigi pour votre commentaire.

        Je viens de lire avec attention l’article dont vous parlez, et qui s’intitule « 15 years later: on the physics of high-rise building collapses ». L’article est effectivement très intéressant car il reprend, en les énonçant de façon très claire et très scientifique, les principaux arguments corroborant la thèse de la démolition contrôlée. Cela dit, Luigi, cette étude n’a rien de révolutionnaire : les arguments sont déjà connus depuis longtemps, et l’article n’apporte aucune preuve formelle de démolition contrôlée. Les auteurs montrent que l’effondrement des tours 1, 2 et 7 présente certaines ressemblances avec une démolition contrôlée : cela n’est pas une preuve. L’article reparle aussi des fameux « squibs » (les projections de matière observées à plusieurs étages des Twin Towers au moment de leur effondrement) : ces petites explosions ne prouvent aucunement l’utilisation d’explosifs et peuvent s’expliquer facilement par d’autres phénomènes tout à fait rationnels (j’ai déjà évoqué ce point dans mon article, donc je n’y reviens pas).

        Comme vous l’avez rappelé, la revue Europhysics News ne possède pas de comité de relecture, ce qui est problématique: même si les auteurs de l’article sont compétents dans leur domaine, ils peuvent commettre des erreurs ou manquer d’objectivité, ce qui rend nécessaire une relecture impartiale par des pairs. C’est une règle élémentaire de la recherche scientifique. De plus, j’aimerais attirer votre attention sur le fait que la rédaction a placé un avertissement au début de l’article: « This feature is somewhat different from our usual purely scientific articles, in that it contains some speculation. However, given the timing and the importance of the issue, we consider that this feature is sufficiently technical and interesting to merit publication for our readers. » Cette remarque est importante : la rédaction souligne que l’article n’est pas « purement scientifique » étant donné qu’il repose sur un certain nombre de spéculations, c’est-à-dire de suppositions non démontrées. Par conséquent, et contrairement à ce que vous affirmez, cet article ne « prouve » pas qu’il y a eu démolition contrôlée: il ne fait qu’avancer des arguments qui tendent à corroborer la théorie défendue par les auteurs.

        Parmi les quatre auteurs de l’article, on retrouve le fameux Steven E. Jones, un mormon illuminé connu pour ses théories complotistes et pour ses recherches sur les preuves archéologiques de la venue du Christ en Amérique du Sud. Les travaux de Steven E. Jones sur le World Trade Center sont très controversés, et n’ont jamais été pris au sérieux par la communauté scientifique. Parmi les auteurs on trouve aussi un certain Ted Walter, qui travaille au sein de l’association « Architectes et Ingénieurs pour la Vérité sur le 11 Septembre », mais qui n’est ni architecte ni ingénieur… Quant à Anthony Szamboti, il est ingénieur dans l’aérospatiale mais n’est pas reconnu comme un expert en architecture. Par conséquent, parmi les quatre auteurs de l’article, seul Robert Korol semble qualifié pour traiter du sujet.

        Je voudrais aussi revenir sur les références bibliographiques. Vous dîtes que l’article est très sourcé, mais avez-vous jeté un œil aux sources en question ? Parmi les 15 références bibliographiques, on trouve 2 articles de Steven E. Jones, qui est l’un des 4 auteurs ! Il y a tout d’abord un article paru en 2006 dans le « Journal of 9/11 Studies », et un article de 2009 paru dans « Open Chemical Physics Journal » et co-signé par Niels Harrit et par Steven E. Jones. Autrement dit, Steven E. Jones se cite lui-même comme source, ce qui pose là encore quelques problèmes d’objectivité. Les théories complotistes sont toujours relayées par les mêmes auteurs qui ne cessent de se citer les uns les autres. En outre, sur les 15 références citées, 4 articles proviennent du site « Journal of 9/11 Studies », l’un des principaux sites complotistes sur le 11 Septembre, qui cherche à se présenter comme un site scientifique sérieux et crédible mais qui a relayé pendant des années plusieurs théories complotistes farfelues sur le 11 septembre. Je vous conseille de lire le site « Journal of Debunking 9/11 Conspiracy Theories », qui déconstruit les publications du « Journal of 9/11 Studies » (et qui dispose d’un comité de relecture).

