Qui es-tu, Guy Verhofstadt?

Le Belge Guy Verhofstadt, candidat centriste à la présidence de la Commission européenne, est peu connu du public français. Pourtant, en Belgique, c’est une star de la politique : figure incontournable du Parti Libéral Flamand, Guy Verhofstadt est resté Premier Ministre des Belges pendant 9 ans, et a reçu en 2008 le « Grand Cordon de l’Ordre de Léopold », la plus haute décoration qui existe en Belgique.

G. Verhofstadt

Les atouts de Guy Verhofstadt ? Son multilinguisme (outre sa langue natale, le flamand, il parle couramment l’allemand, l’anglais, le français et l’italien), son expérience au gouvernement belge et au Parlement européen, son dynamisme, son goût pour les joutes oratoires, et son engagement européen : partisan d’une Europe fédérale, président du groupe ADLE (Alliance des Démocrates et Libéraux pour l’Europe) au Parlement européen, Guy Verhofstadt est aussi l’un des fondateurs du Groupe Spinelli, un important club pro-européen dont Jacques Delors, Mario Monti et Daniel Cohn-Bendit sont des membres actifs.

Les points faibles de Guy Verhofstadt ? Son nom (difficile à prononcer), mais aussi les positions très libérales qu’il a défendues dans sa jeunesse, et qui lui valurent le surnom de « Baby Thatcher »… En réalité, Guy Verhofstadt n’est pas du tout un « ultralibéral ». Après la fougue libérale de ses jeunes années militantes, il a évolué vers un libéralisme plus social et plus modéré : aujourd’hui, il pourrait être décrit comme un centriste « social-libéral » et pro-européen, très attaché à la régulation de la finance et des marchés.

Son programme ? Ouvertement fédéraliste. Guy Verhofstadt plaide pour un renforcement des pouvoirs du Parlement européen, pour un programme de convergence fiscale et sociale des pays de la zone euro, et pour une régulation forte des activités financières en Europe. Il met en avant la protection des libertés individuelles et veut un dispositif européen de protection des données personnelles sur Internet. Il souhaite également parachever le marché unique dans tous les domaines d’avenir capables de générer des emplois durables tels que les technologies du numérique, les télécommunications et les énergies.

Ses chances de victoire ? A vrai dire, Guy Verhofstadt a peu de chances d’être nommé à la tête de la Commission européenne : les deux grands favoris de la compétition sont le socialiste Martin Schulz et le conservateur Jean-Claude Junker. Il est peu probable que les centristes remportent l’élection : actuellement, au Parlement européen, le groupe ADLE est encore loin derrière le PPE (Parti Populaire Européen) et le PSE (Parti Socialiste Européen). Guy Verhofstadt est le « troisième homme » de l’élection, il incarne un compromis entre la droite et la gauche européennes, mais il pourrait accéder à la présidence de la Commission de Bruxelles si le candidat arrivé en tête ne parvient pas à former une coalition.

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