Extension de la PMA: la caution « progressiste » de Macron

Agnès Buzyn, ministre de la Santé.

L’extension de la PMA aux femmes seules et aux couples de femmes est au cœur du projet de loi bioéthique actuellement discuté au Parlement ; certains y voient déjà la grande réforme sociétale du quinquennat. Le désir d’enfant ressenti par des femmes homosexuelles ou célibataires est à mes yeux parfaitement légitime, et je ne doute pas un seul instant du fait que ces femmes puissent devenir des mères admirables, aussi aimantes et aussi responsables que les autres mères. Mais qu’on le veuille ou non, l’extension de la PMA constitue un bouleversement civilisationnel et anthropologique majeur qui soulève plusieurs problèmes éthiques non négligeables.

Cette réforme questionne les finalités que nous assignons à la procréation médicalement assistée. La PMA est avant tout un acte thérapeutique destiné aux couples hétérosexuels qui souffrent d’infertilité. Une fois étendue à toutes les femmes, elle cessera d’être un acte thérapeutique puisqu’elle n’aura plus pour fonction de remédier à l’infertilité. La PMA deviendra donc un acte médical de confort ayant pour unique finalité la satisfaction d’un désir individuel, au même titre que les actes de chirurgie esthétique ; or, l’Assurance Maladie n’a pas vocation à prendre en charge des actes médicaux n’ayant aucune finalité thérapeutique. Mais surtout, l’extension de la PMA entraînera une double rupture d’égalité, alors même que ce texte nous est présenté comme une réforme de justice sociale.

Tout d’abord, en inscrivant dans la loi la possibilité d’une procréation sans père, la « PMA pour toutes » introduit une rupture d’égalité entre les enfants puisqu’elle va priver l’enfant à naître d’une partie de son identité. Comme l’écrit l’Académie Nationale de Médecine dans son rapport de septembre 2019 sur le projet de loi bioéthique, « si l’invocation de l’égalité des droits de toute femme devant la procréation est compréhensible, il faut aussi tenir compte du droit de tout enfant à avoir un père et une mère dans la mesure du possible. Sur ce point, il y a donc une rupture volontaire d’égalité entre les enfants. A ce titre, la conception délibérée d’un enfant privé de père n’est pas sans risques pour le développement psychologique et l’épanouissement de l’enfant. (…) La figure du père reste fondatrice pour la personnalité de l’enfant comme le rappellent des pédopsychiatres, pédiatres et psychologues qui demeurent, dans leur majorité, réservés sur cette innovation radicale ». Il me semble que le fameux « principe de précaution » si souvent brandi en matière de santé publique ou d’environnement devrait être, ici aussi, pris en compte, puisque c’est le bien être des enfants qui est en jeu.

Mais l’extension de la PMA va aussi créer une inégalité de droit entre les couples de femmes et les couples d’hommes. Pour procréer, les couples de femmes auront désormais accès à la PMA tandis que les couples d’hommes n’auront pas d’autre solution que de recourir à une mère porteuse. A moins de considérer que le désir d’enfant soit « moins légitime » chez l’homme que chez la femme, je pense donc que, malgré tous les démentis apportés par le gouvernement, l’extension de la PMA ouvrira tôt ou tard la voie vers une légalisation de la gestation pour autrui.

Il sera facile de caricaturer mon propos et d’y voir les vociférations d’un sale réactionnaire homophobe doublé d’un misogyne patenté. J’ai toujours dénoncé l’homophobie comme j’ai toujours exécré la misogynie. Mais ce qui est en jeu derrière l’extension de la PMA, c’est autre chose. Ce qui est en jeu, c’est l’avenir même de l’humanité. Quelle humanité voulons-nous ? Une humanité respectueuse des équilibres naturels fondamentaux et soucieuse d’encadrer la science par des règles éthiques, ou au contraire une humanité qui ne souffre plus aucune limite à ses désirs ? Le rôle des lois bioéthiques est précisément de fixer des limites aux pratiques médicales et aux manipulations du vivant. Mais si chaque nouvelle loi bioéthique vient abolir les limites fixées par les précédentes, c’est que la bioéthique elle-même ne sert plus à rien.