        Il y a plusieurs choses qui me dérangent un peu dans l’article. Tout d’abord, certaines affirmations me semblent discutables. L’article prétend à plusieurs reprises que les tours se sont effondrées sur leur base et que les débris se sont gentiment déposés à l’intérieur des fondations (« inside the building’s footprint »), comme lors d’une démolition contrôlée. Or, plusieurs vidéos et photographies des décombres du World Trade Center montrent que les débris sont tombés sur plusieurs centaines de mètres à la ronde autour de l’emplacement des tours. Par ailleurs, les auteurs évoquent une chute « à la vitesse de la chute libre », ce qui est inexact : les immeubles sont tombés à une vitesse proche de la chute libre, mais ils ne sont pas tombés en chute libre (sur ce point, je vous renvoie aux publications de l’ingénieur Jérôme Quirant).

        Le principal argument de l’article consiste à dire qu’avant le 11 septembre 2001, aucun gratte-ciel ne s’est jamais effondré entièrement sous l’effet d’un incendie, et que les trois seuls cas connus sont les tours WTC1, 2 et 7. Mais les auteurs semblent oublier le caractère absolument inédit des attentats du 11 septembre : avant 2001, aucun aéronef n’a été détourné par des terroristes sur le territoire américain et utilisé comme projectile contre des gratte-ciels en plein Manhattan. Et à ma connaissance, cela ne s’est pas reproduit depuis 2001, fort heureusement. Il est donc normal que les dégâts observés soient d’une ampleur inédite. Les tours 1 et 2 se sont mangé en pleine poire un Boeing lancé à pleine vitesse, et la tour 7 s’est mangé en pleine poire des tonnes de débris incandescents projetés par la tour 1 (située à seulement 100 mètres) et a été dévastée pendant 7 heures par un gigantesque incendie parfaitement visible sur les vidéos montrant les façades sud et ouest de l’immeuble. Il faut quand même être sacrément culotté pour affirmer que les trois tours auraient dû résister à une telle catastrophe !

        Vous demandez pourquoi l’étude de Steven Jones, Athony Szamboti, Ted Walter et Robert Korol n’a pas été citée à la télévision et dans les grands médias publics. La réponse me semble évidente : il n’y a ni censure, ni complot, c’est tout simplement le manque de crédibilité de cette étude qui explique pourquoi elle a été ignorée par les grands médias et par la communauté scientifique. Mais vous êtes libre de penser qu’il existe un complot visant à empêcher la vérité d’éclater…

        Cordialement,

        Le Centriloque

    • Il parait évident que, le dynamitage volontaire étant écarté et les tours s’étant bien effondrées, soit les architectes n’ont pas pris en compte, dans leurs calculs de structure, l’éventualité d’un avion de ligne les percutant, soit la réalisation a été fautive. Je penche plutôt pour la première hypothèse car les sociétés de contrôle doivent être particulièrement attentives lorsqu’il s’agit de bâtiments de grande hauteur.
      Cependant dire qu’il s’agit d’incompétence me parait bien sévère : dans l’aviation civile en 1970 on craignait un détournement, éventuellement une bombe mais personne n’imaginait un commando suicide.

      • Je parlais d’incompétence pour défaut de conception en faisant principalement référence aux fondations des tours présentant des défauts de structures, plus précisement des fondations incomplètes, pas assez étendues sur l’un des côté des tours…

