La barbarie djihadiste frappe de nouveau l’Europe

La folie djihadiste a encore frappé l’Europe, franchissant même un nouveau degré de barbarie et de lâcheté puisque, cette fois, l’attentat revendiqué par Daesh a visé des enfants et des adolescents à Manchester. Quoi de plus immonde et de plus lâche que de s’en prendre délibérément à des enfants ? Je tiens évidemment à exprimer tout mon soutien aux victimes et à leurs proches, ainsi qu’à la nation britannique toute entière. Outre l’indignation profonde que je ressens et que je peine à exprimer, cet acte monstrueux m’inspire trois réflexions. Premièrement, il nous démontre, une fois de plus, que les frontières nationales ne nous protègent pas contre le terrorisme, puisque le Royaume-Uni n’a jamais adhéré à l’espace Schengen. Tous les populistes europhobes qui, en France ou ailleurs, pensent que la lutte antiterroriste passe par le démantèlement de Schengen se trompent. Deuxièmement, l’attentat de Manchester nous montre qu’il existe encore d’importantes failles dans la sécurité des nations européennes : la lutte contre le terrorisme n’est pas seulement un défi national, c’est un défi européen. Nous devons donc bâtir une véritable sécurité européenne. Certes, il y a déjà eu de nombreuses avancées : Europol (agence européenne favorisant les échanges de données entre polices nationales), Eurojust (agence de coopération judiciaire de l’Union européenne), Frontex (agence de surveillance des frontières extérieures), le SIS (système d’information de Schengen) et, depuis 2016, le fameux PNR (fichier européen d’enregistrement des voyageurs). Mais il reste encore beaucoup à faire car les dispositifs existants reposent principalement sur la coopération inter-étatique et, donc, sur le bon vouloir de chaque Etat-membre : il faut, à terme, aller vers une fédéralisation des politiques européennes de sécurité, notamment par la mise en place d’un parquet antiterroriste européen et d’une véritable agence européenne de renseignement (sorte de « CIA européenne »). Enfin, et au risque de retomber dans une sorte d’angélisme démocratique, il faut redire que les attentats djihadistes dont les pays européens sont victimes ont pour objectif de mettre à l’épreuve notre modèle de civilisation et nos valeurs démocratiques et libérales. Plus que jamais, les nations européennes doivent se serrer les coudes et réaffirmer leur attachement profond, total, constant et non négociable à ce qu’elles ont de plus précieux : la liberté.

Source: L’Express.

Attentat contre une église à Saint-Etienne-du-Rouvray

Nous savions que les églises étaient des cibles potentielles des djihadistes : en avril 2015, un jeune informaticien nommé Sid Ahmed Ghlam a été arrêté alors qu’il préparait un attentat contre une église de Villejuif. Ce mardi 26 juillet 2016, deux djihadistes ont attaqué une église à Saint-Etienne-du-Rouvray en Seine-Maritime : ils ont pris en otages les fidèles qui se trouvaient à l’intérieur, ils ont grièvement blessé l’un des otages et ont assassiné le prêtre âgé de 84 ans. Il semblerait que l’attaque ait été revendiquée par Daesh.

Comment exprimer l’effroi suscité par ce nouvel attentat aussi lâche que barbare ? A défaut de trouver les mots justes, je me contenterai d’exprimer ma peine profonde, et ma solidarité envers la paroisse Saint-Etienne, le diocèse de Rouen et la communauté catholique toute entière, puisque c’est elle qui a été visée à travers l’attentat de Saint-Etienne-du-Rouvray. Le message d’amour et de paix lancé depuis Cracovie par l’archevêque de Rouen après l’attentat est d’une grande noblesse : « L’Eglise catholique ne peut prendre d’autres armes que la prière et la fraternité entre les hommes. Je laisse ici des centaines de jeunes qui sont l’avenir de l’humanité, la vraie. Je leur demande de ne pas baisser les bras devant les violences et de devenir les apôtres de la civilisation de l’amour ». Ce message était la seule réponse possible au misérable attentat de Saint-Etienne-du-Rouvray.