Je pense que, sur le fond, Emmanuel Macron se fiche de la PMA. Et je suis persuadé que ce dossier n’a jamais constitué une priorité à ses yeux. Mais le président a besoin de cette reforme pour donner une coloration plus « progressiste » à son quinquennat. Je crois aussi qu’il a besoin d’inscrire une grande réforme sociétale dans son bilan afin que l’opinion ne retienne pas uniquement les réformes économiques. Giscard a abaissé la majorité à 18 ans et légalisé l’IVG, Mitterrand a aboli la peine de mort, Chirac a supprimé le service militaire et Hollande a mis en place le « mariage pour tous ». Macron veut en quelque sorte s’inscrire dans une tradition présidentielle : il veut avoir « sa » grande loi sociétale.

Génération Chirac

Je suis né et j’ai grandi sous Mitterrand, mais je me suis éveillé à la politique sous Chirac. La présidentielle de 1995 est la première élection à laquelle je me suis intéressé. La présidentielle de 2002 est celle de mon tout premier vote : après avoir choisi Bayrou au premier tour, j’ai voté Chirac au second tour sans la moindre hésitation, pour faire barrage à Le Pen, et avec le sentiment grisant de participer à une élection historique. J’appartiens à la « génération Chirac ». Je n’ai jamais été « chiraquien » mais j’ai toujours eu beaucoup de sympathie et d’estime pour Jacques Chirac.

Le chiraquisme est un objet politique assez difficile à définir car Jacques Chirac a fait preuve, tout au long de sa carrière, d’une impressionnante plasticité idéologique ; c’est d’ailleurs pour cette raison que ses détracteurs voyaient en lui un opportuniste patenté sans réelles convictions. Je crois plutôt que Chirac était un animal politique protéiforme. En fait, il y a eu plusieurs Jacques Chirac : le Chirac pompidolien, l’agro-Chirac, le Chirac keynésien, le Chirac souverainiste, le Chirac néolibéral, le Chirac social-démocrate qui fait campagne sur le thème de la « fracture sociale », le Chirac conservateur qui prône la rigueur budgétaire, le Chirac écolo, le Chirac humaniste qui fait barrage au Front National. Bien qu’il s’imposât dès le milieu des années 70 comme le leader de la droite française avec la création du RPR, Chirac était en réalité plus proche du radical-socialisme façon Troisième République, de par son attachement à la France des terroirs, aux libertés individuelles, aux idéaux républicains et à la laïcité.

Mais si Chirac était populaire, ce n’était pas tant pour ses idées que pour son personnage, à la fois charismatique et délicieusement franchouillard. Certes, Jacques Chirac traînait des casseroles, et pas des moindres. Il y eut l’affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris et celle des HLM de Paris. Il y eut « le bruit et l’odeur ». Il y eut la relance des essais nucléaires dans le Pacifique. Il y eut les guerres de clan et les luttes fratricides : Chirac a tué Chaban-Delmas, puis Giscard ; il aurait bien aimer tuer Sarkozy. Mais de Jacques Chirac, la postérité retiendra surtout les grandes intuitions et les décisions courageuses : Chirac a supprimé le service militaire et accéléré la nécessaire professionnalisation de nos armées, il a reconnu officiellement la responsabilité de l’Etat français dans l’extermination des juifs, il a ouvert le débat sur la question de la fin de vie, il s’est opposé à la guerre d’Irak en 2003, il a joué un rôle de médiateur dans le conflit libanais, il a perpétué une certaine tradition diplomatique gaullienne attachée à l’indépendance de la France et au dialogue entre les peuples. Chirac était apprécié et respecté sur la scène internationale ; il a fait rayonner la France dans le monde, même lorsqu’il était confronté à de grandes difficultés intérieures. Chirac était aussi un homme d’une grande sensibilité artistique, un passionné d’anthropologie, un amoureux des cultures autochtones et des arts premiers : il nous a légué le superbe musée du Quai Branly, qui porte désormais son nom.