  12. « La théorie de la « démolition contrôlée » soulève deux questions très simples mais tout à fait essentielles. La première question est : pourquoi ? Pourquoi piéger les tours avec des explosifs ? Pourquoi les auteurs du prétendu complot se seraient-ils donné autant de mal ? Pourquoi auraient-ils pris le risque d’éveiller les soupçons en piégeant les tours alors que les avions détournés suffisaient pour faire de nombreuses victimes et pour infliger un traumatisme sans précédent à la nation américaine ? Rien ne justifiait le recours à une démolition contrôlée. Absolument rien ! »
    demandes a Silverstein, proprietaire du batiment,celui ci plein d’amiantes devait absolument etre detruit ou renové entierement , tu sais combien ca coute ce genre de travaux pr des batiments comme ca ?
    le plus rentable etait de les faire sauter et les reconstruire, ceci etait donc prevu avant le 11septembre cher ami…alors la « raison » il yen a au moins une, comme souvent, l’argent. (aussi mr silverstein a souscrit une assurance quelques mois avant pr les deux batiments , specifiant(!) notament contre des possibles attaques terroristes, bref, mais ca aussi pr un theoricien de la coincidence comme vous cela ne pose pas de probleme…(je ne parle pas meme du fait que ds une interview lui meme dit , on a pris la decision de « pull-it »….je suis builingue, je sais ce que veeux dire « pull it »…c.a.d : « faire sauter »..et pas autre chose..bref)
    et les delits d’initiés commis le jour precedent l’attaque ? qui etais au courant ? les « simples » reseaux terroristes ? bien alors 10-15ans apres alors on devrait avoir les resultats d’enquetes non ? (tjrs gardés top secret , bah voyons)…mais a part ca pr vous il ny a pas de « complot »
    il ya au moins un complot pr dissimuler des preuves
    article de collabo a la mafia interationale sacrificatrice..(oui oui, tiens les « sacrifices et pratiques occultes de certains societes secretes aussi ca vous parle ? bah non je suppose des « racontars  » pr vous hein 😀 ca ne vous serez pas venu a l’idee que cela pourrait avoir un rapport ? ..skull n Bones, Bohemian Grove, tout ca ,c’est de l’imagination de pauvres conspirationiste fous..bien entendu 😀
    Pour les gens comme vous ,apres le degout que chaque collabo me donne, jai de la peine en vrai, puis vous me faites rire, faut le vouloir avec le 11 septembre pr encore faire partie des theoriciens de la coincidence…faut sacrement lui en mettre sur le dos a la « coincidence » ici, ila ya trop a citer ,bien sur comme vous dites « des zones d’ombres ne prouvent pas le complot » VRAI, elles ne prouvent pas non plus l’inverse ! nest ce pas !? bref …
    les complotistes mettrons tout sur le complot vous sur le coup de « pas de chance »des coincidences…ou des superman terroristes musulmans du 11septembre que on peut quand meme comparer a des genre de super heros, des trajectoires que nombreux pilotes professionels jugent IMPOSSIBLES, et le saviez vous il ny a meme pas dimage d’eux embarquant ds le dernier(!) avion mais dans leur avant dernier seulenemnt, sinon non ,pas une image daté/heure de l’embarquement ds un des aeroport les plus surveillé des USA (detroit si mes souvenirs sont bon) donc conclusion ; nous devrions avoir des videos datables officielles des embarquements ,hors il yen a meme pas !! lol ils ont mis une de leurs anciens embarquement comme « preuve », inverifiable..bidon..bref…
    tu veux en finir avec la theorie de la conspiration ? essaie encore, comme la plupart des articles de ce genre, tu ne reprend que les idees bancales, et affirmations farfelues des conspis, mais elude le plus pertinent ,com dab…
    la je nai cité que quelques elements, il yen a des tonnes qui ne colle pas avec la version officielle ,tiens tant que jy pense, (regardez l’interview en camera caché dun des principaux temoins du pentagone, la chauffeur de taxi, il avou que cetait un coup monté, et la video demontre l’impossibilité de son temoignage le jour du drame…mais pr ca non plus ,jai pas vu d’article ou de video des theoriciens de la coincidence..
    Bref..
    je vous souhaite d’ouvrir les yeux sur la triste réalité de ce monde…
    bonne journée

    • « Collabo », « théoricien de la coïncidence »… Bravo, vous m’avez démasqué ! Vous êtes drôlement perspicace…

      Tout d’abord, étant donné qu’on n’a pas gardé les cochons ensemble et qu’on ne se connaît pas, on va s’en tenir au vouvoiement, d’accord ?

      C’est la première fois qu’on me traite de « collabo ». Je trouve cela amusant. Mais avec qui ai-je « collaboré » ? Avec l’Empire du Mal ? Le Nouvel ordre mondial ? Les Illuminatis ? J’aimerais savoir exactement de quoi on m’accuse. C’est mon droit, en tant qu’accusé, non ?

      En ce qui concerne les sociétés secrètes et les organisations privées telles que les « Skull & Bones » ou le « Bohemian », évitez de parler de choses auxquelles vous ne connaissez rien. Ces organisations nourrissent depuis des années toutes sortes de fantasmes et de rumeurs complotistes, et vous y croyez dur comme fer alors qu’au fond, je suis sûr que vous n’y connaissez pas grand-chose, tout comme moi d’ailleurs. C’est comme la franc-maçonnerie, qui déchaîne depuis 200 ans les pires calomnies et les pires rumeurs relayées par des types qui ne connaissent rien au sujet.