Ce que veut Daesh, c’est provoquer des affrontements intercommunautaires et interconfessionnels en France et dans toute l’Europe. A mesure que le pseudo-califat s’effondre au Moyen-Orient, ses combattants fanatisés cherchent à semer les graines de la guerre civile dans nos démocraties occidentales vulnérables : nous devons tout faire pour éviter le piège de la guerre civile. De même, nous devons refuser toute « confessionnalisation » de l’ennemi et toute forme de stigmatisation envers une communauté religieuse. Notre ennemi n’est pas l’Islam. Notre ennemi n’est pas la communauté musulmane. Notre ennemi n’est pas une religion. Notre ennemi est une idéologie mortifère, totalitaire et inhumaine qui transforme ses défenseurs en assassins, et qui sème la mort et la destruction au Moyen-Orient, en Afrique, en Europe et jusqu’en Amérique du Nord. La tolérance, la paix, la fraternité sont évidemment les meilleurs antidotes à la violence aveugle et abjecte du terrorisme djihadiste.

C’est malheureusement sur cette actualité dramatique que le Centriloque suspend son blogue pour une vingtaine de jours, afin de prendre quelques vacances. Un grand merci à tous mes lecteurs fidèles et occasionnels. Rendez-vous mi-août.

Eglise Saint-Etienne (Saint-Etienne-du-Rouvray).

L’antisémitisme, cancer de la France

Le terme « antisémitisme » fait depuis quelques années l’objet de polémiques ridicules. Certains considèrent que l’antisémitisme est un racisme « comme les autres » et que rien ne justifie l’existence d’un vocable spécifique pour le désigner. Evidemment, toute forme de racisme doit être combattue, et tout appel à la haine raciale doit être puni. Mais l’antisémitisme n’est pas un racisme « comme les autres » car il ne se nourrit d’aucun critère physique bien défini : tout le monde sait ce qu’est un Noir, un Blanc ou un Arabe, mais personne ne sait vraiment ce qu’est un « Juif ». Dans l’histoire européenne, la haine des Juifs s’est nourrie de fantasmes à la fois religieux, sociaux et raciaux, qu’il s’agisse du peuple « déicide », de la « race parasite » chez Hitler ou du financier juif apatride que dépeignait la presse antisémite européenne à la fin du XIXe siècle. L’antisémitisme n’est pas un racisme « comme les autres » car il a une histoire bien particulière en Europe, une histoire marquée par les pogroms et par l’Affaire Dreyfus, par les lois de Nuremberg et par la politique nazie d’extermination, par Auschwitz-Birkenau et par l’insurrection du ghetto de Varsovie. Aucune communauté, en Europe, n’a été persécutée avec le même acharnement que les Juifs. Ceux qui refusent de reconnaître le caractère singulier de l’antisémitisme par rapport aux autres formes de racisme renoncent, du même coup, à le combattre, car pour le combattre il faut d’abord le comprendre.

Nous assistons actuellement à une montée dramatique de l’antisémitisme en France. Lundi 11 janvier 2016, à Marseille, un enseignant juif a été agressé à la machette par un adolescent musulman radicalisé qui prétend avoir agi au nom d’Allah et de l’Etat Islamique. Cette effroyable agression est venue s’ajouter à la longue liste des actes antisémites commis en France depuis le début des années 2000 : insultes, agressions physiques, déluge de commentaires antisémites postés sur les réseaux sociaux, profanation de tombes juives, mise à sac de magasins juifs en Seine-Saint-Denis. A tous ces actes il faut aussi ajouter quelques crimes d’une violence exceptionnelle, comme la séquestration inhumaine et l’assassinat d’Ilan Halimi par le « Gang des barbares » en 2006, et les opérations commando de djihadistes lourdement armés tels que Mohammed Merah en 2012 et Amedy Coulibaly en 2015. De plus en plus de Juifs ne se sentent plus en sécurité en France : les synagogues et les écoles juives sont désormais sous protection militaire, certaines familles juives ont été obligées de déménager pour échapper aux insultes et aux agressions dont elles étaient victimes dans leur quartier, et près de 8.000 Juifs quittent chaque année la France pour se réfugier en Israël parce qu’ils ont le sentiment qu’ils seront plus en sécurité là-bas, malgré la guerre. La France est d’ailleurs devenue le premier pays d’émigration vers Israël, devant les Etats-Unis et la Russie.

