La stratégie du RN en Île-de-France: faire campagne sans programme?

Jordan Bardella.

Moins de quatre semaines avant le premier tour des régionales, le parti de Marine Le Pen a une liste et une tête d’affiche mais toujours pas de programme en Île-de-France. Sur le site de campagne de Jordan Bardella, vice-président du Rassemblement National et tête de liste en Île-de-France, on ne trouve même pas un embryon de programme. On ne trouve qu’une affiche du candidat et un petit tract à télécharger. Bardella mise toute sa campagne sur le thème de la sécurité, comme le résume son slogan : « Le choix de la sécurité ». Dans son tract comme dans ses interviews, il ne cesse de matraquer le même message sur l’insécurité en Île-de-France, à grands renforts de statistiques et de formules anxiogènes : « ultraviolence », « rixes de bandes », « effondrement de l’autorité », « zones de non-droit », « l’Île-de-France concentre 80% des bandes violentes », « 1 agression gratuite toutes les 44 secondes ». Pour le candidat du RN, il s’agit de capitaliser sur la peur et de torpiller le bilan – jugé médiocre – de Valérie Pécresse en matière de lutte contre la délinquance.

A moins d’un mois du scrutin, le programme du candidat Bardella pour la région Île-de-France se résume à une mesure phare : placer « deux agents de sécurité armés dans chaque gare de la région ». Mais aucun chiffrage n’est avancé. Interviewé sur BFM TV le 11 avril, Jordan Bardella s’est montré incapable de donner le nombre de gares en Île-de-France et a reconnu que sa mesure phare n’était pas encore chiffrée. La région Île-de-France compte plus de 800 gares de métro, RER et Transilien ; plusieurs grandes gares très fréquentées bénéficient déjà d’une présence militaire continue, mais certaines gares de banlieue très peu fréquentées sont de simples guichets automatiques et n’accueillent que très rarement des personnels SNCF ou RATP : on ignore si M. Bardella entend déployer deux agents armés en permanence dans chacune de ces gares. En tout état de cause, une telle mesure est irréaliste car elle représenterait un coût abyssal pour la région.

Trois autres propositions apparaissent également sur le tract de Jordan Bardella : « investir massivement dans la vidéosurveillance et les équipements des forces de l’ordre » (mais là encore, aucun chiffrage), « renforcer la sécurité aux abords des établissements scolaires » (mais on ignore de quelle façon) et « démanteler les zones de non-droit » (lesquelles ? de quelle façon ? et avec quels moyens ?). Autrement dit, ces quelques mesures floues et racoleuses ne sont rien d’autre que des vœux pieux destinés à ancrer la campagne du candidat dans une logique exclusivement sécuritaire, au détriment des nombreux autres défis majeurs que doit relever un territoire comme l’Île-de-France : attractivité internationale, innovation, transition écologique, amélioration des infrastructures de transport, réduction des inégalités sociales et territoriales, insertion professionnelle.

On pourrait en rire s’il ne s’agissait pas d’une question aussi sérieuse que l’avenir de la région Île-de-France. Mais à bien y réfléchir, la stratégie du Rassemblement National n’est pas si absurde qu’on pourrait le penser. Le parti de Marine Le Pen sait qu’il a peu de chance d’arriver en tête en Île-de-France. En 2015, la liste FN menée par Wallerand de Saint-Just est arrivée en troisième position avec 14% des suffrages, très loin derrière les listes de Valérie Pécresse et de Claude Bartolone. En fait, Jordan Bardella n’a pas besoin d’élaborer un programme cohérent : il sait qu’il ne présidera pas la région Île-de-France. Il est là pour préparer les scrutins nationaux de 2022.