      « Théoricien de la coïncidence », j’avoue que l’expression est assez bien trouvée. Mais elle est inappropriée, malheureusement. Car je ne cherche pas à « théoriser » la coïncidence. Et je ne cherche pas à TOUT expliquer par des coïncidences. Je rappelle simplement que les coïncidences existent. Je rappelle également que des rumeurs d’attentat contre les Etats-Unis ont circulé peu avant le 11/09, et que ces rumeurs n’ont pas été prises au sérieux par le gouvernement américain. Ces rumeurs peuvent expliquer les mouvements spéculatifs observés à Wall Street avant les attentats. Elles expliquent sans doute aussi pourquoi Larry Silverstein a souscrit un contrat d’assurances contre les risques d’attentat terroriste quelques semaines seulement avant le 11 septembre.

      En ce qui concerne le désamiantage des tours du WTC, il faut faire attention aux informations que l’on peut rencontrer sur le net. D’une site à l’autre, on trouve des informations contradictoires : certains sites affirment que les tours du WTC étaient remplies d’amiante, mais d’autres disent le contraire. Au Canada, l’Institut de l’Amiante a publié dès 2002 un article expliquant qu’il y avait peu d’amiante à l’intérieur des Tours Jumelles (voir lien ci-dessous). En fait, les Etats-Unis ont limité l’usage de l’amiante dès le début des années 70, c’est-à-dire à l’époque de la construction des tours. Lors de la construction des Tours Jumelles, l’amiante n’a été utilisé que dans les étages inférieurs; pour les autres étages, l’amiante a été remplacé par des produits de substitution moins efficaces (mais qui se sont avérés, eux aussi, dangereux pour la santé).
      http://www.chrysotile.com/data/newsletter/nl003_fr.pdf
      Par ailleurs, certaines sources prétendent que Larry Silverstein n’a fait aucune rénovation dans les tours avant les attentats, mais d’autres sources prétendent qu’il a déboursé 200 millions de dollars pour rénover et pour mettre aux normes les immeubles du WTC. Il faut donc rester prudent : je pense qu’il y a beaucoup d’intox à propos de cette histoire de désamiantage.

      Un dernier mot sur Larry Silverstein. Pas besoin d’être bilingue pour ouvrir un dictionnaire et vérifier le sens du verbe « to pull ». Ce verbe signifie « tirer », « retirer » ou « arracher », mais ne veut pas dire « démolir » ou « faire sauter ». Quand Larry Silverstein utilise l’expression « pull it », il ne parle pas de la tour 7 mais du contingent de pompiers qui étaient présents à l’intérieur de la tour et qui essayaient d’éteindre l’incendie : « nous avons déjà eu une si terrible perte de vies humaines, peut être que ce qu’il y a de mieux serait de le retirer (= pull it) ». D’ailleurs, cette polémique est totalement ridicule : même s’il y avait effectivement eu une démolition contrôlée, pensez-vous vraiment que Larry Silverstein se serait amusé à le crier sur les toits lors d’une interview diffusée par la chaîne publique PBS à une heure de grande écoute ? C’est ridicule…

      Vous dîtes que de « nombreux pilotes » jugent impossible la trajectoire des avions du 11 septembre : je suppose que vous faîtes allusion à l’association « Pilotes pour la Vérité sur le 11 Septembre ». Franchement, vous savez très bien que les experts sont en désaccord sur cette question : vous citez les experts qui vous arrangent, et c’est normal. Mais que cela vous plaise ou non, l’immense majorité des pilotes professionnels n’ont jamais contesté la version « officielle » des attentats. Vous savez, il y a des scientifiques qui contestent la responsabilité de l’homme dans le changement climatique : on les appelle les « climatosceptiques ». Mais l’immense majorité des climatologues admettent que le réchauffement climatique est dû à l’action humaine et qu’il faut réduire les émissions de gaz à effet de serre.

      Un dernier mot. Vous écrivez : « des zones d’ombres ne prouvent pas le complot, mais elles ne prouvent pas non plus l’inverse ! ». Franchement, qu’est-ce que c’est que cet argument débile ? Mon but n’est pas de prouver l’absence de complot. Mon but est de montrer qu’il n’existe aucune preuve de complot (et sur ce point, je constate que vous me donnez raison). Il est impossible de « prouver » l’absence de complot, car on ne peut pas prouver que quelque chose n’existe pas ! On ne peut pas démontrer que les extra-terrestres n’existent pas, et pourtant, cela ne veut pas dire qu’ils existent !