La France est-elle « redevenue » antisémite ? Non, car elle n’avait pas cessé de l’être. L’antisémitisme a toujours existé au sein de la société française. Mais la poussée d’antisémitisme à laquelle nous assistons actuellement n’est pas une simple résurgence de l’antisémitisme « traditionnel ». L’antisémitisme contemporain est le résultat d’une stratification complexe : au substrat de l’antisémitisme européen d’hier est venu s’ajouter, depuis une quinzaine d’années, un antisémitisme « importé » qui trouve son origine dans une haine féroce à l’égard d’Israël et qui s’est ancré dans une partie de la communauté arabo-musulmane. Attisé par le discours de certains intégristes et par de nombreux sites Internet islamistes, cet antisémitisme-là se nourrit d’une vision fantasmée du conflit israélo-palestinien, interprété abusivement comme une « guerre de religions » entre Juifs et Palestiniens musulmans. Il se fonde également sur un amalgame entre l’Etat israélien et les Juifs de la diaspora : les Juifs sont alors perçus comme des « complices » d’Israël et comme des « ennemis » de l’Islam. Depuis le déclenchement de la deuxième Intifada en 2000, chaque flambée de violence en Palestine s’accompagne d’une recrudescence des actes antisémites en France. Dans certaines cités gangrénées par l’islamisme, la haine des Juifs est devenue un véritable code culturel et l’enseignement de la Shoah est ouvertement contesté par les élèves.

De nombreux jeunes musulmans français ne connaissent le conflit israélo-palestinien qu’à travers les réseaux sociaux et les sites de propagande anti-israéliens sur Internet. Curieusement, les massacres perpétrés par le gouvernement russe contre les musulmans tchétchènes, la répression brutale qui s’abat sur les opposants politiques en Arabie Saoudite ou en Iran et les milliers de musulmans massacrés par Bachar El Assad et par Daesh en Syrie ne semblent guère provoquer dans la communauté musulmane de France une émotion aussi vive que les exactions et les bavures hyper-médiatisées de l’armée israélienne : Israël est toujours perçu comme l’ennemi suprême. Cet antisionisme virulent s’adosse très souvent à une vision « conspirationniste » du monde largement relayée sur Internet, notamment par des sites comme celui d’Egalité & Réconciliation, l’organisation du polémiste d’extrême droite Alain Soral : de nombreux jeunes gens n’ayant qu’une connaissance très superficielle des problèmes géopolitiques sont persuadés qu’il existe un grand « complot américano-sioniste » visant à perpétuer la domination des Juifs sur le monde et à humilier les musulmans. Le complot américano-sioniste est en fait la version moderne d’un vieux fantasme antisémite : le mythe du « complot judéo-maçonnique », apparu sous la Révolution Française et popularisé par les Protocoles des Sages de Sion, un célèbre faux rédigé au début du XXe siècle par des membres de la police secrète du Tsar russe Nicolas II.