Pour Marine Le Pen, les élections régionales sont un marchepied vers la présidentielle : « aujourd’hui nos régions, demain la France » peut-on lire sur les tracts des candidats du RN. C’est pourquoi la campagne de Jordan Bardella mélange habilement les enjeux régionaux et nationaux, comme l’avait déjà fait Wallerand de Saint-Just lors des élections régionales de 2015. Le tract de Jordan Bardella parle plus de politique nationale que d’enjeux régionaux, et annonce déjà quelques unes des mesures qui seront portées par Marine Le Pen en 2022 : « Face à Macron, nous exigerons le rétablissement  des effectifs de police (…), l’armement de toutes les polices municipales, (…), l’abaissement de la majorité pénale à 16 ans, l’expulsion des délinquants et criminels étrangers, la fermeture de toutes les mosquées radicales et l’interdiction du voile islamiste dans l’espace public ». Autant de propositions qui n’ont, a priori, pas leur place dans la campagne des régionales puisqu’elles ne relèvent pas des compétences des Conseils Régionaux. L’objectif est clair : imposer dans le débat des régionales les thèmes de prédilection du Rassemblement National en vue de la prochaine présidentielle. La formule « face à Macron » est d’ailleurs assez explicite : le parti d’extrême droite se projette déjà dans un nouveau duel Macron/Le Pen au second tour.

L’avènement du tripartisme?

Aucune région ne sera dirigée par le parti de Marine Le Pen, et c’est une excellente nouvelle. Mais le FN est désormais un acteur incontournable du jeu politique. Déjà bien implanté dans les conseils municipaux et départementaux, il vient de réaliser une percée historique aux régionales. Il s’est en effet maintenu au second tour dans toutes les régions de France métropolitaine à l’exception de la Corse. Même s’il n’a remporté la victoire dans aucune d’elles, il a obtenu plus de 350 sièges dans les conseils régionaux. Les élections régionales de 2015 ont-elles confirmé l’avènement du « tripartisme » en France ?

On appelle « tripartisme » une situation dans laquelle trois partis dominent la vie politique d’un pays. A l’origine, le terme « tripartisme » a été employé en France pour désigner l’hégémonie de trois partis en 1946-47, au début de la Quatrième République : il s’agissait du Parti Communiste, de la SFIO et du MRP, des partis majoritairement composés de résistants. A l’époque, ces trois partis n’étaient pas des concurrents mais des alliés : ils formaient à l’Assemblée Nationale une large coalition qui vola en éclats dès 1947 avec le retrait des communistes. De nos jours, certains commentateurs parlent à nouveau de « tripartisme ». En effet, le paysage politique hexagonal semble désormais s’organiser autour de trois forces politiques principales : le PS, l’ex-UMP rebaptisée Les Républicains, et le Front National.

Contrairement au tripartisme de 1946-47, le « tripartisme » actuel ne correspond pas à une situation conjoncturelle dans laquelle trois partis codirigent le pays, mais à une recomposition durable du champ politique autour de trois pôles concurrents. D’ailleurs, il ne faudrait pas parler de « tripartisme » mais plutôt de « tripartition » ou « tripolarisation », car ce ne sont pas trois partis mais trois blocs qui s’affrontent : un bloc de centre-gauche composé du PS et de ses alliés radicaux de gauche, un bloc de centre-droit composé du parti Les Républicains et de ses alliés centristes de l’UDI et du MoDem, et un bloc d’extrême droite composé du FN et du « Rassemblement Bleu Marine », une organisation politique étroitement liée au FN mais distincte de ce dernier. La gauche radicale est marginalisée, et les petits partis indépendants obtiennent des scores totalement dérisoires qui ne leur permettent pas de jouer un quelconque rôle politique. Il faut cependant relativiser ce schéma tripartite, car l’échec du Front National au second tour des élections régionales montre que ce parti n’est pas encore considéré comme un parti « normal » et qu’il continue de susciter de la crainte.