      Cordialement,

      Le « Collabo ».

  13. Bonsoir, je viens de lire votre article et je voudrais préciser un point important : Dans le chapitre no plane theory, paragraphe 10, vous écrivez  » Nous avons même des témoignages attestant le premier crash, celui que personne n’a pu filmer ». Il existe un documentaire des frères Naudet qui étaient à New-York pour faire un reportage sur les pompiers de cette ville et qui ont filmé du sol ce premier crash. Le documentaire a été diffusé sur TF1. Il est trouvable sur le net.

      • Bonjour ! Ca faisait longtemps que je n’étais pas revenu voir ce qui se disait sur ce blog.
        J’espère que vous allez bien Centriloque.

        Avez-vous regardé cette vidéo ?

        Les personnes qui parlent dans cette vidéo sont des pilotes professionnels, et je pense qu’ils en savent beaucoup plus que vous tous sur le pilotage.
        Dans cette vidéo ils disent des choses très intéressantes au sujet des avions.

        Mais évidemment les partisans de la théorie officielle du « complot arabe » se moquent bien de ces témoignages !
        Ils vont nous expliquer que ces pilotes sont des abrutis…

        Une fois de plus il me semble important de souligner que les premiers qui ont évoqué un « complot » sont les américains qui ont accusé Ben Laden d’être à la tête de ce « complot » contre les Etats-Unis…

        Accuser ceux qui cherchent d’autres explications de tomber dans la « théoricie du complot » c’est tout simplement illogique, c’est une erreur fondamentale de compréhension du langage.

        Alors comment aller plus loin dans les arguments si même le language devient sujet à de telles manipulations ?
        Je n’ai rien d’autre à ajouter.

    • De toutes façons les « complotistes » nient les preuves. Vidéos ou pas : les avions n’existent pas, ce sont des hologrammes, affirment-ils… Comment voulez-vous discuter avec ces gens-là ?

  14. Ouupss! J’ai fait une erreur de frappe donc je réécrit:

    Accuser ceux qui cherchent d’autres explications de tomber dans la « théorie du complot » c’est tout simplement illogique, c’est une erreur fondamentale de compréhension du langage.

  15. Il faut constater qu’aux Etats-Unis (comme en France après les attentats) il n’y a eu aucune sanction particulière envers les personnes qui étaient en charge de notre sécurité intérieure.

    Comme vous pouvez le constater tous les jours dans les informations télévisés les concepts de « défense » et de « sécurité » sont prononcés comme si rien ne s’était passé !

    Mais que signifient les concepts de « défense » et de « sécurité » dans le Monde actuel ?
    Comment pouvons-nous encore utiliser ces concepts qui ont volé en éclat sous nos yeux ?

    Quel ministre pourrait encore se dire « responsable de la défense » ou « responsable de la « sécurité » alors que chaque jour nous voyons que ces ministres sont incapables d’assurer le minimum qu’on attend d’eux ?

    Nos responsables sont des lâches qui ne méritent absolument pas le grand pouvoir que nous leur avons confié naïvement.

    • Bonjour Cr6-MC, je suis ravi de voir que vous fréquentez encore mon blog.

      J’ai regardé la vidéo que vous avez postée. Évidemment, je suis un profane en aéronautique, donc je ne peux pas me prononcer sur la pertinence des arguments techniques avancés par les 3 intervenants, et je ne m’autoriserai pas à mettre en cause leur bonne foi. Mais il y a quand même quelques détails qui me dérangent un peu dans cette vidéo. Tout d’abord, cette discussion est abusivement présentée comme un « débat » entre pilotes. Un débat suppose un désaccord ou, au minimum, une divergence de vues entre les interlocuteurs. Or, il ne vous a pas échappé que les 3 intervenants de la vidéo étaient entièrement d’accord et qu’ils n’avaient aucun contradicteur en face d’eux. Ce n’est donc pas un débat.