L’antisémitisme contemporain ne se traduit pas seulement par des attaques physiques ou verbales contre des membres de la communauté juive et par des théories délirantes sur un supposé « complot sioniste » mondial. Il prend parfois des formes moins radicales mais plus sournoises. Il n’est pas rare, en France, d’entendre dire que les Juifs sont « trop influents » ou « trop présents » dans les médias (bien qu’il n’existe aucune statistique officielle sur le nombre de Juifs dans les médias français). Ce constat est plutôt étrange : personne ne s’amuse à compter le nombre de Corses, d’Arméniens, de Chinois, de protestants ou de supporters du PSG dans les médias français, car cela semblerait totalement ridicule : pourquoi certains se permettent-ils de le faire avec les Juifs ? Lorsque l’écrivain Renaud Camus nous dit que les Juifs sont surreprésentés dans les médias, s’agit-il d’un simple constat objectif sans arrière-pensée ? Non, évidemment. De tels propos apparemment inoffensifs participent déjà d’une forme d’antisémitisme car ils réactivent de vieux stéréotypes antisémites : la présence de Juifs dans les médias dérange, car elle renvoie l’image d’une communauté fantasmée qui, dit-on, chercherait à « dominer ». Qu’il s’agisse de BHL, d’Elisabeth Lévy, de Patrick Cohen, d’Alain Finkielkraut ou d’Arthur, les personnalités juives du monde médiatique sont ainsi renvoyées à leur « judaïté », et traitées comme les « porte-parole » d’une communauté juive dont tous les membres partageraient forcément la même vision du monde et défendraient forcément les mêmes intérêts. Compter le nombre de Juifs présents sur un plateau télé ou dans la rédaction d’un journal pour essayer de montrer que la communauté juive serait « surreprésentée » dans les médias, c’est déjà de l’antisémitisme. C’est déjà considérer les Juifs comme des individus suspects. C’est déjà penser que les Juifs sont un peu coupables d’être juifs, et qu’ils sont « trop » visibles dans la société.

L’antisémitisme contemporain se traduit aussi par le retour en force du négationnisme. Même si, de nos jours, plus personne (ou presque) ne conteste ouvertement l’extermination de 5 à 6 millions de Juifs en Europe durant la Seconde Guerre mondiale, il existe un négationnisme « rampant » qui cherche à minimiser la Shoah, en contestant les chiffres avancés par les historiens, en critiquant une commémoration « excessive » de l’Holocauste, ou en légitimant certaines théories négationnistes au nom de la « liberté d’expression ». C’est précisément ce que font Alain Soral et son grand ami Dieudonné quand ils essaient de réhabiliter le négationniste Robert Faurisson. Il n’existe aucune loi qui interdise de se moquer des Juifs ou de plaisanter sur la Shoah, mais nul ne peut s’abriter derrière la liberté d’expression pour contester ou minimiser le génocide des Juifs, car le négationnisme n’est pas une simple opinion : c’est un délit puni par la loi, tout comme le racisme. Certains dénoncent une « sur-médiatisation » et un « sur-enseignement » de la Shoah, et qualifient de « pornographie mémorielle » la commémoration de l’Holocauste et les visites organisées au camp d’Auschwitz-Birkenau. Comment peut-on parler de « sur-enseignement » alors que la Shoah ne représente que deux à trois heures de cours dans l’ensemble des programmes d’histoire du collège et une à deux heures dans l’ensemble des programmes du lycée, c’est-à-dire moins que la démocratie athénienne ou la décolonisation ? Comment peut-on comparer à de la « pornographie » la commémoration du plus grand génocide commis au XXe siècle ? Ceux qui se prennent pour des défenseurs de la liberté d’expression sous prétexte qu’ils s’acharnent à traîner dans la boue la mémoire de la Shoah n’ont rien compris. Leurs propos nauséabonds ne contribuent nullement à renforcer la liberté d’expression, et ne font que renforcer l’antisémitisme ambiant.

La communauté juive a toujours été un « thermomètre » de la fièvre hexagonale : quand les Juifs vont mal, la France va mal. Quand les Juifs sont brimés ou insultés, c’est que la société française est profondément fracturée. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’aujourd’hui la France va vraiment, vraiment très mal. L’antisémitisme est un cancer. On croyait la France définitivement guérie après la Seconde Guerre mondiale. On avait tort.