La tripolarisation de la vie politique française n’est pas une bonne nouvelle pour les centristes car elle maintient le centre dans une certaine dépendance à l’égard de la droite républicaine. Les centristes, pris au piège de leur alliance avec Les Républicains, n’osent plus s’affirmer comme une force politique autonome de peur de favoriser la victoire du Front National. De plus, cette situation constitue un obstacle majeur à l’émergence du fameux « axe central » que Bayrou et de nombreux centristes appellent de leurs vœux, et qui rassemblerait au sein d’une même coalition les sociaux-démocrates du PS, les radicaux de gauche, les écologistes réformistes, les centristes et la droite modérée. Cet « axe central » serait pourtant le meilleur rempart contre l’extrême droite, et le premier pas vers un changement profond des pratiques politiques.

Non, le « front républicain » n’est pas ringard

Les listes frontistes sont celles qui ont rassemblé le plus de suffrages au premier tour des régionales dimanche 6 décembre, et le FN est arrivé en tête dans six régions : la liste conduite par Marine Le Pen en Nord-Pas-de-Calais-Picardie et celle de Marion Maréchal-Le Pen en PACA ont obtenu plus de 40% des suffrages. C’est un choc, certes, mais un choc prévisible et annoncé. L’abstention est en légère baisse par rapport aux régionales de 2010 mais reste massive : 49,9% des électeurs ne sont pas allés voter. L’abstention est le meilleur allié du Front National, et il est impératif que les partis républicains réussissent à mobiliser les abstentionnistes au second tour.

Il convient de saluer la décision des responsables socialistes qui ont appelé à voter pour la droite et le centre en PACA et dans le Nord afin de faire barrage au Front National. Il faut également saluer le choix courageux de Pierre de Saintaignon, tête de liste PS dans le Nord, et de Christophe Castaner, tête de liste PS en PACA, qui ont renoncé à participer au second tour pour ne pas favoriser la victoire du FN. François Bayou, président du MoDem, et Jean-Christophe Lagarde, président de l’UDI, ont eux aussi affirmé leur volonté de faire barrage au FN et ont appelé au retrait des listes de gauche et de droite arrivées en troisième position dans les régions à triangulaire. En revanche, le bureau politique de LR a opté pour la ligne dangereuse du « ni ni », c’est-à-dire « ni PS ni FN », comme si une victoire de la gauche était aussi grave qu’une victoire de l’extrême droite.

Non, la stratégie du « front républicain » face au Front National n’est pas ringarde. Les partis républicains doivent combattre l’extrême droite, et ils doivent tout faire pour éviter que les exécutifs régionaux ne tombent entre les mains d’un parti populiste et xénophobe qui n’a aucun programme cohérent et qui ne voit dans ce scrutin régional qu’un marchepied vers la présidentielle et les législatives de 2017. Certes, le « front républicain » tend à valider le discours du FN dénonçant les « connivences » entre la gauche et la droite. Et alors ? Les partis de gouvernement doivent assumer leurs points communs devant les électeurs : le PS, LR, le MoDem, l’UDI, les Radicaux de Gauche sont des partis républicains et pro-européens qui partagent le même socle de valeurs libérales. Ce qui les oppose est moins important, au regard de la situation actuelle, que ce qui les rapproche.

F. Bayrou.

Programme du FN aux régionales en Île-de-France: imposture et démagogie

Tête de liste Front National dans la région Île-de-France, Wallerand de Saint Just a publié sur son site de campagne un programme détaillé de 80 pages dans lequel on retrouve tous les lieux communs du discours frontiste sur l’immigration, le « patriotisme économique », la « tolérance zéro » contre les délinquants ou encore la « préférence nationale ». Une grande partie de ce programme (environ la moitié des pages) est consacrée à la critique des précédentes majorités régionales et à la dénonciation des connivences entre élus de gauche et de droite.