      En outre, parmi les 3 intervenants, 2 sont des pilotes de haute voltige (Adam et Marianne Shaw, qui sont mari et femme): ce ne sont pas des pilotes de ligne. D’ailleurs l’association « Pilotes pour la Vérité sur le 11/09 » a été critiquée parce que beaucoup de ses membres n’étaient pas pilotes de ligne. On retrouve le même problème avec l’association « Architectes & Ingénieurs pour la Vérité sur le 11/09 », dont certains membres sont de simples architectes d’intérieur ou des ingénieurs n’ayant aucune compétence particulière en génie des structures. En ce qui me concerne, je préfère faire confiance aux experts qui ont corroboré la version « officielle », comme Jean Belotti (ancien chef pilote à Air France) ou Jacques Rolland (ancien pilote de ligne et expert reconnu en crashs aériens).

      On pourrait également revenir sur d’autres détails problématiques de votre vidéo, notamment le passage où les intervenants parlent du crash de Shanksville alors qu’aucun d’entre eux n’est allé sur place pour examiner le lieu du crash. Et je ne reviens pas sur les allégations hasardeuses à propos de certains pilotes qui refuseraient de parler parce qu’ils subiraient je ne sais quelles pressions ou parce qu’ils auraient peur de « perdre leur travail » (quand on est minoritaire, il est facile de prétendre que la majorité a tort et qu’il existe un complot visant à empêcher la vérité d’éclater…). Je ne reviens pas non plus sur les théories psychologiques vaseuses de Marianne Shaw sur l’être humain qui serait naturellement « résistant au changement » ou sur les réactions « reptiliennes » de l’homme face à la catastrophe du 11 Septembre (c’est du charabia psychologisant émanant d’une personne qui n’a aucune expertise en la matière).

      Inutile de revenir sur la polémique ridicule que vous essayez de rouvrir à propos de l’usage de l’expression « théorie du complot ». Nous en avons déjà parlé. La théorie du complot est bien celle qui parle d’un complot intérieur impliquant les autorités politiques et les médias. La thèse « officielle », celle des attentats terroristes, n’est pas une « théorie du complot ». Retourner à peu de frais l’accusation de « complotisme » contre ceux qui combattent le complotisme, c’est un peu facile et mesquin.

      Cordialement.

  16. Bonjour Centriloque et bonne année !!

    En réponse à votre message du 1er novembre 2016,

    Je ne peux qu’être d’accord avec vous, je l’admet, ce je disais à l’époque était « un peu facile et mesquin » comme vous le dites, et encore vous avez fait l’effort de rester poli…

    Il m’a fallu tout ce temps avant d’oser revenir ici vous parler…

    Ce moment a été l’occasion pour moi d’une profonde réflexion, d’une profonde analyse et remise en question des 15 dernières années de ma vie.
    Et ça fait mal.
    Honnêtement je pense que je suis venu parler du 11 septembre 2001 sur votre blog pour de mauvaises raisons et je voudrais vous demander pardon, ainsi qu’aux lecteurs de votre blog.

    Je suis venu ici rallumer des controverses inutiles et insensées autour de toute cette affaire en jouant au « petit Sherlock Holmes » mais en réalité la plupart du temps j’étais sous l’emprise d’une consommation excessive d’alcool m’entraînant dans mes « délires » et me privant de tout discernement , j’ai vraiment honte de le dire.

    Maintenant quand je relis rapidement quelques-un des messages que j’avais écrit à l’époque je me dis que c’est juste pure « bullshit », comme disent les américains, de la grosse merde.

    Si j’en avais la possibilité j’effacerai tout de suite tous mes précédents messages de ce blog car je pense qu’ils ne peuvent être d’utilité à personne, et pire: qu’ils peuvent être dangeureux en provoquant une confusion et un doute inutile dans l’esprit de ceux qui les liraient.

    Mais bien entendu ce blog est le votre Centriloque, c’est à vous que revient le droit de prendre ce genre de décision.

    Je souhaite à tout le monde du fond du coeur une très heureuse année 2017, ainsi qu’une santé solide !

    Au revoir.

    • Bonjour MC et merci pour vos voeux: très bonne année à vous aussi. J’ai réellement pris plaisir à débattre avec vous: tout n’était pas 100% « bullshit » dans vos commentaires, et vos délires alcoolisés étaient parfois plus subtiles que les commentaires stupides et grossiers de certains lecteurs qui, eux, n’avaient même pas l’excuse de l’alcool !
      Bien à vous.

  17. Pingback: Être soi dans un monde qui hurle

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