Une certaine idée gaullienne de la France, une sensibilité radical-socialiste et un incroyable opportunisme politique : c’est peut-être cela, le chiraquisme. La grande erreur de Chirac, à mes yeux, c’est de ne pas avoir tiré tous les enseignements du séisme politique du 2002. Si Jacques Chirac a été réélu avec 82% des suffrages, c’est parce qu’un front républicain s’est constitué autour de lui pour faire barrage à l’extrême droite. Chirac aurait dû tendre la main aux électeurs de gauche qui avaient voté pour lui au second tour ; il aurait dû mettre en place un gouvernement d’union nationale, ouvert à toutes les sensibilités républicaines de la droite, du centre et de la gauche. Mais au lieu de gouverner avec ses 82% du second tour, Chirac s’est replié sur ses 20% du premier tour. Je crois qu’à ce moment-là, il a manqué de lucidité, car il n’a pas pris la mesure de ce qui était en train de se passer dans le pays.

Adieu, Jacques Chirac.

Le crépuscule des « régimes spéciaux »

Jean-Paul Delevoye, haut commissaire à la réforme de retraites.

La suppression des régimes spéciaux de retraite, c’est un peu comme une grosse patate chaude que les gouvernements se refilent depuis 30 ans. Le gouvernement Juppé a renoncé à réformer les régimes spéciaux face aux grandes grèves de 1995 ; la réforme des retraites élaborée par François Fillon en 2003 n’a pas remis en cause les régimes spéciaux ; en 2007, la réforme pilotée par Xavier Bertrand a été en partie vidée de sa substance par les nombreuses concessions que le gouvernement a dû faire aux organisations syndicales. Peut-être Emmanuel Macron parviendra-t-il à faire ce que les précédents gouvernements n’ont pas eu le courage de faire. Peut-être.

Les régimes spéciaux de retraite concernent principalement les salariés de la SCNF, de la RATP et des sociétés électriques et gazières. Ces régimes offrent la possibilité de partir à la retraite beaucoup plus tôt que dans le régime général : en 2017, l’âge moyen de départ à la retraite n’était que de 56,9 ans pour les agents de la SNCF et de 55,7 ans pour ceux de la RATP. En outre, le calcul des pensions est beaucoup plus généreux dans les régimes spéciaux que dans le régime général. La suppression des régimes spéciaux est donc d’abord une question d’équité : comment peut-on admettre que certaines catégories de travailleurs bénéficient d’un régime dérogatoire offrant des avantages colossaux ? Les syndicats eux-mêmes ont d’ailleurs de plus en plus de mal à justifier de façon convaincante le maintien des régimes spéciaux : l’argument de la pénibilité a fait long feu, car il existe d’innombrables métiers pénibles qui ne bénéficient pas de régimes dérogatoires. La pénibilité doit bien évidemment être prise en compte, mais il faut pour cela des règles communes à l’ensemble des assurés.

La suppression des régimes spéciaux est aussi dictée par des impératifs budgétaires. Les régimes spéciaux sont en effet pointés du doigt depuis longtemps par la Cour des Comptes en raison de leur coût élevé pour la collectivité. La plupart de ces régimes sont lourdement déficitaires : les cotisations représentent seulement 41 % des ressources du régime de la RATP, et 36 % des ressources du régime de la SNCF ; le reste provient de financements publics, dont la part a fortement augmenté ces dernières années. Autrement dit, les Français qui travaillent jusqu’à 62 ans financent le déficit des caisses de retraite des Français qui arrêtent de travailler à 56 ou 57 ans. Cette situation est ubuesque.