Le programme de Wallerand de Saint Just met surtout l’accent sur le soutien à l’activité économique, mais certaines des mesures proposées sont purement et simplement inapplicables. Le FN veut par exemple « imposer l’utilisation de circuits courts dans la restauration collective et les écoles de la région ». Cette proposition est inapplicable pour deux raisons. Tout d’abord, le Conseil Régional n’a aucun pouvoir sur les collèges et les écoles : il gère uniquement les lycées. Deuxièmement, les collectivités ne peuvent pas choisir leurs fournisseurs en se basant sur des critères géographiques, car une telle procédure serait discriminatoire : les marchés publics attribués à des entreprises au motif qu’il s’agit d’entreprises locales encourent systématiquement une annulation par le tribunal administratif. En matière de formation professionnelle, les propositions du FN sont inapplicables car elles ne relèvent pas de compétences régionales : le FN veut par exemple permettre aux jeunes d’entrer en apprentissage dès 14 ans, ce qui suppose de modifier la loi. En ce qui concerne le soutien à l’emploi, le FN propose la mise en place d’un « statut juridique dérogatoire favorisant l’embauche des compétences nécessaires aux start-up, TPE, PME-PMI » : ce « statut dérogatoire » passerait notamment par la création d’un « salaire minimum complété par un intéressement consistant en l’attribution d’actions gratuites ». Tout ce charabia signifie concrètement que le FN veut mettre en place une sorte de SMIC régional complété par un portefeuille d’actions offert au salarié. Cette mesure serait inapplicable, puisqu’elle remettrait en cause l’unité du droit du travail sur le territoire français.

Le programme du FN en Île-de-France passe totalement à côté de plusieurs enjeux essentiels de la politique régionale : compétitivité, transports, éducation, logement, rénovation des quartiers urbains dégradés. En matière de transports, le programme du FN est d’une pauvreté consternante et ne propose qu’une modernisation des réseaux existants et une « accélération » des projets qui ont déjà été validés. En matière de logement, le FN dénonce la construction massive de logements sociaux, accusée de favoriser l’installation de populations immigrées : il veut supprimer toutes les aides régionales à la construction de logements sociaux et mettre en application le principe de la « préférence nationale » en introduisant des critères de nationalité dans l’attribution de ces logements. Par ailleurs, la critique du « Grand Paris » représente un chapitre entier de six pages dans le programme du FN, mais le parti ne fait aucune contre-proposition en matière d’aménagement régional et se contente, à la fin du chapitre, de réclamer un nouveau SDRIF (Schéma directeur de la Région Île-de-France) axé sur les transports et sur la sécurité. L’éducation est la grande absente du programme frontiste : aucune rubrique ne lui est consacrée. En ce qui concerne la culture, le FN entend supprimer le FRAC (Fonds régional d’art contemporain) et réduire drastiquement les subventions versées aux différents organismes culturels soutenus par la région ; il souhaite également recentrer la politique culturelle sur la mise en valeur du patrimoine régional au détriment de l’ouverture sur les cultures et les artistes étrangers.

La sécurité, en revanche, constitue l’un des axes majeurs du programme et bénéficie de moyens pharamineux. On peut lire dans le préambule du programme : « Nous instaurerons un vaste plan de sécurisation des personnes et des biens et nous appliquerons le principe de la tolérance zéro quels que soient la nature ou l’importance des délits ». On peut toutefois se demander comment les élus régionaux feront appliquer le principe de la « tolérance zéro », étant donné que les régions n’ont aucune compétence en matière judiciaire. Par ailleurs, en feuilletant le programme, on s’aperçoit que le « vaste plan de sécurisation des biens et des personnes » évoqué dans le préambule consiste simplement à renforcer la surveillance des transports en commun et à généraliser la vidéosurveillance et les portiques de sécurité à l’entrée des lycées. Si les candidats du FN s’intéressaient d’un peu plus près à la situation des lycées franciliens, ils se rendraient vite compte que ces établissements ont moins besoin de caméras de surveillance que de matériel pédagogique et de locaux décents… Le FN propose également de réorienter vers la sécurité le budget dédié aux associations, ce qui implique la suppression pure et simple de l’ensemble des subventions régionales versées aux associations (environ 40 millions d’euros par an, soit moins de 1% du budget régional).