La France en guerre contre la barbarie

Il n’y a pas de mots pour qualifier les attaques terroristes du 13 novembre, dans lesquelles 129 personnes innocentes ont trouvé la mort de façon effroyable et brutale. Quoi de plus barbare et de plus lâche que d’exécuter de sang froid, à l’arme automatique, des civils innocents et non armés ? Depuis les attentats de janvier, nous savions que d’autres attaques surviendraient, nous savions que la France était exposée, mais nous ne savions pas où ni quand les barbares allaient frapper, et nous ne pouvions pas imaginer qu’ils feraient autant de victimes en si peu de temps. Naturellement, nos pensées doivent d’abord aller aux familles et aux proches des victimes, dont la peine est incommensurable.

La France est-elle en guerre ? Oui, et cette guerre sera longue et rude. Notre pays est en guerre car les attaques du 13 novembre sont un acte de guerre. La France n’a pas seulement été prise pour cible en raison de ses valeurs républicaines, laïques et universelles, elle a été attaquée parce qu’elle était aux avant-postes de la guerre contre Daesh en Syrie. Oui, la France est en guerre, mais pas contre un Etat. Car Daesh n’est pas un État, c’est une organisation terroriste qui a pris le contrôle d’un vaste territoire à cheval sur l’Irak et la Syrie, et qui massacre des civils au nom d’une idéologie barbare, criminelle et totalitaire. Le 13 novembre, la France n’a pas été attaquée par une armée étrangère, mais par une poignée de criminels fanatisés, instrumentalisés et entraînés par Daesh.

La France doit poursuivre ses frappes en Syrie, car il faut affaiblir Daesh et stopper son expansion. Mais elle doit aussi se protéger de l’intérieur en accélérant le démantèlement des filières djihadistes, en luttant plus activement contre la propagande djihadiste sur Internet, en durcissant la surveillance des individus radicalisés, en investissant dans la création de centres de « déradicalisation », en traquant les imams et les prédicateurs radicaux, en expulsant du territoire les imams salafistes étrangers, et pourquoi pas, en créant un « délit de djihadisme ». Par ailleurs, nous devons accepter que certaines de nos libertés soient quelque peu restreintes dans l’intérêt de tous : ainsi, le rétablissement temporaire des contrôles aux frontières peut apparaître comme justifié, même aux yeux des Européens convaincus et attachés à l’acquis de Schengen.

Et nous autres citoyens, que devons-nous faire à présent ? Ne pas céder à la panique. Continuer à vivre, malgré tout. Soutenir nos soldats, nos gendarmes, nos policiers et nos forces antiterroristes dans leur combat quotidien pour notre sécurité. Et surtout, ne jamais oublier que nous sommes une nation, et que nous devons rester unis et solidaires. Il y aura probablement des représailles stupides, des appels à la haine, des amalgames, des actes islamophobes, des musulmans insultés ou agressés, des mosquées ou des kébabs vandalisés. Hélas, on ne pourra pas empêcher ce type de réactions chez les plus irresponsables de nos concitoyens, mais toutes ces réactions devront être fermement condamnées et sanctionnées. Il faut éviter à tout prix de tomber dans le piège que nous tend Daesh. Car l’objectif des attentats perpétrés sur notre territoire n’est pas seulement de nous faire peur : les actes terroristes visent aussi à nous diviser, à exacerber les tensions entre musulmans et non-musulmans. Le rêve de Daesh, c’est de voir la France basculer dans la guerre civile. Ceux qui, en France, attisent la haine contre la communauté musulmane font exactement ce que les barbares de Daesh attendent. Ne faisons pas ce cadeau à nos ennemis : restons unis, respectons-nous les uns les autres, réaffirmons notre attachement aux valeurs démocratiques et républicaines qui sont le ciment de notre nation. Et gardons bien à l’esprit que, dans notre République, le fait d’être musulman n’est pas un crime, tout comme le fait d’être juif, catholique, protestant ou athée.