Le rapport Delevoye, publié en juillet 2019, prévoit de remplacer les 42 régimes de retraite existants par un système de retraite universel par points dans lequel chaque euro cotisé ouvrira les mêmes droits pour tous les assurés : la mise en place d’un tel système entraînera, de facto, la disparition des régimes spéciaux. En matière de pénibilité, c’est aussi le principe d’universalité qui prévaudra : le Compte Professionnel de Prévention (C2P), dont bénéficient déjà les salariés du secteur privé, pourrait être étendu aux fonctionnaires et aux régimes spéciaux, comme le préconise le rapport Delevoye. Ce dispositif s’applique notamment au travail de nuit, aux tâches répétitives et au travail dans le bruit. Les « points pénibilité » accumulés sur le C2P pourront ainsi être utilisés pour passer à temps partiel sans perte de salaire, pour suivre des formations permettant d’accéder à des postes moins pénibles ou pour bénéficier d’un départ à la retraite anticipé de 2 ans.

Les mentalités ont changé depuis les grandes grèves de 1995 qui ont fait capoter les réformes d’Alain Juppé : les Français sont aujourd’hui très majoritairement favorables à la suppression des régimes spéciaux de retraite. Notre système de retraite par répartition repose avant tout sur la confiance que lui accordent les assurés ; or, tant que les Français ne seront pas égaux face à la retraite, la confiance des assurés ne sera pas garantie. La réforme proposée par Jean-Paul Delevoye va dans le bon sens, mais que de temps perdu depuis le plan Juppé !

Cessons de stigmatiser les éleveurs

Elevage de volailles fermières dans le Gâtinais.

Jamais la question du bien-être animal n’a été aussi présente qu’aujourd’hui dans le débat public, et je m’en réjouis. Je pense même que cette question va devenir l’un des enjeux éthiques majeurs du XXIe siècle. Les conditions de vie imposées aux animaux par l’élevage industriel sont scandaleuses ; certaines pratiques particulièrement barbares, telles que le broyage des poussins ou la castration des porcs à vif, doivent être interdites. Mais ceux qui voient dans le véganisme la seule réponse possible au problème du bien-être animal se trompent. Le véganisme est une impasse : la promotion d’une agriculture éthique, responsable et respectueuse des animaux doit passer par le retour à l’élevage fermier, un élevage fondé sur une relation plurimillénaire de coopération entre l’homme et l’animal.

L’élevage est aujourd’hui la cible d’une véritable campagne de dénigrement largement encouragée par le mouvement vegan et par des associations comme L214. L’idéologie vegan, de plus en plus influente sur les réseaux sociaux et dans les médias, est en train de dériver dangereusement vers une sorte de puritanisme sectaire dont le discours, à la fois vindicatif et moralisateur, vise à culpabiliser les mangeurs de viande et à stigmatiser les éleveurs. L’activisme vegan rejette en bloc toute forme d’élevage et ne semble faire aucune différence entre, d’une part, l’élevage fermier traditionnel et, d’autre part, l’élevage industriel, qu’il faudrait plutôt qualifier de « production animale » comme le fait la sociologue Jocelyne Porcher. Cette confusion entre élevage traditionnel et production animale est d’ailleurs entretenue par les associations abolitionnistes comme L214 qui, en dénonçant les pires dérives de l’élevage industriel, cherchent en fait à jeter le discrédit sur l’ensemble des éleveurs : l’objectif de ces organisations est en effet de promouvoir une agriculture sans élevage, pour le plus grand bonheur des quelques multinationales qui ont déjà investi dans la production de viande artificielle.