En outre, on constate que le programme du FN en Île-de-France comporte un certain nombre d’incohérences flagrantes. Le FN veut par exemple réduire massivement la fiscalité sur les entreprises et les classes moyennes tout en prônant une intervention accrue de la région dans l’économie par le biais d’investissements publics. Il dénonce également la multiplication des structures administratives tout en proposant la création de nouvelles entités bureaucratiques. Ainsi, on peut lire que dans la région Île-de-France, « tous les organismes, les procédures et les dispositifs existent ; il n’y a donc rien à inventer qui ajouterait à la confusion et aux mille-feuilles administratifs » ; mais quelques pages plus loin, on découvre avec étonnement que le FN veut créer une « Banque Publique Régionale d’Investissement » (BPRI), un « Organisme de Redéploiement Economique et de Sauvegarde de l’Emploi » (ORESE), ou encore une « Agence Régionale d’Accréditation des Structures de Formation ». Par ailleurs, le FN dénonce le « train de vie honteux » de la région mais n’envisage pas de diminuer les indemnités des conseillers régionaux. Il veut lutter contre les gaspillages et réduire le déficit budgétaire de la région mais, dans le domaine sécuritaire, il n’hésite pas à proposer des dispositifs extrêmement coûteux mobilisant des personnels pléthoriques : ainsi, pour améliorer la sécurité dans les transports en commun, le FN souhaite créer un « centre de supervision régionale » chargé de visionner en permanence les images de vidéosurveillance de l’ensemble du réseau francilien, et « placer au moins deux agents de sûreté en permanence dans chacune des 381 gares métro et RER ». Le coût exorbitant de ces différentes mesures ne fait l’objet d’aucune estimation.

On trouve aussi dans le programme du FN des affirmations démagogiques sur la laïcité : « les manquements au respect de la laïcité dans les lycées, les transports publics et les bâtiments publics régionaux seront systématiquement relevés et sanctionnés ». De quels « manquements » est-il question précisément ? Comment et par qui seront-ils sanctionnés ? Le programme ne le dit pas. Il convient d’ailleurs de rappeler que, dans notre pays, les lois sur la laïcité ne s’appliquent pas aux usagers des transports en commun. On rappellera aussi, à toutes fins utiles, que dans les lycées toute sanction disciplinaire est décidée par l’établissement (et non par le Conseil Régional), conformément aux règles énoncées dans le Code de l’Éducation.

Il est vrai que l’Île-de-France n’est pas une région gagnable pour le FN : dans les sondages, la liste emmenée par Wallerand de Saint Just reste loin derrière la liste de Valérie Pécresse et celle de Claude Bartolone. Le programme du FN en Île-de-France reflète cependant assez bien la stratégie globale du parti pour les régionales. Dans chaque région, le FN critique avec virulence les précédentes majorités régionales et dénonce les « connivences » entre le PS et l’UMP : on retrouve le fameux thème de « l’Etat UMPS », décliné ici à l’échelon régional. Dans chaque région, le FN met en avant le thème de l’insécurité et prône la « tolérance zéro » face aux délinquants, bien que les régions n’aient aucune compétence judiciaire. On remarque aussi que le FN est favorable à une recentralisation de certaines compétences : le parti préconise par exemple une reprise en main de la politique du logement par l’Etat. Cette volonté de recentralisation peut sembler paradoxale dans le contexte d’une élection régionale. On comprend donc que les élections régionales sont conçues par le FN comme un tremplin vers la présidentielle et les législatives de 2017. Cela explique pourquoi le parti de Marine Le Pen fait campagne sur de nombreux thèmes qui n’ont rien à voir avec les compétences des régions : critique de l’Union européenne et de l’OMC, critique du libre-échange et apologie du protectionnisme, lutte contre l’immigration, etc. Le programme du FN pour les régionales consiste en fait à transposer dans chaque région les principes défendus par le parti au niveau national, sans vraiment se préoccuper de la mise en application concrète de ces principes à l’échelle régionale.