La propagande vegan avance fréquemment des arguments fallacieux qui occultent les différences, pourtant essentielles, entre élevage industriel et élevage traditionnel. Les abolitionnistes prétendent, par exemple, que l’élevage est une activité fortement émettrice de gaz à effet de serre. Or, on omet de préciser que, dans le cas de l’élevage fermier, le méthane généré par la rumination est presque entièrement compensé par les prairies, qui absorbent de grandes quantités de dioxyde de carbone : c’est l’élevage hors-sol qu’il faut blâmer, et non l’élevage traditionnel. De même, les abolitionnistes accusent l’élevage de favoriser la déforestation en Amazonie. Là encore, c’est l’élevage industriel qu’il faut pointer du doigt, puisque le soja massivement produit sur les zones déboisées est essentiellement destiné aux élevages hors-sol ; au contraire, dans les élevages fermiers, les bêtes sont nourries grâce aux pâturages et aux fourrages produits localement.

Qu’on le veuille ou non, l’élevage fermier joue un rôle écologique essentiel : les déjections animales sont un engrais naturel ; les pâturages capturent le carbone, préservent les sols et protègent la biodiversité des écosystèmes ruraux, cette même biodiversité qui a disparu dans les zones de monoculture végétale intensive. Si l’humanité toute entière se convertissait au véganisme et si l’élevage disparaissait, les conséquences écologiques en seraient calamiteuses. Outre l’extinction programmée de nombreuses espèces animales qui ne peuvent pas vivre à l’état sauvage, on verrait s’effondrer tous les écosystèmes dont l’existence est étroitement liée à l’élevage et à l’agropastoralisme. De plus, pour maintenir les rendements nécessaires à la satisfaction des besoins alimentaires, nous n’aurions pas d’autre choix que de remplacer les engrais naturels issus de l’élevage par de grandes quantités d’engrais chimiques, un scénario tout à fait anti-écologique.

Il est nécessaire de réduire notre consommation de protéines animales : nous mangeons beaucoup trop de viande, c’est un fait. Dans les pays développés, les gens ont pris l’habitude de consommer de la viande tous les jours alors que, sur le plan nutritionnel, un adulte pourrait très bien se contenter d’en manger une à deux fois par semaine. Nous devons donc privilégier la qualité plutôt que la quantité : manger moins de viande, mais une viande meilleure, produite en France et, si possible, issue d’élevages fermiers. En France, l’élevage est déjà beaucoup plus réglementé que dans la plupart des autres pays ; tout un arsenal de normes sanitaires et de labels protège le consommateur et garantit la qualité des viandes. D’importantes avancées en faveur du bien-être animal ont été inscrites dans la loi « Agriculture et Alimentation » votée en 2018 : le délit de maltraitance animale a été étendu aux activités de transport et d’abattage et les peines ont été doublées ; dans les abattoirs, la loi reconnaît désormais le statut de « lanceur d’alerte » à tout employé qui dénoncerait des actes de maltraitance. Il reste beaucoup à faire pour améliorer les conditions d’élevage et d’abattage, mais le consommateur peut, de son côté, faire bouger les choses en boycottant les viandes issues d’élevages industriels et en optant pour une viande de qualité issue d’élevages responsables.

Je terminerai en citant quelques mots de la romancière Isabelle Sorente, dont les réflexions sur la cause animale me semblent d’une grande justesse. Expliquant pourquoi elle continue à manger de la viande, Isabelle Sorente déclare : « Je n’ai pas envie de perdre cette conscience de faire partie d’une chaîne naturelle, quand bien même cela suppose d’en accepter la dimension cruelle et tragique. Quant aux alternatives proposées à l’élevage traditionnel, elles vont parfois, comme dans le cas de la viande artificielle, dans un sens de technologisation et d’aseptisation que je trouve inquiétant. Je crois que la vraie question, c’est : qu’est-ce que notre rapport à l’animal nous dit de notre humanité ? Comment veut-on vivre notre humanité ? La disparition des espèces animales, c’est aussi la disparition de nos mythes et d’une grande partie de nos sources d’inspiration. Toutes les grandes religions, le christianisme comme les religions orientales ou l’ancienne religion égyptienne, sont peuplées d’animaux. Ce problème dépasse très largement la question de notre équilibre alimentaire. »